Etats-Unis :Le Congrès adopte un projet de loi interdisant l’achat et la vente d’ailerons de requin

La Chambre des représentants des États-Unis a adopté mercredi un projet de loi interdisant l’achat ou la vente d’ailerons de requin dans tout le pays, .

WASHINGTON – mercredi 20 novembre 2019 :

La Chambre des représentants des États-Unis a adopté mercredi un projet de loi interdisant l’achat ou la vente d’ailerons de requin dans tout le pays, .

Le « Shark Fin Sales Elimination Act », porté par les représentants américains Gregorio Sablan et Michael McCaul, a été adopté par un vote de 310 contre 107.

Ce projet de loi vise à interdire l’importation, l’exportation, la possession, le commerce et la distribution d’ailerons de requin ou de produits contenant des ailerons de requin afin d’empêcher le déclin des populations de requins.

À l’heure actuelle, le finning et la possession d’ailerons de requin à bord d’un navire sont interdits dans les eaux américaines par la loi de 2010 sur la conservation des requins. Cependant, la loi n’interrompt pas le commerce à l’intérieur du pays des ailerons et produits dérivés.

La Shark Fin Sales Elimination Act cherche à combler cette lacune et à mettre un terme aux contributions des États-Unis au commerce.

« J’espère que le Sénat agira rapidement afin que nous puissions mettre fin à notre contribution au commerce mondial des ailerons de requin », a déclaré Sablan, un délégué des îles Mariannes du Nord.

« La survie des prédateurs supérieurs est d’une grande importance. Ce projet de loi contribuera à garantir leur survie pendant des décennies. Le Congrès a mis fin à la cruauté envers les animaux en votant en faveur de la Shark Fin Sales Elimination Act. » McCaul, représentant du 10e district du Texas.

Traduction Sauvegarde des Requins

Les raies Rhino : le poisson marin le plus menacé au monde

D’après les nouvelles évaluations de la Liste rouge publiées aujourd’hui par le Groupe de spécialistes sur les requins de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), les grandes raies guitare (Giant guitarfishes) et les Rhinidae spp (wedgefishes ) collectivement appelées raies Rhino, sont maintenant les poissons marins les plus menacés dans le monde. Ces espèces de raies sont considérées comme étant en danger critique d’extinction, principalement à cause de la surpêche. Ces dernières étant ciblées pour les ailerons et leur chair.

Communiqué de presse IUCN Shark Specialist Group

Traduction ©Sauvegarde des Requins

Londres, 18 juillet 2019. D’après les nouvelles évaluations de la Liste rouge publiées aujourd’hui par le Groupe de spécialistes sur les requins de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), les grandes raies guitare (Giant guitarfishes) et les Rhinidae spp (wedgefishes ) collectivement appelées raies Rhino, sont maintenant les poissons marins les plus menacés dans le monde. Ces espèces de raies sont considérées comme étant en danger critique d’extinction, principalement à cause de la surpêche. Ces dernières étant ciblées pour les ailerons et leur chair.

« Alors que les Grandes Raies Guitares et les Rhinidés dépassent les poissons scies dans la catégorie des « espèces les plus menacées », nous devons relever le défi de la mise en place de protections généralisées pour ces espèces qui sont jusqu’ici passées inaperçues des gouvernements et des défenseurs de l’environnement. », a déclaré le professeur Nicholas Dulvy, co-président de la SSG (Shark Specialist Group). « Regrouper ces 2 familles en 1 seule « Raies Rhino », était la première étape pour tenter de renforcer leur visibilité et de mieux faire connaître l’urgence de leur situation. »

Leurs nageoires sont prisées pour la soupe d’ailerons de requin. La chair est également appréciée et, dans certains cas, la substance gélatineuse présente dans leurs rostres passe pour un mets délicat. En conséquence, ces raies sont pêchées dans la plupart des eaux côtières chaudes du monde, notamment la mer Rouge, l’archipel indo-malais, le long de la côte indienne et au large de l’Afrique. Comme beaucoup d’autres raies et requins, ils ont un taux de reproduction relativement bas qui les rend particulièrement vulnérables à la surpêche.

« Nous avons évalué presque toutes les raies Rhino comme étant en danger critique d’extinction, sur la base de déclins de plus de 80% au cours des 30 à 45 dernières années », a déclaré le Dr Peter Kyne de l’Université Charles Darwin, coordinateur des autorités de la liste rouge SSG. « Deux espèces aux aires de répartition très restreintes – la Rhynchobatus cooki de l’archipel indo-malais et la Rhynchorhina mauritaniensis de Mauritanie – semblent sur le point de disparaître, tandis que l Glaucostegus cemiculus (Raie-guitare fouisseuse) a maintenant disparu de la majeure partie de la Méditerranée. »

La Méditerranée a la seule interdiction internationale de pêche au monde pour les raies Rhino. Cependant cette interdiction n’est pas encore bien respectée et seuls huit des 88 pays de l’aire de répartition imposent des mesures de conservation spécifiques.

