Cinq pays rejettent la nouvelle réglementation internationale sur le commerce des requins

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Traduction de l’article de Shark Year Magazine (version originale)

(Helmut Nickel, Shark Year Magazine, 15. June 2013)

Lors de la Conférence de cette année (Mars 2013) sur le commerce international des espèces de la faune et de la flore (CITES), la majorité des Etats membres ont voté en faveur de l’inscription de cinq espèces de requins et de deux espèces de raies Manta à l’Annexe II de la Convention.

Cette inscription à l’annexe II entrera en vigueur le 14 Septembre 2014.

Mais tout Etat membre de la CITES a la possibilité de faire une déclaration unilatérale (appelée « réserves ») qu’il lui permet de ne pas être lié par les dispositions de la Convention relative au commerce d’une espèce inscrite aux annexes.

Shark Year Magazine a appris que cinq pays membres ont déjà formulé des réserves concernant la nouvelle inscription à l’Annexe II de plusieurs espèces d’élasmobranches, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

S’il vous plaît noter que ces réserves n’ont pas été encore confirmées officiellement par la CITES. Donc, l’information fournie dans le présent article peut être sujet à changement.

Liste des réserves concernant l’inscription à l’annexe II de cinq espèces de requin et de 2 espèces de raies manta:

Réserves émises par :

-Guyana:

Le requin taupe commun (Lamna nasus) – Annexe II

Requin océanique (Carcharhinus longimanus) – Annexe II

Requin-marteau halicorne (Sphyrna lewini) – Annexe II

Requin-marteau lisse (Sphyrna zygaena) – Annexe II

Grand requin-marteau (Sphyrna mokarran) – Annexe II

Raies Manta (deux espèces) – Annexe II

-Japon:

Le requin taupe commun (Lamna nasus) – Annexe II

Requin océanique (Carcharhinus longimanus) – Annexe II

Requin-marteau halicorne (Sphyrna lewini) – Annexe II

Requin-marteau lisse (Sphyrna zygaena) – Annexe II

Grand requin-marteau (Sphyrna mokarran) – Annexe II

-Yémen:

Requin-marteau halicorne (Sphyrna lewini) – Annexe II

Requin-marteau lisse (Sphyrna zygaena) – Annexe II

Grand requin-marteau (Sphyrna mokarran) – Annexe II

-Danemark (au nom du Groenland):

Le requin taupe commun (Lamna nasus) – Annexe II

-Islande:

Le requin taupe commun (Lamna nasus) – Annexe II

Qu’en est-il de la Chine?

Il semble que la Chine acceptera les listes de la CITES Annexe II de ces espèces et n’a pas formulé de réserves. Même s’ils ont encore des inquiétudes quant à la mise en œuvre des nouvelles inscriptions.

Si ces nouvelles se révèlent être vrai, le comportement de la Chine est très surprenant. Parce qu’il y a peu de temps, la Chine a émis des réserves concernant l’inscription à l’Annexe III (annexe le moins strict) du requin-taupe commun et le requin-marteau halicorne.

Ajout de Sauvegarde des requins :

Le communiqué de presse de la CITES du 14 juin précise :

« La date limite pour formuler des réserves sur les nouvelles listes d’espèces protégées par la CITES a pris fin le mercredi 12 Juin. Le Danemark au nom du Groenland (requin taupe), le Guyana ( les 5 espèces de requins et les raies manta), le Japon ( les 5 espèces de requins), l’Islande (le requin-taupe commun) et le Yémen (requins-marteaux) ont émis des réserves spécifiques.

La Chine n’a pas émis de réserves.

Communiqué de presse

Les autres articles sur ce sujet :

La Chine ignore l’inscription à l’Annexe III de deux espèces de requins
Le Japon va rejeter les nouvelles règles de protection des requins
Accord international pour protéger quatre espèces de requins menacées
 

Le Japon va rejeter les nouvelles règles de protection des requins

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TOKYO – Le gouvernement japonais a décidé vendredi de rejeter la nouvelle régulation internationale de protection de cinq espèces de requins menacés par la surpêche.

