Des requins dans l’Aisne

EXPOSITION PHOTOS DE SENSIBILISATION POUR LA SAUVEGARDE DES REQUINS À DÉCOUVRIR À LA MAISON DE L’AMITIÉ FRANCE-AMÉRIQUE DU 27 JUIN AU 26 SEPTEMBRE 2020

Communiqué de presse, juillet 2020

Dans le cadre de l’exposition Animale(s)consacrée aux océans, l’association Sauvegarde des Requins vous propose de venir à la rencontre des requins qui se dévoilent tout au long de l’été. REQUIN est une exposition photographique pour s’émerveiller devant cet animal, bien plus ancien que les dinosaures, et comprendre les menaces qui pèsent sur lui.

Les requins sillonnent les océans depuis plus de 400 millions d’années. S’ils ont survécu à 5 extinctions massives, aujourd’hui, 1 espèce sur 3 est menacée d’extinction. La nature n’avait pas prévu un prédateur aussi insatiable que l’Homme, aussi avait-elle pourvu le requin de caractéristiques biologiques spécifiques propres à son statut de super prédateur qui ne lui permettent pas de faire face à la surpêche dont il est victime. Au travers de cette exposition, il est question de découvrir ou redécouvrir les requins, leur diversité, mais aussi pointer du doigt la responsabilité de l’Homme face à cette extinction connue et programmée. Chaque photo présentée reflète une rencontre exceptionnelle appuyée d’un texte explicatif sur l’espèce et les menaces qu’elle encoure.

Tous concernés !

100 millions de requins sont tués en moyenne chaque année. L’Union Européenne fait partie des plus gros pêcheurs avec à sa tête l’Espagne. La France, quant à elle reste une mauvaise élève et les requins et raies, pour la plupart menacés, se retrouvent sur les étals des poissonniers, des rayons Surgelés, des magasins Bio…
Des brochures d’information (série « Requins sur nos étals2 ») sont proposées pour aider le consommateur à faire des choix responsables.

Une exposition pédagogique : découvrir, s’enrichir et s’amuser !

En parcourant cette exposition, le public jeune et moins jeune découvrira la diversité et la complexité des requins. Il apprendra la place primordiale qu’occupe cet animal dans l’équilibre de l’écosystème marin et la santé des océans.
Des brochures pédagogiques sont aussi mises à disposition du public.

A propos de l’association Sauvegarde des Requins : Association reconnue d’intérêt général fondée en 2013 par Sylvie Lemaire. Passionnée des requins, elle n’a eu de cesse, depuis les bancs de l’école il y a 40 ans, de vouloir réhabiliter l’image du requin et de le faire connaître auprès du public. L’association travaille à leur sauvegarde au travers d’actions d’information et de sensibilisation. Elle attire l’attention du grand public et des professionnels sur l’exploitation excessive et destructrice dont font l’objet les requins (requins, raies et chimères). https://sauvegardedesrequins.fr/

Informations pratiques

La MAFA (Maison de l’Amitié France-Amérique) vous accueille
2 place des États-Unis, 02400 Château-Thierry

Le lundi de 13h30 à 17h et du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h

Info : 03 23 83 51 14

Entrée gratuite – Tout public (Adultes et enfants)
Contact Sauvegarde des Requins : contact@sauvegardedesrequins.fr

Contact presse : Sylvie Lemaire – sylvielemaire@sauvegardedesrequins.fr

REQUINS : ÇA COMMENCE A SENTIR LE POISSON POURRI…

Petit rappel des faits tout d’abord.

En février de cette année une entreprise locale de transformation de poisson est accusée par un de ses anciens salariés d’avoir rejeté pendant plusieurs années tous ses déchets de poisson en mer, plus exactement dans la baie de Saint-Paul. Les faits se seraient produits entre 2010 et 2012. Conditionnés dans de gros sacs en polypropylène ou « big bag », immergés à moins de 1 mille de la côte, les déchets se retrouvaient ensuite, avec le courant dominant qui tire vers le sud, transportés rapidement tout au long de la côte ouest.

Tribune libre de Didier Dérand

Île de la Réunion, Saint-Joseph, le 18 juillet 2019

Petit rappel des faits tout d’abord.

En février de cette année une entreprise locale de transformation de poisson est accusée par un de ses anciens salariés d’avoir rejeté pendant plusieurs années tous ses déchets de poisson en mer, plus exactement dans la baie de Saint-Paul. Les faits se seraient produits entre 2010 et 2012. Conditionnés dans de gros sacs en polypropylène ou « big bag », immergés à moins de 1 mille de la côte, les déchets se retrouvaient ensuite, avec le courant dominant qui tire vers le sud, transportés rapidement tout au long de la côte ouest.

Sur la base de 12 à 14 « big bag » de 500kg tous les 10 jours, ce sont ainsi des centaines de tonnes de déchets qui auraient été déversés dans l’ouest de l’île, constituant un pôle d’attractivité sans précédent pour les requins.

Le but pour l’entreprise était clair : se débarrasser de ses déchets à moindre coût. Alors qu’elle donnait aux marins une petite monnaie de 30 euros par tonne de déchets évacuée, l’équarrissage lui serait revenu à 350 euros la tonne……

Déchets de poissons rejetés (ou non) en baie de Saint-Paul : la polémique

Témoignage vidéo du pêcheur

-Courrier des lecteurs : Que s’est-il passé dans la baie de Saint-Paul ?

J’ai eu la curiosité d’aller fouiller un peu les aspects réglementaires de ce dossier. Les résultats sont édifiants.

Pour des motifs de sécurité vis-à-vis du risque requin, le préfet de la Réunion a pris le 18 juillet 2012 un arrêté « interdisant le rejet en mer de produits de la mer à l’intérieur des 2.5 milles nautiques dans les eaux territoriales de la Réunion ».

Sachant cela, il convient déjà de séparer clairement :

– La période d’avant juillet 2012 de la période soumise à cet arrêté,

– Les activités de pêche à l’intérieur des 2.5 milles nautiques de celles qui se déroulent à l’extérieur de cette limite,

– Les déchets de poisson produits en mer (dans le cadre des activités de pêche) de ceux produits à terre (dans les usines de transformation du poisson).

Dans ce dossier interviennent au moins quatre types principaux de réglementations :

– L’arrêté préfectoral n° 1022 du 18 juillet 2012,

– Le règlement (CE) n° 1069/2009 du 21 octobre 2009 « établissant des règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux et produits dérivés non destinés à la consommation humaine »,

– La convention de Londres de 1972 « sur la prévention de la pollution des mers résultant de l’immersion de déchets et d’autres matières », et son protocole de 1996,

– Le code de l’environnement.

Considérons tout d’abord le problème des déchets de poisson produits en mer (provenant de l’exploitation normale des navires, c’est-à-dire des activités de pêche).

Avant le 18 juillet 2012, leur rejet en mer était légal.

Depuis cette date, il ne l’est plus qu’au-delà de la limite des 2.5 milles nautiques, dans la mesure toutefois où les déchets proviennent bien « d’activités de pêche de navires conformes aux règlements (CE) n° 852/2004 et (CE) n° 853/2004 » relatifs à l’hygiène des denrées alimentaires (article 2.h du règlement (CE) n° 1069/2009).

En-deçà de cette limite, ils sont désormais assimilés à des sous-produits animaux au sens de la réglementation communautaire et doivent intégrer le même circuit de traitement que les déchets produits à terre (cf. ci-après).

Passons maintenant à la partie la plus sensible de ce dossier : les déchets de poisson produits à terre (dans les usines de transformation du poisson).

Les prescriptions du règlement (CE) n° 1069/2009 du 21 octobre 2009 s’appliquent exclusivement aux déchets de poisson produits à terre ou dans la zone des 2.5 milles nautiques soumise à l’interdiction définie par l’arrêté préfectoral du 18 juillet 2012.

Il s’agit de matières exclues de la consommation humaine et considérées comme des sousproduits animaux (articles 2.1.a et 3.1. du règlement CE).