 « La plupart des pêcheries qui ciblent ces raies sont mal surveillées, non réglementées et des pêches de plus en plus intensives», a déclaré Sonja Fordham, vice-présidente du SSG et présidente de Shark Advocates International, «Le développement des contrôles de capture et de commerce nécessaires pour inverser les déclins des Raies Rhino profitera également aux autres espèces marines et aux écosystèmes associés, ainsi qu’aux pêcheurs, à long terme. Pour commencer, nous avons besoin de protections de base immédiates pour les sauver de l’extinction. Le temps presse. »

Les raies Rhino sont proposées pour l’Annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), ce qui obligerait les Parties à réglementer les exportations en se basant sur des déterminations selon lesquelles les produits étaient issus de sources légales et durables. Les décisions concernant ces propositions ont lieu en août.

En savoir plus :

Dix-huitième session de la Conférence des Parties (2019)

CoP18 de la CITES : la France ne doit pas oublier les requins

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Credit: Peter Kyne. Caption: Bottlenose Wedgefish (Rhynchobatus australiae) after processing at Kota Kinabalu fish market, Sabah, Malaysia.

Le gouvernement du Canada interdit l’amputation des ailerons de requin

L’amputation des ailerons de requin est une pratique destructrice qui nécessite une réponse forte et immédiate pour arrêter les répercussions dévastatrices sur les populations mondiales de requins. En tant que prédateurs principaux, les requins jouent un rôle crucial dans le maintien de la santé des autres populations de poissons et des écosystèmes océaniques. Un déclin des populations de requins a un effet néfaste sur nos océans.

Communiqué de presse

Pêches et Océans Canada

20 juin 2019

Toronto (Ontario) – L’amputation des ailerons de requin est une pratique destructrice qui nécessite une réponse forte et immédiate pour arrêter les répercussions dévastatrices sur les populations mondiales de requins. En tant que prédateurs principaux, les requins jouent un rôle crucial dans le maintien de la santé des autres populations de poissons et des écosystèmes océaniques. Un déclin des populations de requins a un effet néfaste sur nos océans.

Aujourd’hui, le ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, l’honorable Jonathan Wilkinson, ainsi que des représentants de Humane Society International, de Oceana Canada, et la famille du réalisateur de Sharkwater, Rob Stewart, ont annoncé que le Parlement a adopté d’importantes modifications à la Loi sur les pêches (projet de loi C-68 – Loi modifiant la Loi sur les pêches). Grâce à ces modifications, nous définissons et interdisons la pratique de l’amputation des ailerons de requin, et interdisons l’importation et l’exportation, à destination et en provenance du Canada, d’ailerons de requin qui ne sont pas attachés à la carcasse du requin. L’amputation des ailerons de requin est la pratique consistant à couper les ailerons des requins, souvent pendant que le requin est encore vivant, puis à laisser le requin mourir en mer.

Le gouvernement du Canada est préoccupé par l’état des stocks de requins en voie de disparition dans le monde, en raison de pratiques destructrices et dommageables comme l’amputation des ailerons de requin. Les modifications à la Loi sur les pêches reflètent les partenariats et les activités de défense des intérêts qui visent à régler ce problème partout au Canada, et illustrent clairement l’engagement continu du Canada à améliorer la conservation et la durabilité de notre milieu marin.

Citations

« L’amputation des ailerons de requin est une pratique incontestablement destructrice, qui contribue au déclin mondial des requins et constitue une menace permanente pour les écosystèmes océaniques. Les nouvelles mesures annoncées aujourd’hui sont un exemple clair du leadership du Canada en matière de conservation de notre environnement océanique. Le gouvernement du Canada, en partenariat avec les organisations environnementales, intensifie l’action pour que nous puissions assurer la durabilité à long terme des océans. »

L’honorable Jonathan Wilkinson
Ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne

Faits en bref

  • L’interdiction de l’amputation des ailerons de requin, ainsi que de l’importation et de l’exportation d’ailerons qui sont naturellement attachés à la carcasse est inscrite dans une modification législative à la Loi sur les pêches en vertu du projet de loi C-68. Le projet de loi a été adopté par le Sénat le 18 juin et attend de recevoir la sanction royale.
  • Le Canada n’a aucune pêche commerciale des requins pélagiques.
  • Depuis 1994, le Canada interdit l’amputation des ailerons de requin comme condition de permis de pêche.
  • En mars 2018, le gouvernement a mis en œuvre des mesures qui exigent que tous les requins débarqués au Canada aient leurs ailerons attachés naturellement à la carcasse de l’animal.
  • Tous les requins capturés dans les pêches intérieures canadiennes doivent être débarqués à quai avec leurs ailerons naturellement attachés à la carcasse. Cette pratique est considérée comme la pratique exemplaire mondiale pour empêcher l’amputation des ailerons.
  • Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, 25 pour cent des espèces de requins et de raies du monde sont menacées d’extinction et, chaque année, on estime que 63 millions de requins sont tués dans les pêches.
  • Les requins grandissent relativement lentement, mettent de nombreuses années pour arriver à la maturité et produisent relativement peu de jeunes À l’échelle mondiale, on estime qu’ils sont tués 30 pour cent plus rapidement qu’ils ne peuvent se remplacer.
  • Il existe environ 400 espèces de requins dans le monde. Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction – Requins et raies manta.

CoP18 de la CITES : la France ne doit pas oublier les requins.

Du 23 mai au 3 juin prochain, les représentants des 183 pays membres de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) se réuniront une nouvelle fois pour décider du sort de nombreuses espèces, dont plusieurs espèces de requins et de raies exploitées par les flottes françaises et européennes.

Mise à jour : La Conférence mondiale sur la vie sauvage se tiendra à Genève (Suisse), du 17 au 28 août 2019

Communiqué de presse

France, 23 avril 2019 – Du 23 mai au 3 juin prochain, les représentants des 183 pays membres de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) se réuniront une nouvelle fois pour décider du sort de nombreuses espèces, dont plusieurs espèces de requins et de raies exploitées par les flottes françaises et européennes.

Les associations françaises de conservation des espèces de requins, raies et chimères se sont réunies pour demander à la France d’appuyer fermement l’inscription des deux espèces de requins taupe bleus (Isurus oxyrinchus et Isurus paucus) et de toutes les espèces de raies guitares du genre Glaucostegus et de la famille des Rhinidae, proposées en inscription à l’annexe II de la CITES¹ et d’exhorter les principaux pays pêcheurs à réguler le commerce de ces espèces. Cette demande collective, transmise par courrier officiel à François de Rugis Ministre de la transition écologique et solidaire, rappelle que 100 millions de requins sont tués chaque année en moyenne, notre pays occupant une place non négligeable en termes de prises de requins avec plus de 15.000 tonnes
pêchées annuellement.
Espérons que ces voix soient entendues face à la gravité de la situation. Il est urgent de limiter le commerce international et la surpêche des requins-taupes bleus, des raies guitares mais aussi d’autres espèces de poissons cartilagineux dont le commerce mondial des ailerons, de la viande et de dérivés (huile, cartilage)² ne fait l’objet d’aucun contrôle tandis que les études annoncent déjà qu’une espèce sur trois de requins, de raies et de chimères est menacée de disparition dans le monde.
La CITES est un outil pour veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent. Elle offre aux Etats l’opportunité de contrôler ou d’interdire le commerce de ces espèces et d’engager des procédures contre les actes de braconnages internationaux exercés sur des espèces menacées ou gravement menacées d’extinction.
L’inscription sur la liste de l’Annexe II de la CITES des deux espèces de requins-taupes bleus et des espèces de raies guitares permettra une prise de conscience et une limitation de l’importation des ailerons vers l’Asie du Sud-Est et de la viande vers les pays consommateurs. Cette inscription constituerait aujourd’hui une première étape incontournable pour la préservation de ces espèces largement présentes dans les eaux françaises. La France se doit d’appuyer cette inscription.

1 Proposals for amendment of Appendices I and II – Eighteenth meeting of the Conference of the Parties
2 Dent, F. & Clarke, S. 2015. State of the global market for shark products. FAO Fisheries and Aquaculture
Technical Paper No. 590. Rome, FAO. 187 pp.

Logos web

Lettre adressée aux représentants français CITES : 

Lettre adressée au Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire : 

Dix-huitième session de la Conférence des Parties (2019)

Nouvelle conférence des parties pour une régulation du commerce de quelques espèces de requins et raies.

Mise à jour : Samedi 25 août

Les votes ont eu lieu ce jour pour décider si les propositions peuvent être retenues et votées en session plénière. Pour les 3 propositions, les votes se sont déroulés en bulletins secrets suite à la demande de certains pays (Malaisie, Chine et Japon). Les décisions doivent être ratifiées à la plénière ce 28 août.