Le Japon va émettre une réserve sur le renforcement des règles décidé par les 178 pays membres de la Convention sur le commerce international des espèces menacées (Cites) lors d’une réunion en mars à Bangkok.

Les pays membres avaient voté, en séance plénière, pour la protection du requin océanique à pointe blanche (ou requin longimane), de trois requins-marteaux (halicorne, grand et lisse) et du requin-taupe.

Mais pour le gouvernement japonais, ces espèces doivent être gérées par les organisations de pêche existantes et non par la Cites, a expliqué un diplomate nippon.

Le Japon avait tenté en vain, aux côtés de la Chine, de bloquer le vote de cette nouvelle régulation à Bangkok. Les ailerons de requin sont vendus très cher en Asie où ils sont considérés comme un mets délicat.

Selon l’ONG Traffic, le commerce d’ailerons est estimé à plus de 480 millions de dollars par an. Environ 100 millions de requins sont tués chaque année dans le monde, selon l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui estime que 90% de la population de l’animal a disparu en un siècle.

La décision de Tokyo risque de soulever une vague de protestation contre le Japon, dont l’appétit insatiable pour les poissons et fruits de mer est accusé de menacer de nombreuses espèces, dont certains thons rouges.

Le Japon fait aussi l’objet de critiques régulières pour son programme de pêche baleinière, officiellement organisé à des fins scientifiques. La chair des baleines pêchées par les Nippons termine toutefois sur les étals.

(©AFP / 31 mai 2013 11h29)

La Chine ignore l’inscription à l’Annexe III de deux espèces de requins

Traduction de l’article de Helmut Nickel, Shark Year Magazine, (version originale : ici) 02. Mai 2013

« Selon une notification de la CITES (sorti le 09. Avril 2013), le Secrétariat de la CITES a été informé que, le 26. Février 2013, la Chine a émis des réserves concernant l’inscription du requin taupe commun (Lamna nasus) et le requin-marteau halicorne (Sphyrna lewini) à l’Annexe III de la Convention.

La décision d’inscrire ces deux espèces de requins à l’Annexe III a été faite par l’Union européenne en Février 2012 (Lamna nasus) et par le Costa Rica en Mars 2012 (Sphyrna lewini).

L’Annexe III est la liste des espèces inscrites à la demande d’une partie (dans ce cas l’Union européenne, et le Costa Rica) qui réglemente déjà le commerce des espèces et qui a besoin de la coopération d’autres pays pour empêcher l’exploitation illégale ou non durable.

Le requin-taupe commun et le requin-marteau halicorne appartiennent aussi aux cinq espèces de requins qui ont été approuvés pour l’inscription à l’Annexe II à la conférence de la CITES 16 Parties à Bangkok récemment.

Mais la source indique clairement que les réserves de la Chine ne concernent que l’inscription des deux espèces de l’Annexe III. Fondamentalement, cela signifie que la Chine refuse de coopérer avec l’UE et le Costa Rica pour empêcher l’exploitation illégale ou non durable du requin-taupe commun et le requin-marteau halicorne.

Je suppose que ces réserves auront très probablement une incidence sur le commerce des requins uniquement pour les 17 prochains mois. Parce que l’inscription à l’Annexe II des espèces entrera en vigueur en Septembre 2014 et, jusqu’à présent, il semble qu’aucune réserve concernant les prochaines inscriptions à l’Annexe II n’ai été saisie …. PAS ENCORE!

Qu’est-ce que « réserves » veut dire?

Tout Etat membre de la CITES peut faire une déclaration unilatérale qu’il lui permet de ne pas être lié par les dispositions de la Convention relative au commerce d’une espèce inscrite aux annexes. Ces déclarations sont appelées réserves.