Ce sont des matières de catégorie 3 au sens dudit règlement (articles 10.e, i et j). Et en tant que telles, elles doivent être orientées vers les filières d’élimination ou d’utilisation définies à l’article 14, mais en aucun cas être rejetées purement et simplement à la mer.

Ce règlement (article 24.1) impose également aux exploitants de veiller « à ce que les établissements ou usines sous leur contrôle soient agréés par l’autorité compétente lorsque ces établissements et usines effectuent une ou plusieurs des activités suivantes :

h) la manipulation de sous-produits animaux après leur collecte, sous la forme d’opérations telles que le tri, la découpe, la réfrigération, la congélation, (…) ;

i) l’entreposage de sous-produits animaux ; (…) ».

Ce règlement est directement applicable dans tout Etat membre depuis le 4 mars 2011.

Et il est à noter qu’avant lui, c’est le règlement n° 1774/2002 du 3 octobre 2002 qui s’appliquait, et ce dès le 1er mai 2003 (cf. notamment son article 6.2 relatif à l’élimination ou l’utilisation des matières de catégorie 3).

La convention de Londres de 1972 est entrée en vigueur le 30 août 1975. Ratifiée par la France, elle a été remplacée en 1996 par le protocole de Londres, entré en vigueur le 24 mars 2006.

Ce dernier dispose en son article 4.1.1 : « Les Parties contractantes interdisent l’immersion de tous déchets ou autres matières à l’exception de ceux qui sont énumérés à l’Annexe 1 ».

Cette annexe 1 concerne les « Déchets ou autres matières dont l’immersion peut être envisagée » moyennant cependant l’octroi d’un permis prévu à l’article 4.1.2. Elle reprend bien en son point 1.1.3 les « déchets de poisson ou matières résultant d’opérations de traitement industriel du poisson ».

Cependant le protocole de Londres précise en son article 4.2 : « Aucune des dispositions du présent Protocole ne doit être interprétée comme empêchant une Partie contractante d’interdire, en ce qui la concerne, l’immersion de déchets ou autres matières mentionnés à l’Annexe 1 ».

Cette dernière disposition s’est traduite en France par les articles L.218-43 et L.218-44 du code de l’environnement, lesquels disposent :

Article L.218-43 : « L’immersion de déchets ou d’autres matières, telle qu’elle est définie à l’article 1er du protocole du 7 novembre 1996 à la convention de Londres de 1972 sur la prévention de la pollution des mers résultant de l’immersion de déchets, est interdite ».

Article L.218-44 :

« I.- Par dérogation à l’article L.218-43, peut être autorisée :

1° L’immersion des déblais de dragage ;

2° L’immersion des navires, par le représentant de l’Etat en mer, dans le respect des traités et accords internationaux en vigueur.

II.- L’immersion des déblais de dragage est soumise aux dispositions des articles L.214-1 à L.214-4 et L.214-10.

III. « Les permis d’immersion régulièrement délivrés avant la publication de l’ordonnance n° 2005-805 du 18 juillet 2005 sont maintenus jusqu’à leur expiration sans pouvoir excéder une durée de dix ans».

Aucune dérogation à l’article L.218-43 n’est mentionnée pour les déchets de poisson produits à terre. Aucune limite de distance en mer non plus. Par conséquent l’immersion des « déchets de poisson ou matières résultant d’opérations de traitement industriel du poisson », pour les déchets produits à terre, est interdite. Y compris au-delà de la limite des 2.5 milles nautiques.

S’agissant des sacs en polypropylène :

– ils ne sont pas repris à l’annexe 1 du protocole de Londres,

– ils ne bénéficient d’aucune dérogation au titre de l’article L.218-44 du code de l’environnement.

Leur immersion est donc interdite, comme celle de toute matière plastique.

Les dispositions pénales qui s’appliquent, en cas d’infraction aux articles L.218-43 et L.218- 44, sont décrites aux articles L.218-48 à L.218-57. En particulier :

Article L.218-48 : « Est puni de deux ans d’emprisonnement et de 18 000 euros d’amende le fait, pour tout capitaine d’un navire, tout commandant de bord d’un aéronef ou toute personne assumant la conduite des opérations d’immersion sur les plates-formes ou autres ouvrages, de se rendre coupable d’infraction aux dispositions des articles L. 218-43 et L. 218-44. Les personnes physiques coupables des infractions prévues par la présente section encourent également, à titre de peine complémentaire, la peine d’affichage de la décision prononcée ou de diffusion de celle-ci dans les conditions prévues à l’article 131-35 du code pénal. (…) ».

Article L.218-50 : « Sans préjudice des peines prévues à l’article L. 218-48, si l’une des infractions a été commise sur ordre du propriétaire ou de l’exploitant du navire, aéronef, plate-forme ou autre ouvrage, ce propriétaire ou cet exploitant est puni du double des peines prévues audit article. Tout propriétaire ou exploitant d’un navire, aéronef, plate-forme ou autre ouvrage qui n’a pas donné au capitaine, au commandant de bord ou à la personne assumant la conduite des opérations d’immersion sur la plate-forme ou autre ouvrage l’ordre écrit de se conformer aux dispositions de la présente section peut être retenu comme complice des infractions qui y sont prévues. (…) ».

Pour l’immersion des sacs en matière plastique, s’applique en sus l’article L.218-73 du code de l’environnement. Ce dernier prévoit une peine d’amende de 22 500 euros pour « le fait de jeter, déverser ou laisser écouler, directement ou indirectement en mer ou dans la partie des cours d’eau, canaux ou plans d’eau où les eaux sont salées, des substances ou organismes nuisibles pour la conservation ou la reproduction des mammifères marins, poissons, crustacés, coquillages, mollusques ou végétaux, ou de nature à les rendre impropres à la consommation « .

Bizarrement, dans ce dossier, rien ne bouge. Le ministère des outre-mer a été officiellement saisi de cette affaire dès le 3 mai 2019. On a renvoyé la « patate chaude » sur le préfet. Lequel préfet fait visiblement la sourde oreille : un mois s’est passé, sans aucune réponse.

Et dans nos chers quotidiens de la presse écrite locale, c’est le blackout total….

Le 16 mai 2019, j’ai adressé à l’administration locale un certain nombre de questions, dont celle-ci à propos des déchets de poisson produits à terre :  » l’arrêté préfectoral réglementant les rejets de déchets de poisson en mer n’a été promulgué qu’en juillet 2012. Ces rejets dans la zone des 2.5 milles nautiques étaient-ils légaux avant cette date ? ». Réponse de l’administration : « Ces rejets étaient en effet légaux. En l’absence de réglementation à l’époque, les rejets reconnus par certains opérateurs en 2009, 2010 et 2011, période durant laquelle il n’existait plus de filière de traitement des déchets de poisson à la Réunion, étaient légaux. Le TCO s’est chargé de cette tâche jusqu’en 2008. Depuis 2012, il a mis en œuvre sa propre filière. Les rejets en mer, consistant en l’immersion de sacs fermés, auraient eu lieu à plus de 25 milles nautiques (46 kilomètres) de la côte et certainement pas en baie de St-Paul, comme cela a pu être dit, puisque cela aurait supposé un détour ».

Voilà une réponse qui vaut son pesant de cacahuètes…

Puisque les rejets en mer des usines de traitement de poisson situées à terre étaient « légaux », puisqu’il n’y avait « pas de réglementation à l’époque », qu’en est-il de la réglementation communautaire, de la convention de Londres, du code de l’environnement et des interdictions d’immersion en mer des déchets plastiques ?!

L’administration prétend qu’entre 2009 et 2011 « il n’existait plus de filière de traitement des déchets de poisson à la Réunion ».

