La douane de Hong Kong saisit des ailerons séchés de requins

Les douanes de Hong Kong ont saisi ce 23 décembre environ 200 kilogrammes d’ailerons séchés de requins et présumés d’espèces en voie de disparition d’une valeur marchande estimée à environ 120 000 $.

Les douanes de Hong Kong ont saisi ce 23 décembre environ 200 kilogrammes d’ailerons séchés de requins et présumés d’espèces en voie de disparition d’une valeur marchande estimée à environ 120 000 $.

les agents des douanes ont sélectionné un conteneur arrivant à Hong Kong en provenance du Sri Lanka pour inspection et ont trouvé le lot d’ailerons de requin séchés déclaré mais soupçonné d’être mélangé avec un autre lot d’ailerons de requin séchés non déclaré à l’intérieur du conteneur.

L’affaire a été transmise au Département de l’agriculture, des pêches et de la conservation pour enquête de suivi.

En vertu de l’ordonnance sur la protection des espèces animales et végétales menacées d’extinction, toute personne reconnue coupable d’importer ou d’exporter une espèce menacée d’extinction sans licence est passible d’une amende maximale de 10 millions de dollars et d’une peine d’emprisonnement de 10 ans.

Les douanes continueront de prendre des mesures coercitives énergiques contre différents types d’activités de contrebande pendant les vacances de Noël et du nouvel an.

Communiqué de presse du Gouvernement de Hong Kong. Traduction Sauvegarde des Requins

Les raies Rhino : le poisson marin le plus menacé au monde

D’après les nouvelles évaluations de la Liste rouge publiées aujourd’hui par le Groupe de spécialistes sur les requins de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), les grandes raies guitare (Giant guitarfishes) et les Rhinidae spp (wedgefishes ) collectivement appelées raies Rhino, sont maintenant les poissons marins les plus menacés dans le monde. Ces espèces de raies sont considérées comme étant en danger critique d’extinction, principalement à cause de la surpêche. Ces dernières étant ciblées pour les ailerons et leur chair.

Communiqué de presse IUCN Shark Specialist Group

Traduction ©Sauvegarde des Requins

Londres, 18 juillet 2019. D’après les nouvelles évaluations de la Liste rouge publiées aujourd’hui par le Groupe de spécialistes sur les requins de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), les grandes raies guitare (Giant guitarfishes) et les Rhinidae spp (wedgefishes ) collectivement appelées raies Rhino, sont maintenant les poissons marins les plus menacés dans le monde. Ces espèces de raies sont considérées comme étant en danger critique d’extinction, principalement à cause de la surpêche. Ces dernières étant ciblées pour les ailerons et leur chair.

« Alors que les Grandes Raies Guitares et les Rhinidés dépassent les poissons scies dans la catégorie des « espèces les plus menacées », nous devons relever le défi de la mise en place de protections généralisées pour ces espèces qui sont jusqu’ici passées inaperçues des gouvernements et des défenseurs de l’environnement. », a déclaré le professeur Nicholas Dulvy, co-président de la SSG (Shark Specialist Group). « Regrouper ces 2 familles en 1 seule « Raies Rhino », était la première étape pour tenter de renforcer leur visibilité et de mieux faire connaître l’urgence de leur situation. »

Leurs nageoires sont prisées pour la soupe d’ailerons de requin. La chair est également appréciée et, dans certains cas, la substance gélatineuse présente dans leurs rostres passe pour un mets délicat. En conséquence, ces raies sont pêchées dans la plupart des eaux côtières chaudes du monde, notamment la mer Rouge, l’archipel indo-malais, le long de la côte indienne et au large de l’Afrique. Comme beaucoup d’autres raies et requins, ils ont un taux de reproduction relativement bas qui les rend particulièrement vulnérables à la surpêche.

« Nous avons évalué presque toutes les raies Rhino comme étant en danger critique d’extinction, sur la base de déclins de plus de 80% au cours des 30 à 45 dernières années », a déclaré le Dr Peter Kyne de l’Université Charles Darwin, coordinateur des autorités de la liste rouge SSG. « Deux espèces aux aires de répartition très restreintes – la Rhynchobatus cooki de l’archipel indo-malais et la Rhynchorhina mauritaniensis de Mauritanie – semblent sur le point de disparaître, tandis que l Glaucostegus cemiculus (Raie-guitare fouisseuse) a maintenant disparu de la majeure partie de la Méditerranée. »

La Méditerranée a la seule interdiction internationale de pêche au monde pour les raies Rhino. Cependant cette interdiction n’est pas encore bien respectée et seuls huit des 88 pays de l’aire de répartition imposent des mesures de conservation spécifiques.