Bien que toutes les parties aient le droit de formuler des réserves, elles peuvent causer des problèmes de mise en œuvre. La Conférence des Parties recommande seulement que les parties qui ont émis des réserves à l’égard de l’inscription d’une espèce à l’Annexe I doit traiter l’espèce comme si elle était à l’Annexe II et doivent donc inclure ces espèces aux registres du commerce dans leurs rapports annuels.

Voici un tableau qui montre toutes les réserves  qui ont été saisis par les parties à la CITES (pour les requins), en vigueur à partir du 26 Février 2013. »

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Les autres articles concernant la CITES :

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Comptes rendus résumés CITES 2013

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11 mars 2013: 9h00 – 12h05

Le Brésil, la Colombie et les Etats-Unis d’Amérique présentent la proposition CoP16 Prop. 42 visant à inscrire Carcharhinus longimanus (requin océanique) à l’Annexe II. Ils mettent en avant la vulnérabilité de l’espèce compte tenu de sa faible productivité, précisent que l’espèce fait généralement l’objet de captures accidentelles et insistent sur le fait que les communautés de pêche locales ne seraient pas pénalisées par son inscription à l’Annexe II. Ils pensent que cette inscription viendrait compléter les stratégies de gestion de l’espèce actuellement mises en œuvre par les Organisations régionales de gestion des pêches (ORGP) mais indiquent que l’espèce ne fait pas partie de plans de gestion à l’intérieur de son aire de répartition. Ils expliquent qu’il est aisé d’identifier les ailerons et que le fait de retarder l’entrée en vigueur de l’inscription de 18 mois permettrait la mise en place des mesures d’application de la Convention et de lutte contre la fraude. L’Australie, les Bahamas, le Bénin, le Congo, la Guinée, le Honduras, l’Irlande, s’exprimant au nom des Etats membres de l’Union européenne et de la Croatie, le Libéria, le Mali, le Nigéria, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, le Pew Environment Group, s’exprimant également au nom de l’IFAW (Fonds international pour la protection des animaux), de WildAid et du WWF, la République bolivarienne du Venezuela et le Sénégal manifestent leur soutien à cette proposition. La Nouvelle-Zélande indique que nombre des actions requises au titre de la mise en œuvre de la CITES seraient semblables à celles déjà entreprises par les ORGP en matière de gestion des pêches. Elle fait remarquer que des changements dans les méthodes de pêche pourraient être introduits pour réduire les captures accidentelles. Le Libéria appelle les Parties à appuyer les efforts de lutte contre la fraude dans les pays en développement et la Norvège, avec le soutien des Bahamas, souligne l’importance de la participation de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour veiller à ce que la proposition soit transparente et scientifiquement fondée. L’Irlande, s’exprimant au nom des Etats membres de l’Union européenne et de la Croatie, fait observer que l’Union européenne a engagé des fonds en faveur de l’appui au renforcement des capacités en vue de la mise en application des inscriptions aux annexes CITES d’espèces marines. Le Japon fait remarquer que les mesures mises en œuvre par les ORGP se sont considérablement améliorées et, avec l’appui de la Chine, pense que ces dernières seraient plus efficaces pour assurer une gestion durable qu’une inscription à l’Annexe II. Il note également que la mise en place des systèmes de documentation sur les captures s’est révélée difficile par le passé et craint que le délai supplémentaire de 18 mois pour l’entrée en vigueur de l’inscription soit trop court pour résoudre les problèmes de lutte contre la fraude, un point de vue partagé par la Chine et la Fédération de Russie. Il pense par ailleurs qu’il y a un risque que l’inscription de l’espèce aux annexes CITES entraîne une hausse de sa valeur marchande. La Chine fait part de difficultés rencontrées pour identifier les produits et distinguer les ailerons dans des cargaisons mixtes. L’Australie, en revanche, indique qu’en ce qui la concerne, l’identification des ailerons de cette espèce n’a pas posé de problème et le Pew Environment Group ajoute que ces ailerons sont les plus faciles à identifier parmi tous les ailerons de requins dans le commerce. Singapour, avec l’appui de la Coalition internationale des associations halieutiques, insiste également sur les difficultés potentielles d’application. La Grenade et Saint-Vincent-et-les-Grenadines s’opposent à la proposition et indiquent qu’ils redoutent un éventuel effet socioéconomique sur les petits Etats insulaires en développement. Ils pensent qu’il convient de faire porter les efforts sur la mise en œuvre concrète des mesures de gestion des pêches existantes. En réponse à une question de la Grenade sur les activités qui seraient nécessaires pendant la période de 18 mois précédant l’entrée en vigueur de l’inscription, le Secrétariat explique que le financement offert par l’Union européenne sera mis à profit pour aider les Parties ayant des difficultés à émettre des permis et des avis de commerce non préjudiciable. Le Brésil indique qu’il prévoit d’organiser un atelier sur le renforcement des capacités à l’intention de l’Amérique centrale et du Sud et de la région des Caraïbes; parallèlement, la Colombie affirme que la période de 18 mois permettra aux pays de définir leurs besoins en matière de capacités et ajoute qu’un soutien technique pourrait être offert à d’autres régions.  La FAO présente les résultats des discussions du Groupe d’experts sur la proposition d’inscription, soulignant que le groupe a conclu que l’espèce remplissait les critères pour l’inscription à l’Annexe II, les ailerons faisant l’objet d’une demande à des fins de commerce international, d’où la persistance des prises accidentelles. Le Japon demande un vote à bulletins secrets et reçoit le soutien de dix Parties. La proposition est soumise aux voix. Avec 92 voix en faveur, 42 contre et huit abstentions, la proposition est acceptée. Le Chili, le Congo, les Etats-Unis d’Amérique et le Niger indiquent avoir voté en faveur de la proposition.