A la Réunion, le service public d’équarrissage a été confié au Groupement de défense sanitaire (GDS) par l’Etat dès l’année 2000, le traitement se faisant à la « Sica des Sables » usine d’incinération sise dans la zone industrielle d’Etang-Salé. Et ce groupement n’a connu aucune rupture d’activité depuis cette date (confirmation obtenue auprès du directeur de GDS). Qui plus est le président de l’entreprise de transformation de poisson incriminée prétend dans ses déclarations à la presse que selon lui de 2009 à 2011, « une partie des déchets était également traitée par l’équarrissage. Nos instructions étaient claires sur le sujet » (interview donnée à l’agence Imaz Press, 24/02/19, cf. liens précédents).

L’administration parle de 25 milles nautiques. Dans la même interview, le président de l’entreprise évoque le chiffre de 2.5 milles nautiques, la limite fixée par l’arrêté préfectoral, ce qui est quand même 10 fois moins. Nonobstant le témoignage du marin à l’origine des révélations, qui parle lui de moins de 1 mille nautique…. L’administration a la certitude (??) que les déchets n’ont pas pu être rejetés en baie de St-Paul eu égard au « détour » que cela aurait imposé. Là encore cette déclaration questionne.

Pour arriver en baie de Saint-Paul en sortant du Port Ouest, il suffit de virer sur bâbord (à gauche) et de naviguer pendant 2 milles nautiques (soit 3.7 kilomètres). Il n’y a pas de détour à faire, et c’est évidemment beaucoup plus près que les fameux 25 milles nautiques…. Qui plus est il y avait un problème crucial de sécurité pour l’équipage. Je rappelle les propos du marin à ce sujet : « Pourquoi les jeter aussi près de la côte ? Tout simplement à cause de la structure du bateau. On ne peut décharger que d’un seul côté, celui où se trouve le portillon.

Tous les sacs étaient donc entassés sur tribord. Avec 12 à 14 « big bag » sur un seul bord, la gîte du bateau était très importante. Il était donc trop risqué de s’aventurer au large, surtout à la tombée de la nuit (les rejets se faisaient généralement le soir) ».

Enfin, selon le marin impliqué dans cette affaire, les sacs en matière plastique utilisés pour transporter les déchets n’étaient en aucun cas fermés, puisque qu’il n’y avait pas….de fermeture (sacs « big bag » en polypropylène épais très résistant, du même type que ceux utilisés dans le BTP). Et cette source de pollution est loin d’être anecdotique puisque, sur la base de 12 à 14 « big bag » jetés à la mer tous les 10 jours, cela représente des centaines de sacs immergés chaque année.

Des réponses claires à ces questions sont donc indispensables : il y a quand même eu cinq personnes tuées par des requins dans l’ouest entre 2011 et 2013. A quand une totale transparence de l’administration dans ce dossier, notamment sur les modalités de son contrôle ?!

Franchement, vous ne trouvez pas que toute cette histoire commence à sentir le poisson pourri ?

Didier DERAND.

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Liste rouge de l’UICN : la surpêche des requins soulignée dans la dernière mise à jour

Le groupe de spécialistes des requins (GSR) de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publie ce jour ses nouvelles évaluations pour l’inscription sur la Liste rouge de 58 espèces de raies et de requins, dont 17 sont considérées menacées d’extinction. Ces résultats s’inscrivent dans un projet mondial visant à évaluer les tendances des populations grâce à une série d’ateliers d’experts, dont le premier portait sur les espèces australiennes et les espèces océaniques du monde entier.

Les spécialistes appellent à l’adoption de mesures de conservation à l’heure où un nombre croissant d’espèces passent dans la catégorie « en danger ».

Communiqué de Presse de UICN

Londres, le 21 mars 2019 : Le groupe de spécialistes des requins (GSR) de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publie ce jour ses nouvelles évaluations pour l’inscription sur la Liste rouge de 58 espèces de raies et de requins, dont 17 sont considérées menacées d’extinction. Ces résultats s’inscrivent dans un projet mondial visant à évaluer les tendances des populations grâce à une série d’ateliers d’experts, dont le premier portait sur les espèces australiennes et les espèces océaniques du monde entier.
« Nos résultats sont alarmants, mais n’ont rien de surprenant. En effet, nous constatons que les requins qui ont une croissance particulièrement lente, qui sont très recherchés et qui ne bénéficient pas de mesures de protection contre la surpêche sont généralement les plus menacés », déclare Nicholas Dulvy, coprésident du GSR, professeur à l’université Simon Fraser.
« Un des cas les plus préoccupants est celui d’un requin rapide et emblématique, le requin taupe bleu, que nous avons évalué comme étant “en danger”, parce que sa population est gravement épuisée dans le monde entier. Elle a notamment connu un déclin de 60 % dans l’Atlantique en l’espace d’environ 75 ans. »
Son cousin, le petit requin-taupe, intègre également la catégorie « en danger ». Les requins taupes migrent sur de longues distances, ne se reproduisent pas avant la fin de leur deuxième décennie, et sont prisés dans de nombreux pays tant pour leur viande que pour leurs nageoires. Ils ne font pourtant pas l’objet de quotas de pêche internationaux. L’importance de la gestion des pêches est soulignée par les 41 évaluations mises à jour pour la Liste rouge des raies et des requins d’Australie, un pays leader de la conservation des requins.
« Plus de la moitié des espèces australiennes évaluées ont été classées “ de préoccupation mineure” grâce, en grande partie, à l’application de limites de captures », déclare Peter Kyne, chercheur à l’université Charles Darwin et coordinateur de l’autorité pour la Liste rouge, le GSR. « Les neuf requins australiens qui demeurent en grand danger sont pour l’essentiel des espèces d’eau profonde qui ont une croissance exceptionnellement lente et sont par conséquent mal équipées pour résister à une pression halieutique même modeste. Nous évaluons notamment l’aiguillat aux yeux verts, dont la gestation de près de trois ans est la plus longue du règne animal, comme étant “en danger”. »
Les raies et requins océaniques pour lesquels on constate des populations en assez bon état (classées « de préoccupation mineure ») correspondent principalement à des espèces dont la chair n’est pas prisée, comme dans le cas de la pastenague violette, ou qui vivent à de très grandes profondeurs et ne peuvent pas être ciblées par les engins de pêche, comme dans le cas du requin grande-gueule.
« Les menaces qui pèsent sur les raies et les requins ne cessent d’augmenter. Pourtant, les pays du monde entier ne se montrent toujours pas à la hauteur de leurs engagements de conservation, en particulier en ce qui concerne les limites de captures minimales », explique Sonja Fordham, présidente adjointe du GSR travaillant pour Shark Advocates International, un projet de The Ocean Foundation. « Pour inverser cette tendance et faciliter la reconstitution des raies et des requins, le GSR demande l’adoption immédiate de limites de captures nationales et internationales, ainsi que des interdictions totales du débarquement des espèces évaluées comme “en danger” ou “en danger critique d’extinction”. Nous devons agir au plus vite. »

Les espèces classées « vulnérables », « en danger » ou « en danger critique » sur la Liste rouge de l’UICN sont considérées comme menacées d’extinction.

Le requin-taupe bleu (Isurus oxyrinchus) et le petit requin-taupe (Isurus paucus) sont passés de la catégorie « vulnérable » à la catégorie « en danger », ce qui dénote un risque d’extinction plus élevé. L’UICN considère cependant ce changement comme « non véritable » (non-genuine) selon sa propre terminologie, ce qui signifie qu’il se fonde sur de nouvelles informations qui n’étaient pas disponibles lors de la précédente évaluation.

Composé de 174 experts issus de 55 pays, le groupe de spécialistes des requins (GSR) fait partie de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN. Il a pour objectif de contribuer à la conservation, à la gestion et, si nécessaire, à la reconstitution des requins, des raies et des chimères du monde entier, en apportant l’expertise technique et scientifique qui permettra d’agir : http://www.iucnssg.org.
Le projet Tendances mondiales des requins (Global Shark Trends) du GSR doit évaluer le risque d’extinction de tous les requins, raies et chimères d’ici 2020 :www.iucnssg.org/global-sharktrends-project.html. Financé par le Shark Conservation Fund, le projet est dirigé par l’université canadienne Simon Fraser et les universités australiennes Charles Darwin et James Cook, en partenariat avec l’Aquarium de Géorgie.