 « La plupart des pêcheries qui ciblent ces raies sont mal surveillées, non réglementées et des pêches de plus en plus intensives», a déclaré Sonja Fordham, vice-présidente du SSG et présidente de Shark Advocates International, «Le développement des contrôles de capture et de commerce nécessaires pour inverser les déclins des Raies Rhino profitera également aux autres espèces marines et aux écosystèmes associés, ainsi qu’aux pêcheurs, à long terme. Pour commencer, nous avons besoin de protections de base immédiates pour les sauver de l’extinction. Le temps presse. »

Les raies Rhino sont proposées pour l’Annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), ce qui obligerait les Parties à réglementer les exportations en se basant sur des déterminations selon lesquelles les produits étaient issus de sources légales et durables. Les décisions concernant ces propositions ont lieu en août.

En savoir plus :

Dix-huitième session de la Conférence des Parties (2019)

CoP18 de la CITES : la France ne doit pas oublier les requins

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Credit: Peter Kyne. Caption: Bottlenose Wedgefish (Rhynchobatus australiae) after processing at Kota Kinabalu fish market, Sabah, Malaysia.

REQUINS : QUE S’EST-IL PASSE DANS LA BAIE DE SAINT-PAUL ?

Saint-Joseph, le 3 mai 2019. L’affaire est évoquée par Imaz Press le 24 février 2019 . Ce jour-là, sur les quais du Port Ouest, un échange houleux oppose des pêcheurs à Philippe Guérin, gérant de l’armement Enez (filiale, comme Réunipêche, du groupe Réunimer). A l’occasion de cet échange filmé par les journalistes, l’un des pêcheurs Yannis Latchimy, ancien salarié d’Enez, lance de graves accusations à l’encontre du représentant d’Enez. Et il les réitère dans une vidéo publiée sur Facebook .

Je reprends ci-dessous les propos tenus par M. Latchimy dans les deux vidéos précédentes et lors d’un entretien que j’ai eu avec lui et avec le président du Comité des Pêches M. Bertrand Baillif le 24 avril 2019 :

« Réunipêche transforme de grosses quantités de poisson frais destiné au marché local et à l’exportation, avec une proportion de déchets de près de 45% à la découpe. Pendant trois ans, de 2010 à 2012, j’ai reçu l’ordre des dirigeants de Réunipêche de rejeter à la mer les déchets de poisson produits par cette société. Les déchets étaient stockés dans des sacs en polypropylène ou « big bag » que les marins chargeaient sur les navires de l’armement, notamment sur le bateau Le Havre. Ce dernier n’avait d’ailleurs plus le droit de naviguer puisqu’il était désarmé. Une fois pleins, les sacs en question pesaient autour de 500 kg l’unité. Des sacs qui étaient ensuite fréquemment retrouvés vides tout au long de la côte ouest. Partant du Port Ouest, les rejets se faisaient généralement à l’entrée nord de la baie de St-Paul, voire directement dans la baie, à moins de 1 mille nautique du rivage. Avec le courant dominant qui tire vers le sud, les déchets sont transportés rapidement tout au long de la côte ouest. Pourquoi les jeter aussi près de la côte ? Tout simplement à cause de la structure du bateau. On ne peut décharger que d’un seul côté, celui où se trouve le portillon. Tous les sacs étaient donc entassés sur tribord. Avec 12 à 14 « big bag » sur un seul bord, la gîte du bateau était très importante. Il était donc trop risqué de s’aventurer au large, surtout à la tombée de la nuit (les rejets se faisaient généralement le soir) ».

« Ce sont ainsi 6 à 7 tonnes de déchets qui ont été balancés dans la baie tous les 10 jours au lieu de les faire traiter par l’usine d’équarrissage de l’Etang-Salé, ce qui serait évidemment revenu beaucoup plus cher. Réunipêche donnait en effet aux marins une prime de 15 euros par « big bag » (soit 30 euros la tonne) alors que l’équarrissage revenait lui à 350 euros la tonne. J’étais chef de groupe, c’est donc moi qui pesais les sacs. Au total, nous avons jeté à minima 150 tonnes de déchets en 2010, 160 tonnes en 2011 (pas de chiffre disponible pour 2012). Tout cela se passait au vu et au su des autorités du Port, qui ont laissé faire. On a ainsi créé sur la côte ouest un « garde-manger » pour les requins. En fait on les a engraissés pendant trois ans et on a changé leur façon de s’alimenter : du fait de l’abondance de nourriture, ils ont moins chassé par eux-mêmes. Et lorsque les rejets se sont arrêtés, ces requins qu’on avait attirés près des côtes se sont alors rabattus alors sur des proies faciles : des surfeurs à Boucan et à Roches Noires (2011, 2012), un chien et une baigneuse dans la baie de St-Paul (2013). En 2014, je suis allé voir la maire de St-Paul à ce sujet, mais elle n’a pas voulu tenir compte de mon témoignage : le dossier était trop « gros » selon elle ».