La proposition CoP16 Prop. 43 visant à inscrire Sphyrna lewini (requin-marteau halicorne), S. mokarran(grand requin-marteau) et S. zygaena (requin-marteau lisse) à l’Annexe II avec une annotation est présentée par le Brésil, la Colombie, le Costa Rica, l’Equateur, le Honduras, l’Irlande, s’exprimant au nom des Etats membres de l’Union européenne et de la Croatie, et le Mexique. Il est proposé d’inscrire S. lewini à l’Annexe II pour éviter que l’espèce ne remplisse, dans un avenir proche, les critères d’inscription à l’Annexe I, et les deux autres espèces pour des raisons semblables. Le Brésil pense que toute proposition d’inscription doit être évaluée sur la base de données scientifiques, en termes de possibilité d’application, et en tenant compte du contexte politique, de façon à ne pas aller à l’encontre de la volonté politique de la communauté internationale. Il estime que cette proposition remplit toutes ces conditions. Les co-auteurs de la proposition se déclarent persuadés que cette proposition remplit tous les critères scientifiques d’inscription et que l’inscription à l’Annexe II est une mesure adaptée pour gérer cette espèce, soulignant que cette inscription n’équivaut pas à une interdiction du commerce et qu’elle n’aura pas d’incidence sur les moyens d’existence. Ils pensent également que l’inscription à l’Annexe II viendra compléter les mesures prises par les ORGP, un point de vue que partage la Sierra Leone, précisant que cette proposition reçoit un large soutien en Afrique de l’Ouest. Le Yémen déclare qu’une protection durable des requins est indispensable dans sa région. Les Comores et la Nouvelle-Zélande appuient la proposition, cette dernière déclarant qu’une grande partie des commentaires qu’elle avait faits au sujet de la proposition précédente s’appliquent également à la présente proposition. Le Brésil et la Nouvelle-Zélande soulignent tous deux qu’ils sont prêts à contribuer au renforcement des capacités dans leurs régions respectives.