©Sauvegarde des Requins

Le requin baleine : une espérance de vie jusqu’à 130 ans ?

Une nouvelle étude dévoile que le requin baleine pourrait atteindre l’âge de 130 ans. Ce qui le place tout de même encore loin du requin du  Groenland, avec une longévité estimée jusqu’à 272 ans (pour l’estimation la + basse).

Le requin Baleine est une espèce considérée comme étant En Danger d’extinction par l’UICN. Il est d’ailleurs classé à l’annexe II de la CITES (Convention de Washington) et de la CMS (Convention de Bonn). De ce fait, cette étude s’est voulue non invasive.

 «Ce qui rend cette approche novatrice est que nous avons pris des mesures sous-marines non invasives répétées de requins vivants au cours d’une décennie. Jusqu’à présent, ces recherches sur le vieillissement et la croissance ont nécessité l’obtention de vertèbres de requins-baleines morts dans les pêcheries qui permettait le dénombrement des anneaux de croissance, comme pour les cernes des arbres, afin de déterminer l’âge. C’est un gros problème.» Cameron Perry

Cette nouvelle approche a consisté à étudier les paramètres de croissance des requins-baleines qui fréquentent l’atoll Ari Sud, aux Maldives, en analysant des mesures répétées de requins évoluant librement dans leur milieu naturel sur une période de 10 ans. Les longueurs totales des requins ont été estimées selon trois méthodes de mesure ; les estimations visuelles sous-estimaient la taille des grands requins, tandis que les mesures au laser et au ruban donnaient des résultats semblables.

Les requins-baleines sont bien connus pour former des agrégations dans des endroits spécifiques, l’un de ces sites étant l’atoll d’Ari sud. L’agrégation des Maldives était composée principalement de requins mâles (91%) juvéniles et les nouveaux requins dans la zone étudiée étaient significativement plus petits que les individus qui y revenaient, ce qui suggère que ce site pourrait constituer une pépinière secondaire.  Cette étude a permis de mesurer plusieurs fois les mêmes requins pendant de nombreuses années. Ces individus reviennent au même endroit tous les un à deux ans.

«Mon étude visait à approfondir les connaissances sur la dynamique des populations de requins-baleines de l’atoll d’Ari Sud, y compris l’âge et la croissance, en calculant les paramètres de croissance et les taux de rencontres avec les requins durant une décennie (avril 2006 à mai 2016). Un total de 1545 rencontres avec 125 individus ont été enregistrées durant cette période. » Cameron Perry

Les chercheurs ont constaté que¹:

  • les requins-baleines peuvent vivre jusqu’à 130 ans ;
  • les requins-baleines peuvent atteindre une taille moyenne de 18.8 m (61,7 pieds)
  • Une maturité sexuelle à environ 25 ans
  • Et une longévité d’environ 140 ans !

« La croissance et la reproduction des requins-baleines, menacés dans de nombreux endroits, sont mal comprises. Lorsque vous combinez ce manque de connaissance avec le fait que les produits issus de requins baleine  tels que les nageoires, la chair et l’huile sont très prisés  (ils sont récoltés dans de nombreux pays ), on peut rapidement voir l’urgence d’apprendre autant que possible pour aider à sauver ces créatures majestueuses. « ,  a déclaré Mahmood Shivji, Ph.D., directeur de Nova Southeastern University’s (NSU).

« Plus nous en apprenons sur ces animaux, leur dynamique de croissance, où ils vont, quelles zones peuvent être leurs pépinières, plus nous avons une meilleure compréhension de leur histoire de vie, qui est impérative pour guider les efforts de conservation », Cameron Perry

¹Ces données dépassent les estimations pour les requins-baleines capturés au large de sur la base d’analyses d’anneaux vertébraux biannuels (maturité sexuelle pour un mâle = 17 ans, espérance de vie = 80,4 ans).

Cameron T. Perry et al. Comparing length-measurement methods and estimating growth parameters of free-swimming whale sharks (Rhincodon typus) near the South Ari Atoll, Maldives, Marine and Freshwater Research (2018). DOI: 10.1071/MF17393

Retrouvez l’étude ici

Sauvegarde des Requins 

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Pêche des grands fonds: l’UE continue de veiller sur les requins

Les Etats membres de l’UE ont décidé lundi de proroger pour au moins deux ans l’interdiction de pêche des requins des grands fonds par la flotte européenne, lors d’une réunion des ministres de la Pêche à Bruxelles.

« Nous avons réussi à protéger les espèces vulnérables de requins en interdisant toute pêche de ces espèces » dans les eaux de l’Union et les eaux internationales de l’Atlantique du nord est, s’est félicité le nouveau commissaire à la Pêche, Karmenu Vella, à l’issue de cette réunion.

Pour les autres stocks de poissons dont les ministres devaient examiner les possibilités de capture, les deux prochaines années s’annoncent moins roses.

Globalement, les ministres, à l’exception de l’espagnole et du portugais qui ont voté contre l’accord, se sont entendus pour réduire leur pêche, notamment de grenadier de roche, de sabre noir, et de dorade rose.

Mais ces baisses sont inférieures à celles que souhaitait la Commission européenne dans le cadre de la nouvelle politique commune de pêche, axée sur la lutte contre la surpêche et la sauvegarde des espèces.

La France a ainsi limité la réduction totale des captures de sabre noir à 8% pour 2015 et 2016, contre des baisses de 20% et 14% proposées pour chacune de ces années par la Commission selon les zones de pêche.

Les pêcheurs européens devront aussi réduire leurs prises de dorades roses de 5%, 25% et 52% dans trois zones différentes de l’Atlantique, en 2015 et à nouveau en 2016. L’exécutif européen proposait, lui, des réductions de 20%, 34% et 62%.

Cet accord « est totalement en conformité avec les objectifs de durabilité de la nouvelle PCP », s’est toutefois félicité M. Vella.

Mettant en avant la fragilité des espèces des grands fonds, lentes à croire et à se reproduire, les organisations écologiques, dont la fondation Pew et Greenpeace, avaient demandé des baisses supplémentaires de captures, sauf à mettre en danger la viabilité économique et sociale des flottes concernées.

L’UE est également censée travailler à l’adoption d’un règlement renforçant la protection des espèces des profondeurs, en limitant notamment la pratique du chalutage profond. La procédure, longtemps combattue par la France, marque toujours le pas.

AFP, 10 nov

21 espèces de requins rejoignent les 8 autres espèces déjà inscrites aux annexes de la CMS

21 espèces de requins migratrices rejoignent les 8 autres espèces déjà inscrites aux annexes de la CMS

Les 21 espèces concernées sont : les cinq espèces de poissons-scies, neuf espèces de raies Mobula et de la raie manta du prince Alfred (pour les annexes I et II), le grand requin-marteaux et le requin-marteau halicorne (pour l’annexe II), le requin soyeux, les trois espèces de requins renards : à gros yeux, commun et pélagique (Annexe II).

A ces 21 espèces s’ajoutent les espèces déjà inscrites :

  • Annexe I +II : Grand requin blanc, Requin pèlerin, Raie manta géante
  • Annexe II : Requin-baleine, Requin-taupe bleu, Requin petite-taupe, Requin-taupe commun, Aiguillat commun (populations de l’hémisphère Nord seulement)

La CMS (Convention sur la Conservation des Espèces Migratrices de la Faune Sauvage) ou Convention de Bonn : travaille à la conservation d’une grande variété d’animaux migrateurs aviaires, aquatiques et terrestres menacés d’extinction dans le monde entier en négociant et en mettant en œuvre des accords et des plans d’action par espèce. Avec actuellement 120 pays membres, la CMS est une convention en pleine croissance, chargée tout particulièrement de renforcer les efforts de conservation internationaux en faveur des animaux migrateurs.

