Etats-Unis :Le Congrès adopte un projet de loi interdisant l’achat et la vente d’ailerons de requin

La Chambre des représentants des États-Unis a adopté mercredi un projet de loi interdisant l’achat ou la vente d’ailerons de requin dans tout le pays, .

WASHINGTON – mercredi 20 novembre 2019 :

La Chambre des représentants des États-Unis a adopté mercredi un projet de loi interdisant l’achat ou la vente d’ailerons de requin dans tout le pays, .

Le « Shark Fin Sales Elimination Act », porté par les représentants américains Gregorio Sablan et Michael McCaul, a été adopté par un vote de 310 contre 107.

Ce projet de loi vise à interdire l’importation, l’exportation, la possession, le commerce et la distribution d’ailerons de requin ou de produits contenant des ailerons de requin afin d’empêcher le déclin des populations de requins.

À l’heure actuelle, le finning et la possession d’ailerons de requin à bord d’un navire sont interdits dans les eaux américaines par la loi de 2010 sur la conservation des requins. Cependant, la loi n’interrompt pas le commerce à l’intérieur du pays des ailerons et produits dérivés.

La Shark Fin Sales Elimination Act cherche à combler cette lacune et à mettre un terme aux contributions des États-Unis au commerce.

« J’espère que le Sénat agira rapidement afin que nous puissions mettre fin à notre contribution au commerce mondial des ailerons de requin », a déclaré Sablan, un délégué des îles Mariannes du Nord.

« La survie des prédateurs supérieurs est d’une grande importance. Ce projet de loi contribuera à garantir leur survie pendant des décennies. Le Congrès a mis fin à la cruauté envers les animaux en votant en faveur de la Shark Fin Sales Elimination Act. » McCaul, représentant du 10e district du Texas.

Traduction Sauvegarde des Requins

464 kg d’ailerons de requins marteaux saisis par les douanes.

Communiqué de presse, 29 décembre 2017

Les douanes de Hong Kong ont saisi aujourd’hui (29 décembre) environ 464 kilogrammes d’ailerons de requins séchés. Suspectés d’être des ailerons de requins Marteaux, la valeur marchande est estimée à environ 370 000 dollars.

   Les agents des douanes ont inspecté un conteneur arrivant à Hong Kong du Pérou. Lors de l’inspection, les agents des douanes ont trouvé les ailerons de requins séchés. L’affaire a été transmise au Département de l’agriculture, de la pêche et de la conservation pour enquête de suivi. En vertu de l’Ordonnance sur la protection des espèces animales et végétales en danger, toute personne reconnue coupable d’importation ou d’exportation d’une espèce menacée sans permis est passible d’une amende maximale de 5 millions de dollars et d’une peine d’emprisonnement de deux ans.

Traduction Sauvegarde des Requins

Source : The Government of the Hong Kong Special Administrative Region

Saisie des douanes

L’aileron de requin n’a plus la cote en Chine

Photo ©David Vogt
Photo ©David Vogt

Canton, 20 août 2014 (AFP) – Au dernier étage d’un grand marché de Canton, se trouvent les meilleurs vendeurs d’une spécialité chinoise de luxe: l’aileron de requin. Mais les clients ont déserté les lieux, et les marchandises invendues encombrent les éventaires.

A cet étage du marché de Shanhaicheng, dans un quartier trépidant de la métropole du sud de la Chine, un commerçant désoeuvré déjeûne tranquillement.

Les allées sont quasi-vides. Ses collègues, l’air abattu, sont entourés d’énormes sacs contenant l’équivalent de dizaines de milliers d’euros d’ailerons séchés.

Cette atmosphère sépulcrale contraste avec la vive animation régnant dans les étroites rues alentour, où grouille une foule compacte.

« Je ne mange pas d’ailerons de requin », affirme Ling, jeune commerçant assis entre des piles d’étoiles de mer séchées et de champignons.

« C’est sale, c’est cruel, et c’est très cher », assène-t-il. « Des gens pensent qu’en manger leur donne de l’importance. Ce n’est pas vrai, et j’ai même entendu dire que ce n’était pas si bon. »

– Arrière-goût de cruauté –

La soupe d’ailerons de requin –dont le prix peut atteindre 1.600 yuans le bol (200 euros)– a longtemps compté parmi les plats chinois les plus prisés, célèbre autant pour ses vertus médicinales que comme symbole de richesse. Le mets serait caoutchouteux, au léger goût iodé.

« Un proverbe dit que manger des ailerons, c’est bon pour la santé », souligne l’employée d’un grossiste de poisson séché.

Pourtant, depuis que le gouvernement l’a banni de ses banquets et qu’une campagne soutenue par plusieurs stars (dont l’ex-basketteur de la NBA Yao Ming) en a dénoncé la cruauté, l’aileron de requin n’a plus la cote.

Des organisations environnementales luttent contre sa consommation depuis des décennies, pointant les ravages infligés à des populations de requins déjà très menacées.

Les ailerons sont coupés sur des requins tout juste pêchés, qui sont ensuite rejetés vivants à la mer où ils ne survivent pas. La pratique est interdite dans un tiers des pays du monde, selon Pew Environment Group.

En Chine, premier pays consommateur d’ailerons de requins, le gouvernement a rejoint la bataille.

En 2012, le Parti communiste a annoncé que les ailerons, soupes de nids d’hirondelles et autres mets à base de produits d’animaux sauvages, seraient interdits dans les dîners officiels, pour montrer l’exemple en matière de protection d’espèces en danger.

Une vaste campagne anticorruption a ensuite donné un coup d’arrêt aux banquets somptueux organisés à tous les niveaux de l’administration.