Mise à jour : La Conférence mondiale sur la vie sauvage,  se tiendra du 17 au 28 août 2019 à Genève (Suisse).

CoP 18 : les propositions

Annexe II :

Isurus oxyrinchus (requin-taupe bleu, requin mako) et Isurus paucus (petit requin-taupe).

Glaucostegus spp.(Guitares de mer) : la guitare de mer fouisseuse (Glaucostegus cemiculus) et la guitare de mer à nez pointu (Glaucostegus granulatus) + les espèces ressemblantes (Glaucostegus halavi, Glaucostegus obtusus, Glaucostegus thouin, Glaucostegus typus).

Rhinidae spp. (Raies) : Rhynchobatus australiae et la grande raie-guitare, Rhynchobatus djiddensis + les espèces ressemblantes (Wedgefish taïwanais Rhychobatus immaculatus, Wedgefish au museau doux Rhychobatus laevis, Wedgefish africain Rhychobatus luebberti, Wedgefish aux sourcils Rhychobatus palpebratus, Wedgefish à long nez Rhychobatus springeri, Wedgefish clown Rhynchobatus cooki, Raie guitare à nez rond Rhina ancylostoma, Faux requin raie Rhynchorhina mauritaniensis).

Au sujet de la CITES

La CITES  (the Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora): Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, accord intergouvernemental signé le 3 mars 1973 à Washington, aussi appelé Convention de Washington.

Le rôle de la CITES : Elle a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent. Elle compte aujourd’hui 181 Parties.

Tous les trois ans, les modalités d’application de la Convention et la liste des espèces concernées sont révisées lors des Conférences des parties.

Les espèces dont le commerce est réglementé par la CITES sont réparties en 3 annexes :

Annexe I : Les espèces inscrites à l’Annexe I sont les plus menacées de toutes les espèces animales et végétales couvertes par la CITES. Etant menacées d’extinction, la CITES en interdit le commerce international de leurs spécimens sauf lorsque l’importation n’est pas faite à des fins commerciales mais, par exemple, à des fins de recherche scientifique. Ces espèces représentent 3% de l’ensemble des espèces CITES.

Annexe II : Cette annexe comprend quant à elle toutes les espèces qui, bien que n’étant pas nécessairement menacées actuellement d’extinction, pourraient le devenir si le commerce des spécimens de ces espèces n’était pas soumis à une réglementation stricte ayant pour but d’éviter une exploitation incompatible avec leur survie. Elle comprend également les espèces dites « semblables », à savoir des espèces présentant une telle ressemblance avec celles déjà inscrites à l’Annexe II que les agents chargés de l’application de la CITES ont peu de chances de réussir à les distinguer. Le commerce international de spécimens sauvages de ces espèces est généralement autorisé mais il est réglementé au moyen de permis et de certificats. Ces espèces représentent 96% de l’ensemble des espèces CITES.

Annexe III : Liste des espèces inscrites à la demande d’une Partie qui en réglemente déjà le commerce et qui a besoin de la coopération des autres Parties pour en empêcher l’exploitation illégale ou non durable. Le commerce international des spécimens des espèces inscrites à cette annexe n’est autorisé que sur présentation des permis ou certificats appropriés. Ces espèces représentent 1% de toutes les espèces CITES. Contrairement à ce qui se passe dans le cas des deux autres annexes, aucune décision de la Conférence des Parties n’est nécessaire pour inscrire une espèce à l’Annexe III, les inscriptions étant du ressort de la ou des Partie(s) concernée(s).

Les espèces déjà inscrites en Annexe (sur les près de 1300 espèces de requins, raies et chimères alors qu’1 espèce sur 3 est menacée d’extinction dans le monde !).

Espèces

Appendice / Annexe Date
Cetorhinus maximus (Requin pèlerin) II
(précédemment III depuis le 13/09/00)
13/02/2003
Rhincodon typus (Requin-baleine) II 13/02/2003
Carcharodon carcharias

(Grand requin blanc)

II
(précédemment III depuis le 29/10/01)
12/01/2005
Pristidae spp. (Poissons-scies– 7 espèces) I 13/09/2007
Lamna nasus

(Requin-taupe commun)

II
(précédemment III depuis le 25/09/12)
14/09/2014
Carcharinus longimanus

(Requin océanique)

II 14/09/2014
Sphyrna lewini

(Requin-marteau halicorne)

II
(précédemment III depuis le 25/09/12)
14/09/2014
Sphyrna mokarran

(Grand requin-marteau)

II 14/09/2014
Sphyrna zygaena

(Requin-marteau lisse)

II 14/09/2014
Manta spp. (Raies manta) II 14/09/2014
Mobula spp (Raies mobula) II