De son côté, interrogé par Imaz Press, le président de Réunimer Sébastien Camus réfute ces accusations : « il n’y a aucun déchet organique qui a été déversé dans la baie de Saint-Paul ». Il reconnaît cependant que de 2009 à 2011, « toutes les usines de transformation de poissons ont systématiquement rejeté à la mer les déchets issus de la découpe du poisson ». Mais selon lui, ces rejets se sont faits « au-delà des 2,5 milles nautiques » (environ 4,6 km). Il affirme par ailleurs que les rejets se sont arrêtés à partir de 2011, avec l’achat d’un broyeur qui a permis de broyer les déchets et de les exporter congelés en métropole ou à Maurice pour la fabrication de farine animale.

Sur ce point M. Latchimy précise : « c’était un broyeur d’occasion. Il a fallu faire de grosses réparations au départ et il est ensuite régulièrement tombé en panne. Et puis les déchets n’étaient pas toujours dans un état de conservation suffisant pour être exportés. C’est pour cette raison que les rejets ont continué en 2012. Qui plus est, quand le broyeur a été installé,  il y avait déjà eu 4 ou 5 attaques de requins « .

M.Camus affirme par ailleurs : « une partie des déchets était également traitée par l’équarrissage. Nos instructions étaient claires sur le sujet ».

Mais le président du Comité des Pêches, M. Bertrand Baillif, déclare lui : « Il est fort peu probable qu’ils aient utilisé les services de l’équarrissage. Ce dernier était en effet très coûteux et les aides européennes PCS (plan de compensation du surcoût) n’ont été débloquées qu’à partir de 2014 ».

Quant à dire, comme le fait M. Camus : « tout le monde peut voir la baie de Saint Paul depuis la plage. Si nous avions rejeté ces déchets, tout ce serait vu » : à partir du moment où les rejets se faisaient le soir, en face d’une zone inhabitée (la ZA de Cambaie ou la Plaine Chabrier par exemple) et du côté opposé à la côte, c’est un « argument » qui ne tient pas….

Ce qui me semble pour le moins étrange dans cette affaire, c’est :

  1. De voir que depuis deux mois qu’elle a été évoquée par Imaz Press, aucun autre média ne s’en est saisi et surtout, blackout total des politiques et des autorités compétentes : pas d’information, pas d’enquête, rien ! Un silence assourdissant…..
  2. De constater à quel point le représentant d’Enez est mal à l’aise. Tout au long de l’interview, qui dure près de 20 minutes, M. Guérin visiblement très gêné ne dit quasiment rien. Et il refuse finalement de répondre aux questions de la journaliste. Il est à noter par ailleurs que l’arrêté préfectoral interdisant le rejet en mer des produits de la mer à l’intérieur des 2,5 milles nautiques n’a été promulgué qu’en juillet 2012. Coïncidence : M. Camus affirme que les rejets de Réunipêche se sont toujours faits au-delà de ces 2,5 milles nautiques, sans toutefois apporter de précisions sur la distance réelle. Doit-on y croire ?
  3. Que malgré les graves accusations proférées par M. Latchimy, ce dernier n’est pour ainsi dire jamais contredit tout au long de l’interview. Et qu’aucune procédure n’a été entamée à son encontre par les dirigeants de Réunimer. Curieux….
  4. De voir dans une 3ème vidéo publiée par Imaz Press, l’égérie de l’association Océan Prévention Réunion, Jean-François Nativel, prendre carrément la défense de la pêche semi-industrielle : « ça fait partie d’un vieux serpent de mer qui vise à expliquer les attaques de requins à l’Ile de la Réunion ». Il minimise le problème, et l’associe avec celui de l’ex-ferme aquacole de St-Paul, dont le rôle en termes d’attractivité vis-à-vis des requins est sans commune mesure. Il est vrai que M. Nativel a fait son fonds de commerce du démantèlement de la réserve marine, accusée par lui d’être un réservoir à requins et un « garde-manger » pour les squales. Une théorie fumeuse qui ne repose sur aucun élément scientifique tangible, et que contredit d’ailleurs formellement M. Latchimy.

Au final, si les accusations de M. Latchimy s’avèrent exactes, des centaines de tonnes de déchets de poisson auront été balancées dans la baie de St-Paul entre 2010 et 2012, et véhiculées le long des côtes par les courants. On a ainsi créé un pôle d’attractivité sans précédent pour des requins comme le tigre et le bouledogue, à proximité immédiate des plages et des spots de surf de la côte ouest.

Les requins sont dans leur milieu naturel. Ils ne sont pas responsables de cette situation. Comme ils ne sont pas responsables de la surpêche, qui vide les océans et leur enlève la plus grande partie de leur nourriture : le poisson. Pourtant l’Etat français n’a trouvé qu’une solution au problème : éliminer systématiquement tous les requins tigres et bouledogues qui s’approchent de nos côtes. Et cela fait des années que ça dure.

Didier DERAND.

Un grand merci à Didier pour ce rappel. N’oublions pas les requins qui osent pointer le bout de l’aileron dans cet océan (ouvert!) qui entoure cette île. 