11 Mars 2013: 14h00-17h35 

Le Ghana, l’Inde et le Mozambique estiment que les données scientifiques actuelles ne permettent pas  d’appuyer la proposition CoP16 Prop. 43 visant à inscrire Sphyrna lewini (requin-marteau halicorne), S. mokarran (grand requin-marteau) et S. zygaena (requin-marteau lisse) à l’Annexe II. L’Argentine, le Canada, les Etats-Unis d’Amérique, les Maldives, le Niger, les Seychelles, la Somalie et la Wildlife Conservation Society sont tous en faveur de la proposition. Le Canada note qu’une inscription à l’Annexe II permettrait d’appuyer les mesures de gestion mises en place aux niveaux national et régional et l’Argentine précise que les Organisations régionales de gestion des pêches (ORGP) ne réglementent que les activités de leurs membres et non de toutes les Parties à la CITES. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) présente les résultats des discussions du Groupe d’experts sur la proposition d’inscription, soulignant que le groupe a conclu que les espèces remplissaient les critères pour l’inscription à l’Annexe II.  Le Maroc est d’avis que les mesures actuellement mises en place au niveau régional portent leurs fruits. La Namibie s’oppose à la proposition, indiquant qu’elle applique des mesures plus strictes au niveau national et précisant qu’il est difficile de faire la distinction entre les différentes espèces de requins-marteaux. Le Japon pense qu’une inscription à l’Annexe II pourrait se transformer en une interdiction de facto du commerce en raison des difficultés d’application. Il estime que la gestion des espèces devrait être réalisée par l’entremise des ORGP. L’ IWMC World Conservation Trust s’interroge sur la question de savoir si une inscription à l’Annexe II aboutirait à une meilleure gestion.  La Chine demande qu’il soit pris note de ses craintes quant à l’inscription à l’Annexe II de Carcharhinus longimanus (requin océanique), exprimant des doutes au sujet de l’application de cette inscription compte tenu des difficultés à identifier les ailerons de requins au niveau de l’espèce.  La Présidente demande la mise aux voix de la proposition CoP16 Prop. 43, consciente de l’absence de consensus. La Chine demande un vote à bulletins secrets et reçoit le soutien de 10 Parties, conformément au règlement intérieur. Avec 91 voix en faveur, 39 contre et huit abstentions, la proposition CoP16 Prop. 43 est acceptée. Le Chili, les Comores, le Congo, le Costa Rica, El Salvador, les Etats-Unis d’Amérique, le Guatemala, le Honduras, le Mali, le Niger, le Panama, le Paraguay, la Sierra Leone et le Sénégal indiquent avoir voté en faveur de la proposition.