Une inscription à l’Annexe I de la CMS oblige les Parties à une protection stricte, telle que l’interdiction des captures.

L’inscription à l’Annexe II engage les pays à coordonner des mesures de conservation transfrontalières dans toute l’aire de répartition de l’espèce.

Pelagic Thresher Shark © Doug Perrinne, SeaPics.com
Pelagic Thresher Shark © Doug Perrinne, SeaPics.com

COMMUNIQUÉ DE PRESSE, 

Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage

Les gouvernements s’engagent à intensifier les actions en faveur des animaux  migrateurs à la Conférence des Nations Unies sur les espèces migratrices

L’ours polaire, la baleine à bec de Cuvier, le requin-marteau et la raie manta du Prince
Alfred comptent parmi les espèces migratrices qui vont bénéficier d’une meilleure protection internationale 

Quito, Équateur, le 9 novembre 2014 – La onzième session de la Conférence des Parties (COP) à la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS) a pris  fin aujourd’hui après six jours d’intenses négociations visant à définir des actions de conservation en  faveur des espèces migratrices du monde entier pour les années à venir.
La Conférence, tenue pour la première fois en Amérique latine, a réuni plus de 900 délégués – un record pour la CMS – représentant les Parties, les non-Parties, les organisations intergouvernementales, les ONG et les médias, avec la participation d’un grand nombre d’éminents experts, afin de guider les efforts mondiaux pour la conservation des oiseaux, des espèces aquatiques et terrestres du monde entier.

« La Conférence de Quito a suscité un niveau d’attention sans précédent pour la Convention », a déclaré Bradnee Chambers, Secrétaire exécutif de la Convention. « Comme jamais auparavant dans l’histoire des 35 ans de la CMS, les animaux migrateurs sont devenus des vedettes mondiales pour un grand nombre de questions urgentes de notre époque. De la pollution de nos océans par le plastique aux effets du changement climatique, du braconnage à la surexploitation, les menaces qui pèsent sur la faune migratrice finiront par affecter chacun d’entre nous » a déclaré M. Chambers.

Trente-et-une propositions d’inscription de nouvelles espèces aux deux annexes de la Convention ont été approuvées afin d’améliorer le statut de conservation de ces espèces menacées. Elles comprenaient l’inscription d’un nombre record de 21 espèces de requins, raies et poissons-scies proposées par le Kenya, l’Égypte, Fidji, le Costa Rica et l’Équateur – amenant la Conférence à être surnommée la « COP des requins » dans certains milieux.

La baleine à bec de Cuvier, proposée par l’Union européenne, a été inscrite à l’Annexe I, et l’ours polaire (Norvège) a été ajouté à l’Annexe II. Pour les espèces d’oiseaux, le Bécasseau semipalmé (Équateur et Paraguay), le Bécasseau de l’Anadyr (Philippines), le Rollier d’Europe (Union européenne) et la Grande Outarde (Mongolie) ont été inscrits à l’Annexe I, tandis que la Paruline du Canada (Équateur) a été inscrite à l’Annexe II. La gazelle à front roux (Niger et Sénégal) va bénéficier d’une protection complète, tandis que la coopération internationale est recommandée pour le kob à oreilles blanches (Éthiopie) à la suite de son inscription à l’Annexe II. L’anguille européenne (Monaco) a été ajoutée à l’Annexe II.

Une rencontre ministérielle de haut niveau a eu lieu le 3 novembre, juste avant la COP, sur le thème « Unir les droits de la nature et l’économie verte dans le contexte du développement durable et de l’éradication de la pauvreté ». Présidé par Lorena Tapia, la Ministre de l’Environnement de l’Équateur, ce groupe réunissait des ministres de l’environnement d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, ainsi que les secrétaires exécutifs des accords environnementaux multilatéraux, les dirigeants de certaines des ONG de conservation les plus importantes au monde, ainsi que des experts clés.

« L’Équateur a proposé l’inscription d’un certain nombre d’espèces d’oiseaux et de requins pour veiller à ce qu’ils bénéficient d’une meilleure protection. En collaboration avec la communauté internationale, nous allons continuer à assurer la sécurité des déplacements pour les voyageurs de la nature », a déclaré Mme Tapia.

« Les décisions prises par les gouvernements lors de la Conférence de la CMS reflètent la prise de conscience croissante d’une responsabilité commune et partagée vis-à-vis de la protection de la faune, et prennent en compte le fait que les menaces qui pèsent sur les espèces sauvage peuvent être traitées plus efficacement à travers la coopération internationale », a déclaré Achim Steiner, Sous-Secrétaire général des Nations unies et Directeur exécutif du PNUE, qui administre la Convention. « Les accords internationaux tels que la CMS travaillent au nom des citoyens et des communautés du monde entier qui souhaitent conserver et protéger notre patrimoine naturel. Ils sont l’expression de notre engagement commun pour que la poursuite du développement humain ne se fasse pas au détriment de la nature », a déclaré M. Steiner.

Tine Sundtoft, Ministre de l’environnement de la Norvège qui a promu le classement de l’ours polaire, a déclaré : « La Norvège est profondément attachée à la conservation des ours polaires et à la poursuite de la coopération avec les États de l’aire de répartition, ainsi qu’avec d’autres pays et parties prenantes, pour parvenir à cette fin ».

L’ours polaire, le plus grand prédateur supérieur sur Terre, est affecté par le changement climatique qui a conduit à la perte de 2 millions de m2 de banquise. Son inscription à l’Annexe II introduit la dimension internationale des menaces actuelles pesant sur les espèces de l’Arctique et découlant du  trafic maritime et de l’exploration pétrolière, ce qui fait de cette espèce une préoccupation pour  toutes les Parties à la CMS.

Trois plans d’action par espèce ont été approuvés et concernent l’argali en Asie centrale, la tortue caouanne du Pacifique et le Faucon sacre. En outre, une initiative régionale couvrant les grands mammifères migrateurs d’Asie centrale, comme le chameau de Bactriane, le léopard des neiges et l’antilope saïga, a été lancée accompagnée de la publication Central Asian Mammals Initiative: Saving the Last Migrations (Initiative pour les mammifères d’Asie centrale: sauvegarder les dernières migration).

Au cours de leurs longs voyages, les oiseaux migrateurs font face à de graves menaces. Alors que l’on  notait par le passé un niveau durable de piégeage au filet, un très grand nombre d’oiseaux ont été victimes du piégeage et d’abattage illégal pour la consommation et le commerce au cours de ces dernières années. Les États ont désormais convenu de prendre des mesures contre la chasse illégale.

L’adoption par les Parties à la CMS de lignes directrices mondiales visant à prévenir le risque  d’empoisonnement  des oiseaux migrateurs est une étape importante pour l’avenir. L’un des éléments clés inscrits dans ces orientations consiste à éliminer progressivement l’utilisation de munitions au plomb dans tous les milieux au cours des trois prochaines années, cela étant pleinement soutenu par les associations de chasse.

La surexploitation et le braconnage restent une menace majeure. L’initiation d’une coopération régionale, afin de mieux protéger les animaux migrateurs à travers les frontières politiques, fait partie du mandat de la Convention. La CMS joue un rôle unique dans la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages dans les domaines de la conservation transfrontalière, la formation du personnel local, l’application des lois et la lutte contre la fraude, ainsi que la création de moyens de subsistance alternatifs. Les niveaux croissants de braconnage d’espèces telles que l’éléphant d’Afrique ont porté cette question sur le devant de la scène.

Pour la première fois, la menace que constituent les technologies liées aux énergies renouvelables pour les chauves-souris, les oiseaux et les cétacés était inscrite à l’ordre du jour. Des lignes directrices  sur la façon dont les éoliennes, les panneaux solaires, les barrages et d’autres types de développement des énergies renouvelables peuvent être déployés de manière respectueuse pour la faune ont également été adoptées par la COP.