10/2016

Entrée en vigueur le  04/04/2017

Alopias spp (Requins Renard) II

10/2016

Entrée en vigueur le 04/10/2017

Carcharhinus falciformis

(Requin Soyeux)

II

10/2016

Entrée en vigueur le 04/10/2017

Raies d’eau douce

Paratrygon aiereba (Colombie)

Potamotrygon spp. (Population du Brésil)

Potamotrygon constellata (Colombie)

Potamotrygon magdalenae (Colombie)

Potamotrygon motoro (Colombie)

Potamotrygon orbignyi (Colombie)

Potamotrygon schroederi (Colombie)

Potamotrygon scobina (Colombie)

Potamotrygon yepezi (Colombie)

III

Pour en savoir plus :

https://cites.org/sites/default/files/fra/cop/18/prop/08032019/F-CoP18-Prop-42.pdf

https://cites.org/sites/default/files/fra/cop/18/prop/19032019/F-CoP18-Prop-43.pdf

https://cites.org/sites/default/files/fra/cop/18/prop/19032019/F-CoP18-Prop-44.pdf

Sylvie, Sauvegarde des Requins

Liberia : Requins et raies protégés pour l’écosystème

AFP, le 15 décembre 2018.

Le Liberia veut prendre soin de son écosystème marin en mettant en place un programme qui protège les requins et les raies.

Le Liberia a mis en place un programme de protection des requins et des raies, deux espèces en danger qui jouent un rôle essentiel dans l’équilibre de l’écosystème marin et dont la disparition porterait un rude coup à l’importante communauté de pêcheurs de ce petit pays d’Afrique de l’Ouest.

Il est sept heures du matin à West Point, bidonville de la capitale libérienne Monrovia, lorsque Kojo Amuaysee sort deux requins de sa pirogue à moteur, tout juste rentrée au port, et les déposent sur le quai, dont les maisons sont décorées à l’effigie de clubs de football.

«Avant, on prenait beaucoup de poissons, mais maintenant, ce n’est plus le cas. Quant aux requins et aux raies, ils sont partis vers les eaux profondes», explique à un correspondant de l’AFP ce pêcheur de 42 ans, tout en proposant sa cargaison de poissons aux marchands, venus dès l’aube attendre le retour des pirogues.

Les requins et les raies jouent un rôle fondamental dans l’équilibre de l’écosystème marin, a récemment souligné la section libérienne de l’ONG Environmental Justice Foundation (EJF).

Leur disparition des eaux de l’Atlantique, qui borde le Liberia, aurait des conséquences catastrophiques pour les récifs coralliens et les herbiers marins, qui constituent des habitats essentiels au développement des poissons, a expliqué l’association dans un communiqué.

L’ONG a donc applaudi l’annonce en novembre par le gouvernement du président George Weah du lancement d’un «plan d’action de trois ans» pour protéger ces deux espèces et, par ricochet, les poissons, alors que quelque 33’000 personnes vivent de l’industrie de la pêche et que 65% des protéines animales consommées par les quelque cinq millions d’habitants de ce pays voisin de la Guinée, de la Sierra Leone et de la Côte d’Ivoire proviennent de la mer.

En pointe

Le plan d’action, dévoilé par l’Autorité nationale de la pêche et de l’aquaculture (NaFAA), prévoit notamment la collecte de données sur les populations de requins et de raies, ainsi sur la pêche, légale ou illégale, afin d’assurer un meilleur suivi des populations, pratiquement inexistant jusqu’ici.

«Non seulement, cela fera du Liberia un pays en pointe dans la protection des océans en Afrique de l’Ouest, mais cela contribuera à sauvegarder la sécurité alimentaire et le niveau de vie de dizaines de milliers de Libériens», estime l’EJF, qui a collaboré avec les autorités pour la conception du plan d’action.

Reste à convaincre les pêcheurs eux-mêmes.

«Je ne pense pas que ça soit le fait de tuer les requins», estime Kojo Amuaysee quand on l’interroge sur la diminution des prises en mer, en rejetant la faute sur «l’augmentation rapide du nombre de pêcheurs».

George Toe, 45 ans, pêcheur lui aussi, accuse les «navires venant de Guinée et de Côte d’Ivoire pour jeter leurs filets illégalement dans les eaux libériennes». «Ils rejettent à l’eau les poissons dont ils n’ont pas besoin, ce qui pourrit notre eau et chasse les poissons», assure-t-il.

«Il faut naviguer 45 miles (83 km) pour trouver des requins, mais il n’y en a plus comme avant. Dans le temps, on en tuait 200 ou 300 et on les ramenait», détaille le marin-pêcheur.