Liste rouge de l’UICN : la surpêche des requins soulignée dans la dernière mise à jour

Le groupe de spécialistes des requins (GSR) de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publie ce jour ses nouvelles évaluations pour l’inscription sur la Liste rouge de 58 espèces de raies et de requins, dont 17 sont considérées menacées d’extinction. Ces résultats s’inscrivent dans un projet mondial visant à évaluer les tendances des populations grâce à une série d’ateliers d’experts, dont le premier portait sur les espèces australiennes et les espèces océaniques du monde entier.

Les spécialistes appellent à l’adoption de mesures de conservation à l’heure où un nombre croissant d’espèces passent dans la catégorie « en danger ».

Communiqué de Presse de UICN

Londres, le 21 mars 2019 : Le groupe de spécialistes des requins (GSR) de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publie ce jour ses nouvelles évaluations pour l’inscription sur la Liste rouge de 58 espèces de raies et de requins, dont 17 sont considérées menacées d’extinction. Ces résultats s’inscrivent dans un projet mondial visant à évaluer les tendances des populations grâce à une série d’ateliers d’experts, dont le premier portait sur les espèces australiennes et les espèces océaniques du monde entier.
« Nos résultats sont alarmants, mais n’ont rien de surprenant. En effet, nous constatons que les requins qui ont une croissance particulièrement lente, qui sont très recherchés et qui ne bénéficient pas de mesures de protection contre la surpêche sont généralement les plus menacés », déclare Nicholas Dulvy, coprésident du GSR, professeur à l’université Simon Fraser.
« Un des cas les plus préoccupants est celui d’un requin rapide et emblématique, le requin taupe bleu, que nous avons évalué comme étant “en danger”, parce que sa population est gravement épuisée dans le monde entier. Elle a notamment connu un déclin de 60 % dans l’Atlantique en l’espace d’environ 75 ans. »
Son cousin, le petit requin-taupe, intègre également la catégorie « en danger ». Les requins taupes migrent sur de longues distances, ne se reproduisent pas avant la fin de leur deuxième décennie, et sont prisés dans de nombreux pays tant pour leur viande que pour leurs nageoires. Ils ne font pourtant pas l’objet de quotas de pêche internationaux. L’importance de la gestion des pêches est soulignée par les 41 évaluations mises à jour pour la Liste rouge des raies et des requins d’Australie, un pays leader de la conservation des requins.
« Plus de la moitié des espèces australiennes évaluées ont été classées “ de préoccupation mineure” grâce, en grande partie, à l’application de limites de captures », déclare Peter Kyne, chercheur à l’université Charles Darwin et coordinateur de l’autorité pour la Liste rouge, le GSR. « Les neuf requins australiens qui demeurent en grand danger sont pour l’essentiel des espèces d’eau profonde qui ont une croissance exceptionnellement lente et sont par conséquent mal équipées pour résister à une pression halieutique même modeste. Nous évaluons notamment l’aiguillat aux yeux verts, dont la gestation de près de trois ans est la plus longue du règne animal, comme étant “en danger”. »
Les raies et requins océaniques pour lesquels on constate des populations en assez bon état (classées « de préoccupation mineure ») correspondent principalement à des espèces dont la chair n’est pas prisée, comme dans le cas de la pastenague violette, ou qui vivent à de très grandes profondeurs et ne peuvent pas être ciblées par les engins de pêche, comme dans le cas du requin grande-gueule.
« Les menaces qui pèsent sur les raies et les requins ne cessent d’augmenter. Pourtant, les pays du monde entier ne se montrent toujours pas à la hauteur de leurs engagements de conservation, en particulier en ce qui concerne les limites de captures minimales », explique Sonja Fordham, présidente adjointe du GSR travaillant pour Shark Advocates International, un projet de The Ocean Foundation. « Pour inverser cette tendance et faciliter la reconstitution des raies et des requins, le GSR demande l’adoption immédiate de limites de captures nationales et internationales, ainsi que des interdictions totales du débarquement des espèces évaluées comme “en danger” ou “en danger critique d’extinction”. Nous devons agir au plus vite. »

Les espèces classées « vulnérables », « en danger » ou « en danger critique » sur la Liste rouge de l’UICN sont considérées comme menacées d’extinction.

Le requin-taupe bleu (Isurus oxyrinchus) et le petit requin-taupe (Isurus paucus) sont passés de la catégorie « vulnérable » à la catégorie « en danger », ce qui dénote un risque d’extinction plus élevé. L’UICN considère cependant ce changement comme « non véritable » (non-genuine) selon sa propre terminologie, ce qui signifie qu’il se fonde sur de nouvelles informations qui n’étaient pas disponibles lors de la précédente évaluation.