– ‘S’attaquer à la demande’ –

Dans le même temps, l’ONG WildAid lançait une campagne à l’attention des consommateurs: « Si vous cessez vos achats, les massacres s’arrêteront ». D’après l’ONG, la demande a considérablement réduit depuis.

A Canton, capitale de l’industrie de l’aileron, la chute des ventes a été drastique.

Les prix au détail dans la ville se sont effondrés en moyenne de 57% et les prix de gros de 47%, d’après une étude de WildAid diffusée ce mois-ci.

Selon les vendeurs d’ailerons interrogés par l’AFP, la demande des particuliers marque un net affaissement.

A Hong Kong, la consommation a également fondu: les ventes d’ailerons séchés ont baissé de moitié en 2012, d’après des chiffres avancés l’an dernier par une fédération professionnelle.

« Plus les gens prennent conscience des conséquences, et moins ils ont envie de participer à ce commerce », relève le directeur exécutif de WildAid, Peter Knight.

L’interdiction du gouvernement a « contribué à envoyer le bon message, cela pourrait devenir un modèle pour s’attaquer à des problèmes comme l’ivoire », espère-t-il.

L’élégant restaurant Ah Yat Abalone, à Canton, ne désemplit pas. Mais à en croire la gérante Ye Chaoping, les convives sont surtout là pour les ormeaux — coquillages eux-même menacés par la surpêche –, et non pas pour les plats d’ailerons qui figurent au menu.

« Comme il y a eu beaucoup de messages à la télé, les gens refusent d’en commander, et les officiels n’osent pas non plus », précise-t-elle.

Rencontrée dans un centre commercial voisin, Mme Liu, femme d’affaires cantonnaise de 36 ans, confie avoir arrêté de déguster des ailerons « il y a deux ou trois ans »: « Cela a pratiquement le même goût qu’un légume! Ca ne vaut vraiment pas le coup de tuer un animal pour ça ».

Miyagi et les ailerons de requin

DTMANAGE.000000020140128131341156-1

Traduction

Spécialités séchées

Un travailleur suspend des ailerons de requin, un ingrédient de luxe dans la cuisine chinoise, séché à Kesennuma, préfecture de Miyagi, une ville connue pour la plus grande capture de requins du Japon. Mardi matin, cinq employés d’une entreprise de transformation alimentaire dans la ville étaient occupés à inspecter les conditions de séchage d’environ 10 000 ailerons de requin suspendus à des barres de fer. Deux installations de séchage d’ailerons de requin dans la ville ont été détruites par le tsunami qui a suivi le tremblement de terre du Grand Est du Japon, mais ils ont été reconstruits en Novembre 2012. Après les ailerons sont séchés au soleil pendant environ deux mois, ils seront embarqués dans la zone métropolitaine de Tokyo et d’autres régions.

Source : the Japan News

L’Inde interdit le finning pour protéger des espèces

A worker collects pieces of shark fins dried on the rooftop of a factory building in Hong Kong on January 3, 2013. File Photo

Un travailleur collecte les ailerons de requins séchés sur le toit d’un bâtiment de l’usine à Hong Kong le 3 Janvier 2013

Traduction de l’article : India bans shark ‘finning’ to protect species (26 août 2013)

L’Inde a interdit la pêche des requins uniquement pour leurs ailerons dans un mouvement visant à protéger les espèces menacées.

La pratique du shark  » finning « , ou à couper les nageoires des requins puis les jeter à la mer et les laisser mourir lentement de faim ou de l’impossibilité de se déplacer, a explosé dans le monde entier en raison de la demande en Chine, où la soupe d’ailerons de requin est considéré comme un mets de choix.

L’Inde énumère plusieurs dizaines d’espèces de requins dans ses eaux en voie de disparition, dont les marteaux, les requins à grandes ailes et les requins -baleine.

En vertu de la nouvelle politique du ministère de l’Environnement, annoncé lundi, les pêcheurs pris avec des ailerons seuls risquent jusqu’à sept ans de prison pour la pêche d’espèces en voie de disparition.

Dans le monde, les populations des requins sont en forte baisse, avec certaines espèces qui représentent aujourd’hui que dix pour cent de ce qu’elles étaient il y a trois décennies. Leur disparition menace la santé des écosystèmes océaniques, disent les experts, ces grands prédateurs sont essentiels pour maintenir l’équilibre des populations de poissons et de tortues. Des dizaines de millions sont capturés chaque année.

La croissance du finning pour alimenter le marché chinois a posé une menace majeure pour les requins.

L’Inde est le deuxième plus grand pays du monde dans la capture des requins derrière l’Indonésie, les deux pays représentant à eux seuls 20 pour cent des captures de requins chaque année, selon un rapport publié par l’agence TRAFFIC. (Voir article)

La plupart des pêcheurs indiens capturent des requins principalement pour la nourriture, mais ils exportent aussi les ailerons à l’étranger. Les ailerons doivent dorénavant être enlevés une fois que les requins sont à terre.

L’année dernière, les pêcheurs indiens ont exporté pour 4,8 millions de dollars d’ailerons de requins en Chine, un chiffre en baisse puisqu’il représente moins de la moitié des 11,3 millions de dollars en 2010, malgré une demande soutenue.

«Les pêcheurs disent que le nombre de requins qu’ils ont été en mesure d’attraper a réellement baissé « , a déclaré C. Samyukta de Humane Society International.

Les écologistes ont applaudi la décision du ministère comme la clé pour mettre fin à une pratique cruelle qui menace de pousser certaines populations de requins au bord de l’extinction.

«Compte tenu de la situation périlleuse de nombreuses espèces de requins , nous exhortons les gouvernements des États à agir rapidement et à travailler pour faire appliquer la politique « , a déclaré Belinda Wright, de la Société de protection de la faune de l’Inde (Wildlife Protection Society of India).