«Les requins se font rares. Si cela continue, cela va affecter la vie des populations et nous sommes bien obligés de les sensibiliser à ce danger», souligne Augustine Fayiah, chef de projet de l’EJF au Libéria.

Liste rouge

Requins et raies sont particulièrement vulnérables: parce qu’elles ont une croissance lente, atteignent leur maturité sexuelle tardivement et ont un taux peu élevé de reproduction, selon la fondation. Selon cette dernière, un quart des espèces de raies et de requins sont menacées de disparition à travers le monde en raison de la surpêche.

«Nous avons recensé 19 sortes de requins et raies au Liberia et toutes sont sur la liste rouge des espèces en danger de l’Union internationale pour la conservation de la nature, dont le grand requin-marteau et le diable de mer», une raie dont les plus gros spécimens peuvent dépasser cinq mètres d’envergure, observe-t-il.

«Le suivi précis des populations et une gestion durable de ces espèces sont essentiels pour mettre en place des solutions à long terme, tant pour la communauté des pêcheurs du Liberia que pour l’écosystème dont ils dépendent», a souligné la directrice de l’Autorité nationale de la pêche et de l’aquaculture, Emma Glassco.

(afp/nxp)

Huit espèces de requins vont bénéficier d’une meilleure protection à l’échelle mondiale

Communiqué de presse.

Monaco, 14 décembre 2018– Après cinq jours de discussions intensives, la 3ème session de la Réunion des Signataires du Mémorandum d’Entente sur la Conservation des Requins Migrateurs s’est achevée aujourd’hui avec succès.

Parmi les principales décisions prises, il a été convenu d’inclure huit autres espèces dans l’Annexe de l’instrument, ce qui signifie qu’elles devraient bénéficier d’une coopération internationale accrue pour améliorer leur conservation.

Les scientifiques estiment qu’un quart des espèces de requins et de raies dans le monde sont menacées d’extinction.

Les huit espèces  concernées sont :

– Le requin sombre

– La guitare de mer commune

– Le requin Marteau commun

– Le requin océanique

– Des espèces de Rhynchobatus.

– L’ange de mer

L’ange de mer, proposé par l’hôte de la réunion, la Principauté de Monaco, est inscrit sur la Liste rouge de l’UICN en danger critique d’extinction. Bien que l’espèce ait été très répandue au XIXe siècle et au début du XXe siècle, la population mondiale a été appauvrie par les pêches ciblées et, plus récemment, par les prises accidentelles. Le dernier bastion de l’espèce se trouve autour des îles Canaries, mais il n’est encore que très rarement recensé dans une grande partie de son ancienne aire côtière.

Il n’a pas été possible de parvenir à un accord sur l’inscription du requin bleu proposé par le Samoa et le Sri Lanka et les signataires ont demandé que la proposition soit à nouveau soumise à la prochaine réunion dans trois ans, lorsque d’autres évaluations des populations de cette espèce dans les océans Atlantique, Pacifique et Indien auront été entreprises.

Le nombre de requins a chuté de façon spectaculaire ces dernières années, principalement en raison de la surpêche et des prises accidentelles, tandis que l’épuisement des proies affecte également leur état de conservation, de nombreuses espèces étant désormais classées comme en danger critique d’extinction, en danger ou vulnérables dans la Liste rouge de l’UICN.

Des représentants de 34 gouvernements et de l’Union européenne ont assisté à la réunion, ainsi que plusieurs ONG de premier plan s’occupant de conservation marine et d’organisations internationales, dont l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces en danger.

Defenders of Wildlife, une organisation ayant 20 ans d’expérience dans le domaine des requins, a été acceptée comme le douzième « partenaire coopérant » du Mémorandum.

La réunion s’est tenue au Musée océanographique à l’invitation du Gouvernement de la Principauté de Monaco.

CMS : Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage

Le requin baleine : une espérance de vie jusqu’à 130 ans ?

Une nouvelle étude dévoile que le requin baleine pourrait atteindre l’âge de 130 ans. Ce qui le place tout de même encore loin du requin du  Groenland, avec une longévité estimée jusqu’à 272 ans (pour l’estimation la + basse).

Le requin Baleine est une espèce considérée comme étant En Danger d’extinction par l’UICN. Il est d’ailleurs classé à l’annexe II de la CITES (Convention de Washington) et de la CMS (Convention de Bonn). De ce fait, cette étude s’est voulue non invasive.