Composé de 174 experts issus de 55 pays, le groupe de spécialistes des requins (GSR) fait partie de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN. Il a pour objectif de contribuer à la conservation, à la gestion et, si nécessaire, à la reconstitution des requins, des raies et des chimères du monde entier, en apportant l’expertise technique et scientifique qui permettra d’agir : http://www.iucnssg.org.
Le projet Tendances mondiales des requins (Global Shark Trends) du GSR doit évaluer le risque d’extinction de tous les requins, raies et chimères d’ici 2020 :www.iucnssg.org/global-sharktrends-project.html. Financé par le Shark Conservation Fund, le projet est dirigé par l’université canadienne Simon Fraser et les universités australiennes Charles Darwin et James Cook, en partenariat avec l’Aquarium de Géorgie.

©Sauvegarde des Requins

Liberia : Requins et raies protégés pour l’écosystème

AFP, le 15 décembre 2018.

Le Liberia veut prendre soin de son écosystème marin en mettant en place un programme qui protège les requins et les raies.

Le Liberia a mis en place un programme de protection des requins et des raies, deux espèces en danger qui jouent un rôle essentiel dans l’équilibre de l’écosystème marin et dont la disparition porterait un rude coup à l’importante communauté de pêcheurs de ce petit pays d’Afrique de l’Ouest.

Il est sept heures du matin à West Point, bidonville de la capitale libérienne Monrovia, lorsque Kojo Amuaysee sort deux requins de sa pirogue à moteur, tout juste rentrée au port, et les déposent sur le quai, dont les maisons sont décorées à l’effigie de clubs de football.

«Avant, on prenait beaucoup de poissons, mais maintenant, ce n’est plus le cas. Quant aux requins et aux raies, ils sont partis vers les eaux profondes», explique à un correspondant de l’AFP ce pêcheur de 42 ans, tout en proposant sa cargaison de poissons aux marchands, venus dès l’aube attendre le retour des pirogues.

Les requins et les raies jouent un rôle fondamental dans l’équilibre de l’écosystème marin, a récemment souligné la section libérienne de l’ONG Environmental Justice Foundation (EJF).

Leur disparition des eaux de l’Atlantique, qui borde le Liberia, aurait des conséquences catastrophiques pour les récifs coralliens et les herbiers marins, qui constituent des habitats essentiels au développement des poissons, a expliqué l’association dans un communiqué.

L’ONG a donc applaudi l’annonce en novembre par le gouvernement du président George Weah du lancement d’un «plan d’action de trois ans» pour protéger ces deux espèces et, par ricochet, les poissons, alors que quelque 33’000 personnes vivent de l’industrie de la pêche et que 65% des protéines animales consommées par les quelque cinq millions d’habitants de ce pays voisin de la Guinée, de la Sierra Leone et de la Côte d’Ivoire proviennent de la mer.

En pointe

Le plan d’action, dévoilé par l’Autorité nationale de la pêche et de l’aquaculture (NaFAA), prévoit notamment la collecte de données sur les populations de requins et de raies, ainsi sur la pêche, légale ou illégale, afin d’assurer un meilleur suivi des populations, pratiquement inexistant jusqu’ici.

«Non seulement, cela fera du Liberia un pays en pointe dans la protection des océans en Afrique de l’Ouest, mais cela contribuera à sauvegarder la sécurité alimentaire et le niveau de vie de dizaines de milliers de Libériens», estime l’EJF, qui a collaboré avec les autorités pour la conception du plan d’action.

Reste à convaincre les pêcheurs eux-mêmes.

«Je ne pense pas que ça soit le fait de tuer les requins», estime Kojo Amuaysee quand on l’interroge sur la diminution des prises en mer, en rejetant la faute sur «l’augmentation rapide du nombre de pêcheurs».

George Toe, 45 ans, pêcheur lui aussi, accuse les «navires venant de Guinée et de Côte d’Ivoire pour jeter leurs filets illégalement dans les eaux libériennes». «Ils rejettent à l’eau les poissons dont ils n’ont pas besoin, ce qui pourrit notre eau et chasse les poissons», assure-t-il.

«Il faut naviguer 45 miles (83 km) pour trouver des requins, mais il n’y en a plus comme avant. Dans le temps, on en tuait 200 ou 300 et on les ramenait», détaille le marin-pêcheur.

«Les requins se font rares. Si cela continue, cela va affecter la vie des populations et nous sommes bien obligés de les sensibiliser à ce danger», souligne Augustine Fayiah, chef de projet de l’EJF au Libéria.

Liste rouge

Requins et raies sont particulièrement vulnérables: parce qu’elles ont une croissance lente, atteignent leur maturité sexuelle tardivement et ont un taux peu élevé de reproduction, selon la fondation. Selon cette dernière, un quart des espèces de raies et de requins sont menacées de disparition à travers le monde en raison de la surpêche.

«Nous avons recensé 19 sortes de requins et raies au Liberia et toutes sont sur la liste rouge des espèces en danger de l’Union internationale pour la conservation de la nature, dont le grand requin-marteau et le diable de mer», une raie dont les plus gros spécimens peuvent dépasser cinq mètres d’envergure, observe-t-il.