Dans le milieu marin, des résolutions ont été adoptées concernant les plastiques et autres débris, la culture des cétacés, la capture de cétacés vivants, et le tourisme d’observation de la faune en bateau.

Les Parties ont adopté le Plan stratégique pour la conservation des espèces migratrices, qui reflète les objectifs d’Aichi de la Convention sur la diversité biologique, afin de répondre aux exigences des Parties pour que les accords relatifs à la biodiversité travaillent davantage encore en étroite collaboration.

L’objectif du Plan est d’aider à intégrer les besoins des espèces migratrices dans les plans d’action nationaux et internationaux. Des détails sur la façon dont la CMS et la société civile devraient mettre en œuvre le Plan stratégique, y compris des indicateurs pour mesurer les progrès accomplis, seront disponibles à la COP12 en 2017.
Dans leurs observations finales, de nombreux délégués ont déclaré que la COP11 a marqué un jalon dans le développement de la Convention, qui est mieux placée que jamais pour remplir son mandat de conservation des espèces migratrices menacées.

Administré par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), la Convention sur la  conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (également dénommée Convention de Bonn, d’après la ville allemande où elle a été signée) a tenu sa 11ème Conférence des Parties (COP) à Quito, Équateur, du 4 au 9 novembre. Négociée en 1979, la CMS travaille pour la conservation d’une grande diversité d’espèces migratrices dans le monde, des oiseaux ainsi que des espèces aquatiques et terrestres. La Convention compte actuellement 120 Parties. La Conférence des Parties (COP) est l’organe de décision principal de la Convention et se réunit tous les trois ans.
L’inscription à l’Annexe I de la CMS entraine l’obligation pour les Parties d’une protection stricte, telle que l’interdiction de tout prélèvement. L’inscription à l’Annexe II engage les pays à coordonner des mesures de conservation transfrontalières dans toute l’aire de répartition de l’espèce

Retirer les requins des assiettes, un des objectifs de la cause animale

Île de la Réunion : Ciguatera2/Valo requin

@Sauvegarde des requins

Communiqué 

Certaines personnes à La Réunion veulent « réguler  » la population supposée de requins par l’incitation à la pêche ;

dans  cette logique ,qui ne repose sur aucun fondement scientifique,  il faudrait trouver des débouchés aux requins ; on a alors pensé à revoir l’arrêté interdisant la commercialisation des requins en raison du risque « ciguatera »

Un risque se définit par la conjonction d’un enjeu, ici le bilan humain après une intoxication d’origine ciguaterique  ,  et d’un alea : la survenue d’une intoxication

L’ enjeu

Un requin  de deux à trois cent kgs peut être consommé par des centaines de personnes et intoxiquer autant de personnes , avec des dizaines de décès possibles ; les animaux sont aussi touchés

Etude institut pasteur Madagascar période 1993/1996 :

Novembre 1993  ( requin bouledogue ) : 188 intoxications ; 60 morts parmi les personnes  hospitalisées  ( bilan global 98 morts selon autres sources tenant compte des décès sans hospitalisation ), 2 carchatoxines découvertes

Octobre 1995 : 65 intoxications  pas de décès ; un chien mort

Novembre 1995 (requin ballestrine , très proche bouledogue ) : 320 intoxications ; 4 morts  ; plusieurs chiens et chats morts, une nouvelle biotoxine découverte

Avril 1996  ( requin marteau ) :59 intoxication 3 morts

Mai 1996 ( requin tigre ) : 500 intoxication pas de décès humain ; un chien mort

 Derniers accidents recensés à Madagascar

Novembre 2013 : 150 intoxications, 15 morts

Février 2014 : 9 intoxications, 1 mort

L’alea

Cet accident est il possible à La Reunion?

La Reunion se trouve en zone d’endémie ciguaterique ( cf arrêté préfectoral)

L »IRD a montré une circulation des requins tigres ( espèce impliquée) entre la Reunion et Madagascar et une probable circulation des requins bouledogues entre ces iles ;(programme Charc)

L’IRD a montré une présence saisonnière plus marquée des requins qui conforterait la probabilité d’une circulation des requins bouledogues entre les iles ; ( programme Charc)

La levée de l’interdiction ouvrirait la porte à la commercialisation de requins pêchés ailleurs qu’à la Reunion (Madagascar; cf arrêté préfectoral)

L’etude ciguatera2 rebaptisée Valo requins

Elle prévoit la mise à mort de 90 requins de plus que les 24 déjà pechés dans le cadre de ciguatera 1

La population des requins tigres et bouledogues n’est pas connue

Il est établi que ces espèces de requins circulent hors de la réunion, et en particulier vers Madagascar

Le taux de circulation n’est pas connu

« La viscosité  » de la population n’est pas connue

Dans ces conditions, le nombre de 24 + 90 requin tué est totalement arbitraire et ne peut être considéré comme représentatif de cette population .

Un risque majeur

Les éléments à disposition permettent de conclure à l’impossibilité de commercialisation des espèces concernées  ; leur consommation pouvant entraîner un accident majeur (centaines ‘intoxications faisant des dizaines de morts pour consommation d’un seul requin );

L’étude ciguatera n’est pas supportée par un protocole sérieux permettant d’apprécier plus justement ce risque

La transformation en aliments pour animaux ne peut être non plus  valablement considérée ( cf ci dessus)

Conclusion

L’étude ciguatera  ne peut repondre à la question du risque que représenterait la consommation de ces requins

Elle conduit à la mort inutile de 114 animaux , auxquelles s’ajoutent les prises accessoires ( espèces non ciblées )

Bonjour

Nous vous adressons une brève note de synthèse qui montre que l’étude Ciguatera2, devenue Valo requins , et d’un montant de 260 000 euros , ne repose sur rien de fiable ;
l’agence de sécurité alimentaire n’en a toujours pas validé le protocole, et pour cause , la commercialisation constituerait une prise de risque énorme que les autorités sanitaires ne peuvent assumer .

Le programme pourtant déjà financé a donc modifié ses objectifs pour viser à une commercialisation animale ;

la pêche a commencé dans la précipitation  , sans l’avis de la commission;
Avec des requins payés au pêcheur 4,  5 euros du Kg et des pécheurs défrayés 50 euros de l’heure s’ils ne pêchent pas de requins (ils sont par contre autorisés à pêcher pendant ce temps  pour leur compte tout en étant défrayés ) les croquettes pour chien risquent d’avoir le prix d’un produit de luxe ….qui représente pour nos amis à 4 pattes un risque mortel puisque les études de l’Institut Pasteur de Madagascar mentionnent la mort de chiens et chats lors des intoxications humaines .
Cette  toxicité pour les animaux est bien connue des polynésiens qui l’utilisent pour tester les poissons sur lesquels ils ont des doutes ;

Nous ajouterons l’effet désastreux en terme d’image pour  la Réunion ,  de ce projet d’utilisation : faire des croquettes pour chiens des requins après avoir été accusé d’utiliser des chiens pour pêcher le requin .