L’Irlande, s’exprimant au nom des Etats membres de l’Union européenne et de la Croatie, présente la proposition CoP16 Prop. 44 visant à inscrire Lamna nasus (requin-taupe commun) à l’Annexe II avec une annotation. En tant que co-auteurs de la proposition, le Brésil, les Comores et l’Egypte précisent que cette inscription ne correspondrait pas à une interdiction de la pêche et du commerce de l’espèce.  L’Islande, notant que les mesures plus strictes prises par l’Union européenne et les pays d’Amérique du Nord ont déjà un effet positif, pense que les Etats et les ORGP sont les instruments les plus adaptés pour réglementer le commerce de cette espèce et, aux côtés du Chili, attire l’attention sur l’absence de données scientifiques sur la population de l’hémisphère Sud. La Chine et le Japon sont d’avis que cette population pourrait être plus abondante que l’on ne croit et se disent inquiets face aux problèmes d’identification au niveau de l’espèce. Le Mozambique fait également part de ses craintes au sujet d’espèces semblables. Il ne soutient pas la proposition, à l’image de la Gambie, de la Guinée, du Maroc, de la République de Corée, de la Thaïlande et de Creative Conservation Solutions.  La Nouvelle-Zélande fait référence à un nouveau rapport selon lequel les populations de l’hémisphère Sud sont nettement moins nombreuses que celles de l’hémisphère Nord et informe les Parties qu’elle-même et l’Uruguay appliquent des mesures nationales plus strictes. Elle appuie cette proposition, à l’image de l’Argentine, du Burkina Faso, du Canada, de la Colombie, du Congo, d’El Salvador, des Etats-Unis  d’Amérique, du Honduras, du Libéria, du Mali, du Pérou, de la République démocratique du Congo, du Sénégal et du WWF.  La FAO fait observer que si la majorité des membres du groupe d’experts juge que les critères biologiques pour l’inscription à l’Annexe II sont remplis, de nouvelles informations indiquent que la population de l’hémisphère Sud pourrait être plus nombreuse qu’on ne le pensait. Il fait également part de difficultés en matière d’identification des parties et produits de l’espèce et dans l’émission d’avis de commerce non préjudiciable.  La Présidente demande la mise aux voix de la proposition CoP16 Prop. 44, consciente de l’absence de consensus. La Guinée demande un vote à bulletins secrets et reçoit le soutien de 10 Parties, conformément au règlement intérieur. Avec 93 voix en faveur, 39 contre et huit abstentions, la proposition est acceptée.  L’Australie, le Burkina Faso, la Colombie, les Comores, le Congo, le Costa Rica, le Danemark, l’Equateur, El Salvador, les Etats-Unis d’Amérique, le Guatemala, l’Inde, le Mali, le Mexique, le Niger, le Panama, le Paraguay, le Pérou, la République démocratique du Congo, les Seychelles et la Suisse indiquent avoir voté en faveur de la proposition. Le Chili et le Danemark expliquent qu’ils ont voté contre la proposition, ce dernier s’exprimant au nom du Groenland. Le Danemark annonce par ailleurs émettre une réserve quant à l’inscription.

L’Australie explique qu’elle a voté ou votera en faveur des propositions CoP16 Prop. 42, 43 et 46.

El Salvador, l’Equateur, la République démocratique du Congo et la Suisse indiquent qu’ils ont voté en faveur des propositions CoP16 Prop. 42 et 43. Le Guatemala, le Mali, le Panama et le Pérou expliquent qu’ils ont voté en faveur de la proposition CoP16 Prop. 42. Le Mexique indique qu’il a voté ou votera en faveur des propositions CoP16 Prop. 43 t 45.

La proposition CoP16 Prop. 45 visant à transférer Pristis microdon (poisson-scie) de l’Annexe II à l’Annexe I est présentée par I’Australie. Celle-ci estime qu’en dépit d’un quota d’exportation zéro en vigueur depuis juin 2011, l’inscription de l’espèce à l’Annexe I renforcera son interdiction d’exportation au niveau national et enverra un message aux négociants susceptibles de prélever des spécimens en vue de leur commerce. L’Australie se félicite de l’appui à la proposition d’autres Etats de l’aire de répartition et indique que cette proposition est soutenue par le Secrétariat, le Groupe d’experts de la FAO et TRAFFIC.  Le Congo, le Costa Rica, les Etats-Unis d’Amérique, l’Irlande, s’exprimant au nom des Etats membres de l’Union européenne et de la Croatie, l’Inde, l’Indonésie, le Kenya, la Nouvelle-Zélande, les Samoa, la Sierra Leone et Humane Society International, s’exprimant aussi au nom de la German Elasmobranch Society, de Project AWARE, de Shark Advocates, du Shark Trust et du Réseau pour la survie des espèces (SSN) appuient tous cette proposition. La Nouvelle-Zélande déclare que l’espèce remplit les critères biologiques d’inscription à l’Annexe I, la Sierra Leone insiste sur son importance culturelle au plan national et les Etats-Unis d’Amérique, l’Inde et l’Indonésie signalent que cette espèce est déjà protégée au titre de leurs législations nationales respectives.  Le Japon est d’avis que le quota d’exportation zéro actuellement appliqué par l’Australie devrait suffire pour que le commerce international ne représente pas une menace substantielle et recommande d’accorder une plus grande attention au contrôle des prises incidentes. Après de plus amples précisions données par l’Australie, le Japon déclare qu’il ne s’opposera pas au consensus.