«Le suivi précis des populations et une gestion durable de ces espèces sont essentiels pour mettre en place des solutions à long terme, tant pour la communauté des pêcheurs du Liberia que pour l’écosystème dont ils dépendent», a souligné la directrice de l’Autorité nationale de la pêche et de l’aquaculture, Emma Glassco.

(afp/nxp)

Huit espèces de requins vont bénéficier d’une meilleure protection à l’échelle mondiale

Communiqué de presse.

Monaco, 14 décembre 2018– Après cinq jours de discussions intensives, la 3ème session de la Réunion des Signataires du Mémorandum d’Entente sur la Conservation des Requins Migrateurs s’est achevée aujourd’hui avec succès.

Parmi les principales décisions prises, il a été convenu d’inclure huit autres espèces dans l’Annexe de l’instrument, ce qui signifie qu’elles devraient bénéficier d’une coopération internationale accrue pour améliorer leur conservation.

Les scientifiques estiment qu’un quart des espèces de requins et de raies dans le monde sont menacées d’extinction.

Les huit espèces  concernées sont :

– Le requin sombre

– La guitare de mer commune

– Le requin Marteau commun

– Le requin océanique

– Des espèces de Rhynchobatus.

– L’ange de mer

L’ange de mer, proposé par l’hôte de la réunion, la Principauté de Monaco, est inscrit sur la Liste rouge de l’UICN en danger critique d’extinction. Bien que l’espèce ait été très répandue au XIXe siècle et au début du XXe siècle, la population mondiale a été appauvrie par les pêches ciblées et, plus récemment, par les prises accidentelles. Le dernier bastion de l’espèce se trouve autour des îles Canaries, mais il n’est encore que très rarement recensé dans une grande partie de son ancienne aire côtière.

Il n’a pas été possible de parvenir à un accord sur l’inscription du requin bleu proposé par le Samoa et le Sri Lanka et les signataires ont demandé que la proposition soit à nouveau soumise à la prochaine réunion dans trois ans, lorsque d’autres évaluations des populations de cette espèce dans les océans Atlantique, Pacifique et Indien auront été entreprises.

Le nombre de requins a chuté de façon spectaculaire ces dernières années, principalement en raison de la surpêche et des prises accidentelles, tandis que l’épuisement des proies affecte également leur état de conservation, de nombreuses espèces étant désormais classées comme en danger critique d’extinction, en danger ou vulnérables dans la Liste rouge de l’UICN.

Des représentants de 34 gouvernements et de l’Union européenne ont assisté à la réunion, ainsi que plusieurs ONG de premier plan s’occupant de conservation marine et d’organisations internationales, dont l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces en danger.

Defenders of Wildlife, une organisation ayant 20 ans d’expérience dans le domaine des requins, a été acceptée comme le douzième « partenaire coopérant » du Mémorandum.

La réunion s’est tenue au Musée océanographique à l’invitation du Gouvernement de la Principauté de Monaco.

CMS : Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage

Île de la Réunion : Pêche post attaque …sans attaque

Communiqué de presse, le 18 février 2018

La préfecture vient de déclencher une pêche post attaque grassement payée par la contribuable alors que le requin concerné est mort et qu’il n’y a pas eu d’attaque.

Ce jeune homme a tiré un poisson qu’il était en train de fixer à son accroche poisson. Lorsque le requin attiré par le poisson  s’est approché. le chasseur a eu le temps de prendre son puissant fusil peu maniable de 1M30 et de l’intercaler.

Le requin ne trouvant pas le poisson a alors fait demi tour et le chasseur l’a tiré sur le côté de la tête, en arrière de l’oeil, alors que, selon ses propres dires, le requin s’enfuyait. L’emplacement du tir montre bien que le requin n’attaquait pas .

La flèche aurait pénétré de 30 à 50 cms. Une flèche tirée à cet endroit est mortelle.

Le tir  aurait pu provoquer une réaction violente de défense du requin si il n’avait pas été si bien ajusté. IL aurait été plus judicieux pour le chasseur de remonter sur le Kayak. On ne peut cependant blâmer un jeune homme inexpérimenté d’avoir cru défendre sa vie et d’avoir paniqué .

Cet incident met en évidence le risque énorme de pratiquer la chasse sous marine à proximité des baigneurs et surfers comme veulent le faire certains élus.

L’incident ne peut en aucun cas être qualifié d’attaque. Il s’agit tout au plus d’une interaction provoquée.

Lancer à grand frais une pêche post attaque, sans qu’il n’y ait eu d’attaque  pour pêcher un requin déjà mort laisse planer quelques doutes sur l’utilisation judicieuse des fonds attribués à la réduction du risque requins dont le montant vient de doubler.