ARRETE N° 06 – 2412 /SG/DRCTCV Enregistré le 30 juin 2006

REGLEMENTANT LA COMMERCIALISATION DE CERTAINES ESPECES DE POISSONS MARINS TROPICAUX

LE PREFET DE LA REGIONET DU DEPARTEMENT DE LA REUNION Chevalier de la Légion d’Honneur

VU les Règlements 178-2002, 852-2004, 853-2004, 854-2004 et 882-2004, fixant notamment les règles sanitaires régissant la production et la mise sur le marché des produits de la pêche ;

VU la directive 97/78/CEE du conseil du 18 décembre 1997 fixant les principes relatifs à l’organisation des contrôles vétérinaires pour les produits en provenance des pays tiers introduits dans la communauté ;

VU le code de la consommation et notamment son Art. L 212.1 ;

VU le code rural, et notamment ses articles R231-12 à 19 ;

VU l’arrêté ministériel du 16 mars 1982 (ministres de la consommation, de l’agriculture, de la mer), définissant les noms français officiels et dénominations admises des poissons marins ;

VU l’arrêté ministériel du 25 juillet 1986 (ministres de l’agriculture, de l’économie et des finances, secrétaire d’Etat à la mer), relatif à la réglementation des conditions d’importation en France des produits de la mer et eau douce destinés à la consommation humaine ;

VU l’arrêté préfectoral N° 2365 du 6 septembre 1999 interdisant la commercialisation de certaines espèces de poissons ;

…/…

VU l’arrêté préfectoral N° 1001 du 16 mai 2000 portant modification de l’arrêté préfectoral N° 2365 du 6 septembre 1999 ;

VU l’avis de la Direction Régionale des Affaires Maritimes en date du 31 mars 2006 ;

VU l’avis de l’Agence pour la Recherche et la Valorisation Marines ( ARVAM) en date du 25 avril 2006 ;

VU l’avis du Comité Régional des Pêches Maritimes et Elevages marins de la Réunion en date du 2 mai 2006 ;

CONSIDERANT la situation de la Région REUNION dans la zone 0céan Indien où sévit le phénomène « ciguatera » de façon endémique ;

CONSIDERANT la nécessité de protéger au mieux la population réunionnaise contre ce risque, au vu de ses habitudes alimentaires et d’une affinité particulière pour ces types de poissons à risque Ciguatérique ;

CONSIDERANT les demandes présentées par des importateurs de pouvoir commercialiser des variétés de poissons issues de zones tropicales listées par les Arrêtés préfectoraux sus- visés hors zones de pêche listées par les Arrêtés préfectoraux sus-visés ( Océan indien), pour lesquels il est impossible d’exclure le risque ciguatéra pour les poissons pêchés en zone tropicales hors océan indien ;

CONSIDERANT qu’il y a lieu d’appliquer une réglementation sanitaire uniforme entre les poissons issus de la pêche locale et les poissons issus de la pêche en pays tiers ;

 Jean Bernard Galvès

Pour le collectif des associations environnementalistes (Requin Intégration, Tendua, Association de Sauvegarde d’Etang Salé les Bains, Sea Shepherd, Longitude 181, Aspas, fondation Brigiitte Bardot , Vague et Sauvegarde des Requins)

 

Les programmes mis en place à La Réunion face à la « crise requin » : décryptage

Requins : captures mondiales 2012

Les données FAO

L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (Food and Agriculture Organization of the United Nations) vient d’éditer ces statistiques pour l’année 2012.

Ces données concernent les captures débarquées déclarées.

FAO : « La FAO essaie autant que possible, avec le plus grand soin, d’assurer la qualité des données présentées dans cet Annuaire, en complétant les données communiquées par les pays par des informations provenant d’autres sources telles que: organes régionaux des pêches, projets de terrain, enquêtes indépendantes, documents rédigés par des spécialistes et sources extérieures au secteur des pêches. Néanmoins, la précision et la fiabilité des agrégats mondiaux des statistiques des pêches dépendent en dernière analyse de la qualité des sources nationales de données, des méthodes de collecte, de la périodicité de leur mise à jour et de leur présentation. La qualité des données halieutiques peut être fort inégale d’un pays à l’autre. Même si la FAO s’engage à améliorer constamment la qualité des données, il ne fait pas de doute que nombre d’autres améliorations peuvent être apportées. Toute contribution des utilisateurs des données à cet égard sera la bienvenue. »

Ces chiffres ne représentent qu’une tendance et un minima  car ces données ne tiennent donc pas compte :

  • de toute capture non déclarée pour différentes raisons : braconnage, omissions ou rejets pour respect des quotas, prises accessoires non ciblées donc rejetées à l’eau…
  • des erreurs d’identification
  • des pays qui n’ont pas les structures/outils/informations nécessaires à une bonne identification ou à des déclarations de captures…

De plus :

  • certaines espèces ne sont identifiées que dans leur famille (spp)
  • certains pays ne déclarent que le total « requins, raies, chimères »

Cependant, les outils, la sensibilisation a permis de rendre ces statistiques de plus en plus fiables et d’aider les organisations, pays à mettre en place des actions pour évaluer au mieux captures, stocks et préservation.

Les tendances

Dans le monde :

En 1950 : 273 965 tonnes déclarées, en 2012 : 765 422 tonnes déclarées.

La tendance est à la baisse depuis 2000, cette année a connu le chiffre en terme de captures le plus important depuis 1950. Depuis 1950, les captures enregistraient une augmentation constante et importante pour ensuite voir une baisse générale s’amorcer à compter de 2001 et enfin ( ?) descendre sous la barre des 800 000 tonnes en 2005.

Pourquoi une telle augmentation ?

Les engins de pèches deviennent de plus en plus efficaces et ne laissent aucune chance aux poissons « de passer entre les mailles du filet ». La pêche industrielle est alors en plein essor et concentre ses efforts sur les nouvelles technologies. De plus, dans les années 90, la population asiatique est de plus en plus nombreuse à pouvoir profiter des produits « requins » (et du coup de la soupe aux ailerons de requins) avec l’émergence de ces pays.

La baisse est-elle un bon signe ?

Des efforts, sous la pression des associations, sont réalisés pour protéger les requins ; la Cites, les quotas, par exemple, doivent permettre de diminuer la capture de certaines espèces de requins les plus menacées. Cependant, les requins sont  aussi victimes des prises accessoires et leur protection ou les quotas à respecter ne les protègent pas.

Les lois pour leur protection sont régulièrement détournées ou simplement non respectées (cf : le détournement du finning)

Les populations de requins ont fortement diminué et face à cette surpêche elles n’ont pas le temps de se reconstituer. Aujourd’hui, les captures concernent de plus en plus les juvéniles.

Aussi, cette diminution est-elle due à une volonté commune ou simplement à une diminution de la population ?

Pourquoi les requins sont-ils plus sensibles à la surpêche que certaines autres espèces de poissons ? La nature n’a pas prévu un prédateur aussi « insatiable » que l’homme, aussi elle a pourvu le requin d’une biologie spécifique propre à son statut de super prédateur : croissance lente, maturité sexuelle tardive (plusieurs années), faible potentiel reproductif et longue gestation (des mois jusqu’à 2 ans).

Données FAO
Données FAO

Données FAO
Données FAO

Données FAO
Données FAO

L’Espagne se hisse désormais au 1er rang mondial en terme de capture, supplantant ainsi  l’Indonésie, historiquement en tête. En effet, l’Espagne augmente ces captures d’environ  7,02% soit 6 910 T de plus, alors que l’Indonésie enregistre (officiellement !) une baisse d’environ 1,15% soit – 1 191 tonnes. Autres pays en augmentation dans ce top 5 mondial par rapport à 2011, l’Inde +6,70%environ,  et les USA +5,09%environ.

Arrive en 6ème position Mexico puis l’Argentine, la Malaisie, l’Iran et le Nigéria.

Les espèces les + ciblées

Données FAO
Données FAO

Le requin peau bleue représente 13% des captures totales dans le monde. Cette espèce a toujours été très prisée par les pêcheries. Elle est considérée comme « quasi menacée » dans le monde. Captures : 114 829 t en 2011  et 92 708 t en 2010.

L’aiguillat commun (nom commercial : saumonette) : espèce classée « en danger » en France et dans les zones suivantes : pacifique NO, atlantique NO, atlantique NE, méditerranée. « Vulnérable » dans le monde. Captures : 14 435 t en 2011 et 12 559 t en 2010

Le requin à queue tachetée : espèce classée « quasi menacée » dans le monde. Captures : 10 128 t  en 2011  et 9 698 t en 2010

Le requin taupe bleue ou mako : espèce classée « vulnérable » dans le monde (pacifique NE : « quasi menacée »). Captures : 12 002 t en 2011  et 10 287 t en 2010. En France, en 2010, ces captures représentaient 16 tonnes, 5 en 2011 et 1 en 2012.