La proposition CoP16 Prop. 45 est acceptée par consensus.

Le Brésil, la Colombie et l’Equateur présentent la proposition CoP16 Prop. 46 (Rev. 2) visant à inclure Manta spp. (y compris Manta birostris, Manta alfredi et toute autre espèce éventuelle de Manta) (raies Manta) à l’Annexe II, avec une annotation. Ils expliquent que les raies Manta ont une très faible fécondité et que leurs populations restreintes et extrêmement fragmentées couvrent une vaste aire de répartition. Leur tendance à se rassembler les rend très vulnérables à la surexploitation et la valeur élevée des plaques branchiales ainsi que la demande en peaux et cartilage alimenteraient un commerce non durable, entraînant une diminution marquée de la population. La proposition d’inscription permettrait une surveillance appropriée du commerce et garantirait la durabilité des prélèvements.  L’Afrique du Sud, l’Australie, les Etats-Unis d’Amérique, l’Irlande, s’exprimant au nom des Etats membres de l’Union européenne et de la Croatie, le Libéria, le Mozambique, le Qatar, la Thaïlande et l’Uruguay appuient la proposition. L’Irlande, s’exprimant au nom des Etats membres de l’Union européenne et de la Croatie, signale que depuis 2012, le débarquement de raies Manta par tout navire enregistré au sein d’un Etat membre de l’Union européenne est interdit. L’Afrique du Sud, l’Australie et Divers for Sharks attirent l’attention sur la valeur substantielle des raies Manta pour le tourisme.  Le Cambodge, la Chine et le Japon s’opposent à la proposition, estimant que les critères pour l’inscription à l’Annexe II ne sont pas remplis. Le Japon pense que les auteurs de la proposition devraient faire part de leurs craintes au sujet des raies Manta au sein d’autres instances mieux placées pour traiter de cette question et que les prises accidentelles et non le commerce devraient être au centre des débats.  La FAO attire l’attention sur les résultats des discussions de son Groupe d’experts, insistant sur la pauvreté des informations relatives à la taille des populations et à leur évolution. Elle attire l’attention sur les facteurs de risque associés aux raies Manta, notamment sur l’absence actuelle de mesures de gestion et sur la valeur élevée des plaques branchiales, tout en admettant qu’aucun élément ne permet de conclure à une augmentation du commerce. Elle pense qu’une inscription de l’espèce aux annexes CITES ne portera ses fruits que combinée à un renforcement des réglementations nationales et à une gestion coordonnée au niveau régional. La Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS) fait remarquer que Manta birostris est inscrite à l’Annexe I et à l’Annexe II de la CMS.  La Présidente demande la mise aux voix de la proposition CoP16 Prop. 46, consciente de l’absence de consensus. Le Cambodge demande un vote à bulletins secrets et reçoit le soutien de 10 Parties, conformément au règlement intérieur. Avec 96 voix en faveur, 23 contre et sept abstentions, la proposition CoP16 Prop. 46 est acceptée. L’Argentine, les Comores, le Congo, El Salvador, les Etats-Unis, le Guatemala, le Honduras, le Mali, le Niger, le Panama, le Paraguay et le Pérou expliquent qu’ils ont voté en faveur de la proposition.