 «Ce qui rend cette approche novatrice est que nous avons pris des mesures sous-marines non invasives répétées de requins vivants au cours d’une décennie. Jusqu’à présent, ces recherches sur le vieillissement et la croissance ont nécessité l’obtention de vertèbres de requins-baleines morts dans les pêcheries qui permettait le dénombrement des anneaux de croissance, comme pour les cernes des arbres, afin de déterminer l’âge. C’est un gros problème.» Cameron Perry

Cette nouvelle approche a consisté à étudier les paramètres de croissance des requins-baleines qui fréquentent l’atoll Ari Sud, aux Maldives, en analysant des mesures répétées de requins évoluant librement dans leur milieu naturel sur une période de 10 ans. Les longueurs totales des requins ont été estimées selon trois méthodes de mesure ; les estimations visuelles sous-estimaient la taille des grands requins, tandis que les mesures au laser et au ruban donnaient des résultats semblables.

Les requins-baleines sont bien connus pour former des agrégations dans des endroits spécifiques, l’un de ces sites étant l’atoll d’Ari sud. L’agrégation des Maldives était composée principalement de requins mâles (91%) juvéniles et les nouveaux requins dans la zone étudiée étaient significativement plus petits que les individus qui y revenaient, ce qui suggère que ce site pourrait constituer une pépinière secondaire.  Cette étude a permis de mesurer plusieurs fois les mêmes requins pendant de nombreuses années. Ces individus reviennent au même endroit tous les un à deux ans.

«Mon étude visait à approfondir les connaissances sur la dynamique des populations de requins-baleines de l’atoll d’Ari Sud, y compris l’âge et la croissance, en calculant les paramètres de croissance et les taux de rencontres avec les requins durant une décennie (avril 2006 à mai 2016). Un total de 1545 rencontres avec 125 individus ont été enregistrées durant cette période. » Cameron Perry

Les chercheurs ont constaté que¹:

  • les requins-baleines peuvent vivre jusqu’à 130 ans ;
  • les requins-baleines peuvent atteindre une taille moyenne de 18.8 m (61,7 pieds)
  • Une maturité sexuelle à environ 25 ans
  • Et une longévité d’environ 140 ans !

« La croissance et la reproduction des requins-baleines, menacés dans de nombreux endroits, sont mal comprises. Lorsque vous combinez ce manque de connaissance avec le fait que les produits issus de requins baleine  tels que les nageoires, la chair et l’huile sont très prisés  (ils sont récoltés dans de nombreux pays ), on peut rapidement voir l’urgence d’apprendre autant que possible pour aider à sauver ces créatures majestueuses. « ,  a déclaré Mahmood Shivji, Ph.D., directeur de Nova Southeastern University’s (NSU).

« Plus nous en apprenons sur ces animaux, leur dynamique de croissance, où ils vont, quelles zones peuvent être leurs pépinières, plus nous avons une meilleure compréhension de leur histoire de vie, qui est impérative pour guider les efforts de conservation », Cameron Perry

¹Ces données dépassent les estimations pour les requins-baleines capturés au large de sur la base d’analyses d’anneaux vertébraux biannuels (maturité sexuelle pour un mâle = 17 ans, espérance de vie = 80,4 ans).

Cameron T. Perry et al. Comparing length-measurement methods and estimating growth parameters of free-swimming whale sharks (Rhincodon typus) near the South Ari Atoll, Maldives, Marine and Freshwater Research (2018). DOI: 10.1071/MF17393

Retrouvez l’étude ici

Sauvegarde des Requins 

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Pêche aux requins interdite du 1er février au 30 juin aux Émirats arabes unis

Communiqué de presse, 31 janvier 2018

Le ministère du Changement climatique et de l’Environnement (MOCCAE) a annoncé que la pêche au requin est interdite pendant la période du jeudi 1er février au 30 juin, coïncidant avec la saison de reproduction. L’interdiction est en vertu du décret ministériel n ° 500 pour l’année 2014 sur la réglementation de la pêche et du commerce des requins.

Salah Abdallah Al Rayssi, Directeur du Département  des pêches au MOCCAE, a déclaré que l’interdiction vise à réduire les risques auxquels sont exposées les espèces de requins rares. Il a noté que les requins jouent un rôle crucial dans le maintien d’un habitat sain en «nettoyant» les récifs et en s’attaquant aux populations de poissons faibles et malades, gardant les récifs coralliens exempts de maladies et les poissons sains et forts.

«Les eaux des Émirats arabes unis (EAU) abritent jusqu’à 30 espèces de requins, qui sont classées comme en danger ou en danger critique d’extinction. Les pratiques de pêche illégales, la propagation mondiale de méthodes de pêche contraires à l’éthique et non contrôlées, ainsi que l’augmentation du commerce des ailerons de requin, mettent certaines espèces de requins à la limite de l’extinction. Les efforts mondiaux doivent être intensifiés pour éviter que cela ne se produise « , a-t-il souligné.