La difficulté est qu’en protégeant une espèce au travers de quotas ou d’interdiction de pêches, d’autres espèces vont devenir la cible de ce commerce. De plus, ces espèces dites protégées sont toujours victimes des prises accidentelles, des filets ou autres dangers créés par l’Homme. Il est aujourd’hui nécessaire d’avoir une vision globale autant pour l’ensemble des espèces de requins que pour les océans eux-mêmes. Pour protéger les requins, il faut protéger les océans et pour protéger les océans, il faut sauver les requins. Se concentrer sur certaines espèces, c’est oublier la place de chacune dans cet écosystème complexe où tout organisme interagit.  Nous devons opter pour une approche systémique pour la préservation de l’écosystème marin, seule approche à mon sens efficace sur du long terme.

La France

Données FAO
Données FAO

Données FAO
Données FAO

La France malgré une baisse se retrouve désormais en 2ème rang en Europe et 11ème position dans le monde, en effet le Portugal enregistre une baisse dans ces captures beaucoup plus importante.

Données FAO
Données FAO

Les français sont surtout friands des « saumonettes » et raies. Aussi, les pêcheries ciblent surtout la petite roussette, les émissoles et les raies.

La petite roussette est classée « préoccupation mineure » en France métropolitaine et dans le monde.

Les émissoles : les données sont insuffisantes pour estimer leur population et évaluer le degré de menace qui pèse sur les Mustelus. Dans le monde, l’émissole tachetée est classé « préoccupation mineure », l’émissole lisse « vulnérable ». Les émissoles sont  devenues les nouvelles cibles suite à la protection de l’aiguillat commun.

Les raies : la raie fleurie et la raie bouclée sont considérées comme « vulnérables » en France métropolitaine et dans le monde comme « préoccupation mineure » pour la première et « quasi menacée » pour la seconde. Quant à la raie douce, les données sont insuffisantes pour la France et l’espèce est considérée comme « préoccupation mineure » dans le monde.

A consulter

Un quart des requins et des raies menacés d’extinction

Les requins et raies de France métropolitaine menacés par une pêche non durable

Les requins de la Méditerranée et de la mer Noire menacés d’extinction

Entre 63 et 273 millions de requins sont tués chaque année

Article de Sauvegarde des requins, mai 2014

Données : FAO et UICN

Miyagi et les ailerons de requin

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Traduction

Spécialités séchées

Un travailleur suspend des ailerons de requin, un ingrédient de luxe dans la cuisine chinoise, séché à Kesennuma, préfecture de Miyagi, une ville connue pour la plus grande capture de requins du Japon. Mardi matin, cinq employés d’une entreprise de transformation alimentaire dans la ville étaient occupés à inspecter les conditions de séchage d’environ 10 000 ailerons de requin suspendus à des barres de fer. Deux installations de séchage d’ailerons de requin dans la ville ont été détruites par le tsunami qui a suivi le tremblement de terre du Grand Est du Japon, mais ils ont été reconstruits en Novembre 2012. Après les ailerons sont séchés au soleil pendant environ deux mois, ils seront embarqués dans la zone métropolitaine de Tokyo et d’autres régions.

Source : the Japan News

Les Nations de l’Amérique latine et des Caraïbes travaillent ensemble pour promouvoir le commerce durable mondial des requins

Communiqué de presse de la CITES du 05 décembre 2013

Traduction

Recife, Pernambuco , Brésil , le 5 Décembre 2013 – Plus de 70 participants représentant 28 pays d’Amérique latine et des Caraïbes se sont réunis à Recife , au Brésil, du 2 au 4 Décembre pour participer à un atelier axé sur la mise en œuvre de nouvelles mesures pour le commerce international de cinq espèces de requins , adopté par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction ( CITES ) .

Plus tôt dans l’année lors d’une réunion à Bangkok, les États membres de la CITES ont décidé de réglementer le commerce des cinq espèces de requins. Le requin océanique, trois espèces de requins-marteaux, et le requin-taupe commun ont été inscrits à l’Annexe II. Cela signifie que tout commerce international d’individus de ces espèces doit être accompagné de documents confirmant qu’ils ont été durablement et légalement pêchés. Les nouvelles inscriptions entreront en vigueur en Septembre 2014.

Pour aider les pays d’Amérique latine et des Caraïbes à mettre en œuvre les nouvelles exigences du commerce international de ces espèces de requins, le gouvernement du Brésil, avec le soutien des États-Unis, le Secrétariat de la CITES, et plusieurs organisations partenaires, a organisé l ‘ »Atelier régional sur les requins inscrite à l’Annexe II de la CITES – Préparation pour la mise en oeuvre « . L’atelier régional a réuni l’équipe de la CITES , des scientifiques et des experts de la pêche du monde entier pour discuter des outils et des stratégies pour aider les pays à mettre en œuvre les nouvelles exigences commerciales internationales pour ces requins.

 » Cet atelier vise à promouvoir l’utilisation et le commerce durable des produits de requins « , a déclaré le Dr Fabio Hazin , professeur à Universidade Federal Rural de Pernambuco , ministère des Pêches et de l’Aquaculture .  » Les pêches de requins sont importantes pour de nombreux pays représentés ici aujourd’hui. Le fait que de nombreux pays d’Amérique latine et des Caraïbes sont présents indique l’engagement de cette région pour le commerce durable des requins. Nous voulons que ces pêcheries soient gérées de manière responsable, les espèces de requins peuvent être conservées et être accessible à tous et aux générations futures  » .

 » La CITES travaille très étroitement avec les pays et les parties prenantes pour aider à s’assurer que les autorités compétentes soient bien préparées à mettre en œuvre les nouvelles mesures» , a déclaré le Secrétaire général de la CITES , John Scanlon E. . «Nous sommes très reconnaissants aux gouvernements du Brésil et des États-Unis pour cette initiative régionale réussie. Cette rencontre a permis l’élaboration d’outils pratiques. Nous allons travailler avec les Parties et les partenaires de la CITES pour reproduire cet exercice dans d’autres régions » .

Les experts ont porté sur un éventail de sujets juridiques, administratifs et scientifiques à l’atelier, en fonction des besoins concrets préalablement identifiés par les pays. Plus précisément , l’atelier a fourni des informations et démonstration de l’utilisation d’outils et de techniques qui vous aideront à l’identification préalable des requins , d’améliorer la collecte de données et la communication des données sur les captures de requins dans la région , et d’améliorer le suivi des spécimens de requins dans le commerce . Les participants ont reçu des exemples concrets de la manière dont la CITES est mise en œuvre pour plusieurs espèces actuellement inscrites et ont démontré comment une chaîne de contrôle peut être mis en place pour surveiller les produits de requins du moment en amont et en aval.

L’atelier a également contribué à accroître la sensibilisation aux mesures internationales de conservation et de gestion des requins. Les participants ont identifié les besoins régionaux et les prochaines étapes pour la mise en œuvre des mesures concernant les requins dans les pays d’Amérique latine et des Caraïbes. Les études scientifiques sur l’état des espèces de requins, la législation nationale , l’harmonisation des codes douaniers pour le commerce des requins et le transfert de technologie pour les tests ADN , ont été parmi les priorités mentionnées . Ces domaines prioritaires sont attendus pour aider à guider les activités futures précédant la date effective Septembre 2014.

Le commerce durable des requins est un défi mondial , qui ne peut être traité que par une forte collaboration internationale . A la fin de l’atelier, grâce aux discussions qui ont eu lieu, les participants ont identifié les possibilités d’échange d’informations, les prochaines étapes associées à la mise en œuvre, les outils et échangé des idées pour aller de l’avant .  » Pour la Colombie, il était très utile d’entendre des exemples d’autres pays sur la façon dont ils gèrent leurs pêcheries de requins et la réglementation du commerce », a déclaré Juan Pablo Caldas du ministère de l’Environnement de la Colombie.  » Certains des outils présentés ici pour l’identification des espèces étaient vraiment utile pour nous et nous prévoyons de les utiliser. « 

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