Jean Bernard Galves, porte parole du collectif des associations Sea Shepherd, Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181,Sauvegarde des requins, One Voice, Tendua, Vagues, Requin Intégration

464 kg d’ailerons de requins marteaux saisis par les douanes.

Communiqué de presse, 29 décembre 2017

Les douanes de Hong Kong ont saisi aujourd’hui (29 décembre) environ 464 kilogrammes d’ailerons de requins séchés. Suspectés d’être des ailerons de requins Marteaux, la valeur marchande est estimée à environ 370 000 dollars.

   Les agents des douanes ont inspecté un conteneur arrivant à Hong Kong du Pérou. Lors de l’inspection, les agents des douanes ont trouvé les ailerons de requins séchés. L’affaire a été transmise au Département de l’agriculture, de la pêche et de la conservation pour enquête de suivi. En vertu de l’Ordonnance sur la protection des espèces animales et végétales en danger, toute personne reconnue coupable d’importation ou d’exportation d’une espèce menacée sans permis est passible d’une amende maximale de 5 millions de dollars et d’une peine d’emprisonnement de deux ans.

Traduction Sauvegarde des Requins

Source : The Government of the Hong Kong Special Administrative Region

Saisie des douanes

Île de la Réunion : Il y a remplacement et déplacement des requins, pas prolifération

Communiqué de presse

La Réunion, le 03/05/2017

C’est avec une infinie tristesse que nous saluons la mémoire d’Adrien et présentons à sa famille et amis nos plus sincères condoléances .Nous savons qu’Adrien était quelqu’un de bien et qu’il manquera à tous ceux qui l’ont connu.

Nous ne jugeons pas ceux, qui, au nom de leur passion, veulent transgresser les règles; Nous leur disons: soyez prudents, aucune passion ne mérite que l’on meure pour quelques instants intenses et vous en aurez tellement d’autres à vivre. Pensez à ceux qui vous aiment.

Personne n’a à l’heure actuelle de solution efficace à cette crise bouledogue et ceux qui le prétendent vous ont menti, pour le motif le plus sordide: l’argent .

Le Natal Shark Board , l’étude IFREMER de 1997, les spécialistes des requins  et même le Conseil d’Etat disent  « il ne peut y avoir régulation que si les requins sont sédentaires et non remplacés ».
Dans un milieu ouvert sur le large, comme la Réunion, les requins tués sont rapidement remplacés par d’autres requins de passage. Il n’y a non pas prolifération mais remplacement au fur et à mesure de leur pêche.
Les derniers accidents, après des années d’une pêche intensive ont démontrés de manière atroce,ce que l’on savait dés le commencement : une pêche de régulation ne sert à rien en milieu ouvert.
La génétique, les observations et les balises utilisées nous ont confirmé la circulation des requins entre la Réunion, l’Afrique, Madagascar. Le Natal Shark Board lui même le dit: lorsque les requins circulent, seul un système d’enclos pourrait être efficace..Encore faut il qu’il soit fiable.
Lors du dernier C4R, Monsieur le Préfet a été dans l’incapacité d’expliquer comment la régulation pouvait être possible et efficace dans les conditions de la Réunion, mais fait jeter des millions d’euros d’argent public à la mer.
On se contente de l’incantation « la pêche, la pêche » qui doit tout régler ; Dans le raisonnement magique,on pourrait tout aussi bien égorger un coq noir.

A la Réunion, prés de 300 requins tigres et bouledogues ont été massacrés sur quelques kilomètres et on a toujours plus d’accidents.
D’autres requins ont remplacé au fur et à mesure les requins tués.

Les auteurs de Cap requins n’ont pas cherché une solution. ils ont juste amorcé une pompe à fric qui ne s’arrêtera que quand il n’y aura plus de requins dans l’Océan Indien. Qu’ils nous expliquent pourquoi, dans le même temps l’Afrique du Sud en a tué 8 fois moins, sur 10 fois plus de longueur de côte? De plus les quelques requins ont été tués accidentellement car l’Afrique du Sud relâche systématiquement tous les requins pris vivants depuis 1989. Pourquoi massacrons-nous des requins à La Réunion alors que les Sud africains seraient en sécurité en les relâchant?

Nous avons « un problème » de bouledogues. Un seul accident en 20 ans a impliqué un tigre attiré par des appâts et déchets. Pourquoi pas moins de 6 requins tigres, faciles à pêcher et grands voyageurs ,ont-ils été massacrés 4 jours avant l’accident et des centaines de kilos d’appâts balancés à la mer.

Y aurait il une relation de cause à effet?
Personne à Cap requins ne se demande si tuer les tigres et balancer autant d’appâts ne détruirait pas un équilibre et faciliterait la prééminence des bouledogues. En plus de cette « régulation » inefficace mais très coûteuse,financièrement et écologiquement, on prétend ajouter une deuxième ligne d’appâts prés des baigneurs et surfers, histoire d’en rapprocher davantage les requins. La pêche post attaque de Saint André a pourtant clairement montré qu’un requin attiré par les appâts est resté en surface sans pouvoir être pêché

En toute honnêteté, le nouveau CRPEM, dont la responsabilité pourrait être soulevée en cas d’accident, ne prétend absolument pas avoir la capacité pêcher tous les requins attirés prés des côtes par les appâts et prises diverses.