Le décret ministériel no 500 pour l’année 2014 limite la pêche aux requins dans les eaux de pêche situées à moins de cinq milles marins des côtes des EAU et à trois milles marins au moins des îles des EAU. Cela permettra d’éviter la pêche des requins pour leurs ailerons et contrecarrer la pratique de jeter leurs corps dans la mer (finning). Le règlement stipule que les requins doivent être débarqués entiers dans le port. Il vise également à empêcher le commerce de requins vivants capturés dans les eaux de pêche des EAU à moins qu’un permis spécial n’ait été délivré par le ministère. Il empêche la pêche des espèces énumérées dans la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES), qui stipule également que ces espèces doivent être soigneusement relâchées dans la mer lorsqu’elles sont capturées accidentellement.

Le décret permet aux pêcheurs d’utiliser plusieurs hameçons pour chaque ligne de pêche pour attraper les requins du 1er juillet de chaque année jusqu’à la fin de janvier de l’année suivante en utilisant des hameçons, sans dépasser 100 hameçons par ligne. Les hameçons doivent être courbés et biodégradables.

L’importation de requins (frais, congelés, séchés, salés, fumés ou en conserve, ou sous toute autre forme) est également autorisée par le décret. Les marchandises doivent être accompagnées du certificat d’origine, de la source d’origine pour chaque expédition, en indiquant le nom scientifique et la quantité. En cas d’importation d’espèces de requins énumérées dans la CITES, le certificat d’exportation ou de réexportation délivré par l’autorité administrative du pays exportateur et un certificat d’importation valide délivré par le MOCCAE doit être présenté. Les entreprises ne sont pas autorisées à exporter des requins capturés dans les eaux de pêche des EAU – qu’ils soient frais, congelés, séchés ou salés, fumés ou en conserve, ou toute autre forme, – tout au long de l’année.

En cas de réexportation d’espèces de requins présentes dans les annexes de la CITES, des documents supplémentaires tels que le certificat de réexportation délivré par le Ministère du Changement Climatique et de l’Environnement pour ces espèces de requins doivent être soumis, en plus de l’autorisation préalable du pays importateur.

Traduction Sauvegarde des Requins

Source : MOCCAE 

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Cop12 : Convention sur la conservation des espèces migratrices

CMS COP12 : trois espèces de requins et trois espèces de raies bénéficieront d’une meilleure protection

La douzième session de la Conférence des Parties à la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS COP12) s’est déroulée à Manille, aux Philippines, du 23 au 28 octobre 2017. L’Inde accueillera la COP13 en 2020.

Toutes les propositions de poissons ont été approuvées, ce qui signifie que trois espèces de requins et trois espèces de raies bénéficieront d’une meilleure protection, avec le Requin Baleine à l’Annexe I et l’Ange De Mer sur les deux Annexes. Le Requin sombre, le requin bleu, la Guitare De Mer et le Poisson-guitare à Lunaires sont inscrits à l’Annexe II. Les modifications apportées aux Annexes, Résolutions et Décisions de la CMS entrent en vigueur 90 jours après la COP.

« Le thème de cette conférence (« Leur avenir est notre avenir – développement durable pour la faune sauvage et les humains ») a également contribué à une reconnaissance mondiale accrue de l’importance de la nature pour notre bien-être humain et des liens multiples entre la faune et les hommes. Transmettre le message que l’avenir de la faune migratrice fait partie intégrante de notre propre avenir et que nous avons tous la responsabilité d’agir était essentiel. Les accords conclus à la COP12 de la CMS ont fermement souligné cet important message », a déclaré Bradnee Chambers.

La COP12 de la CMS a attiré plus de 1000 participants, dont 234 délégués de 91 Parties et 35 non-Parties représentant toutes les régions du monde. C’était la première fois que le sommet se tenait en Asie.

La CMS (Convention sur la Conservation des Espèces Migratrices de la Faune Sauvage) ou Convention de Bonn : travaille à la conservation d’une grande variété d’animaux migrateurs aviaires, aquatiques et terrestres menacés d’extinction dans le monde entier en négociant et en mettant en œuvre des accords et des plans d’action par espèce. Avec actuellement 120 pays membres, la CMS est une convention en pleine croissance, chargée tout particulièrement de renforcer les efforts de conservation internationaux en faveur des animaux migrateurs.

Une inscription à l’Annexe I de la CMS oblige les Parties à une protection stricte, telle que l’interdiction des captures.

L’inscription à l’Annexe II engage les pays à coordonner des mesures de conservation transfrontalières dans toute l’aire de répartition de l’espèce.

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