On « régule » donc des requins qu’on ne peut pas réguler car ils sont remplacés , on en attire d’autres prés des plages alors qu’on n’est pas certains de les pêcher et on déséquilibre encore plus l’écosystème en massacrant les tigres alors qu’on a un problème bouledogue ; Voilà la logique de Cap requins

Aucun des concepteurs de Cap Requins n’avait de compétences en matière de requins; Tous se sont improvisés spécialistes d’un animal qu’il n’avait parfois jamais vu quand l’affaire est devenue juteuse. Cette régulation par la pêche pêche est totalement fantaisiste .C’est la délégation anormale d’une mesure de sécurité par l’Etat.

Avec les deux derniers accidents , On en voit le sinistre bilan: la zone où on a le plus massacré de requin au monde ces dernières années sous prétexte de sécurisation est celle où les accidents augmentent !!!

 Va t’on longtemps payer pour ces inepties dont la Réunionnais ne veulent pas et qui déshonorent leur Île ?

C’est le rejet d’eau usées, le basculement des eaux, le ruissellement lié à l’urbanisation, le rejet des déchets qui ont transformé la sèche côte ouest en milieu aussi favorable aux bouledogues que l’était la côte est .

Il est plus facile d’accuser la réserve et de dérégler encore plus l’écosystème que de traiter les vrais problèmes.

Jean Bernard Galvès , porte parole du collectif des associations  : Aspas,Fondation Brigitte Bardot,Longitude181,One voice,Requin Intégration,Sauvegarde des requins, Sea Shepherd ,Tendua,Vagues,

Plus de la moitié des espèces de requins, de raies et de chimères de la Méditerranée risquent l’extinction

UICN, Union internationale pour la conservation de la nature- Les résultats de l’évaluation régionale de la mer Méditerranée en 2016, qui inclut 73 espèces de requins, raies et chimères, a lancé un appel urgent pour la conservation de leurs populations et de leurs habitats.

Malgré les mesures adoptées au niveau régional pour réduire la surexploitation des requins au cours des 10 dernières années, la dernière évaluation de la Liste Rouge des requins, raies et chimères de la Mer Méditerranée a révélé qu’au moins 53% d’entre elles sont en danger d’extinction et requièrent des actions concrètes et urgentes afin de conserver l’intégrité de leurs populations et de leurs habitats.

Cette évaluation régionale de 2016 est une mise à jour de la dernière évaluation réalisée par l’UICN il y a une dizaine d’années. Elle inclut 73 espèces de requins, de raies et de chimères et a révélé que la moitié des raies (50%, 16 sur 32 espèces), ainsi que 56% des requins (23 sur 41), sont exposés à un risque élevé d’extinction, tandis que la seule espèce de chimère (Chimaera monstrosa) est considérée comme de Préoccupation mineure dans la région.

En outre, au cours de la dernière moitié du siècle, 13 espèces sont devenues localement éteintes à divers endroits en Méditerranée. Géographiquement, les extinctions locales ont été les plus répandues dans les eaux méditerranéennes du nord-ouest, en Espagne, France et Italie, ainsi que dans les eaux des pays riverains de la mer Adriatique et des pays de l’Afrique du Nord-Ouest. Cette réduction alarmante du nombre d’espèces est liée à une activité de pêche plus intensive et plus particulièrement aux prises accessoires.

“Les gouvernements doivent appuyer le suivi des captures et la collecte des données, réglementer les engins et établir des quotas de pêche et des aires protégées au niveau national. Aussi, les consommateurs doivent être conscients de l’impact sur la faune lié à l’achat de ces produits” dixit Dr. Nick Dulvy, Coprésident du Groupe de Spécialistes des Requins de l’UICN et chercheur à l’université Simon Fraser, Vancouver.

Les anges de mer font partie d’une des familles les plus menacées des chondrichtyens (Squatinidae), ainsi que les poissons-scies (Pristidae) et les guitares de mer (Rhinobatidae).

Cette évaluation a été réalisée en collaboration avec des scientifiques du Groupe de Spécialistes sur les Requins de l’UICN, le Programme mondial sur les espèces de l’UICN et des experts de la région méditerranéenne. Il résume les informations disponibles sur les espèces de chondrichtyens trouvées dans la mer Méditerranée dans le but de promouvoir des actions de conservation pour préserver les poissons menacés.

Cette évaluation a été réalisée grâce à l’Initiative de la Liste Rouge Méditerranéenne, coordonnée par le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’UICN et soutenue par la Fondation MAVA.

Source http://www.iucn.org