Source et documents officiels : CITES

Cinq espèces de requins entrent dans le gotha des animaux protégés

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Photograph by Mark Strickland 
Requin pointe blanche ou requin à pointes blanches de récif ou encore requin houareau (Carcharhinus albimarginatus

(AFP) BANGKOK — La communauté internationale a confirmé jeudi la protection de cinq requins menacés par la surpêche et dont le commerce sera désormais régulé, une décision saluée comme « historique » par les défenseurs de l’environnement après une ultime tentative de certains pays asiatiques.

Plusieurs nations inquiètes pour leur industrie de la pêche dont le Japon, qui avait mené le front d’opposition à ces décisions avec la Chine, ont tenté de rouvrir la discussion sur certaines de ces espèces, en vain.

Au dernier jour de leur réunion, les 178 pays membres de la Convention sur le commerce international des espèces menacées (Cites) ont validé, en plénière, la protection du requin océanique à pointe blanche (ou requin longimane), de trois requins-marteaux (halicorne, grand et lisse) et du requin-taupe, ainsi que des raies mantas.

« Bien sûr, nous sommes déçus », a déclaré à l’AFP Shingo Ota, de l’Agence japonaise de la pêche. « La question est de savoir si la Cites est la mieux placée (pour trancher) ou si nous devrions nous appuyer sur les organisations de pêche ».

Mais la décision a surtout été accueillie par des félicitations et des tonnerres d’applaudissements des représentants des ONG et des délégués des pays favorables à ces mesures, des Etats-Unis au Brésil en passant par l’Union européenne.

« C’est le jour le plus important pour l’océan en 40 ans d’histoire de la Cites », s’est réjouie Susan Lieberman, de l’ONG Pew. « C’est un moment historique, où la science l’a emporté sur la politique », a renchéri Carlos Drews, du Fonds mondial pour la nature (WWF).

Lors de la précédente conférence de la Cites en 2010, des propositions de protection des squales, dont les ailerons sont vendus à prix d’or en Asie, avaient échoué de justesse.

Mais les cinq requins, ainsi que les raies mantas pêchées pour leurs branchies, ont été cette fois inscrits à l’annexe II de la Cites, qui permet de réguler le commerce d’une espèce pour empêcher sa surexploitation.

D’ici à 18 mois, les pays exportateurs seront tenus de délivrer des permis d’exportation pour toutes ces espèces, tout en assurant la survie de chacune, et s’exposeront à des sanctions dans le cas contraire.

Grand requin blanc, requin baleine et requin pèlerin faisaient déjà partie des rares poissons protégés par la Cites, mais ils n’ont jamais vraiment fait l’objet d’une exploitation commerciale.

Selon l’ONG Traffic, le commerce d’ailerons est estimé à plus de 480 millions de dollars par an. Et l’Asie est la principale accusée dans cette pêche massive.

Environ 100 millions de requins sont tués chaque année dans le monde, selon l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui estime que 90% de la population de l’animal a disparu en un siècle.

« Peut-être est-ce un peu tard » pour les protéger, a admis Steve Galster, directeur de l’ONG Freeland. « Mais mieux vaut tard que jamais ». « Maintenant, tout dépend de l’application » des décisions, a-t-il ajouté, insistant pour poursuivre les « progrès importants » enregistrés dans la réduction de la demande.

Pékin a notamment interdit la soupe d’ailerons dans les banquets d’Etat. Et des restaurants réputés à Hong Kong, premier marché mondial, et à Singapour l’ont retirée des menus.

Source AFP 

CITES : votes pour des règles robustes pour protéger les requins et raies manta contre la surexploitation

Communiqué de presse de la CITES

Traduction

Si elle est approuvée par la plénière de jeudi, la nouvelle réglementation entrera en vigueur dans 18 mois.
Les Maldives en tant que nouveau membre aura le droit de voter pour la première fois.

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Bangkok, 12 Mars 2013 – Les gouvernements représentés à la Conférence de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages (CITES) ont voté en faveur de la régulation du commerce international chez cinq espèces de requins et de raies Manta. Les propositions ont été acceptées en première instance par le Comité I, après un vote au scrutin secret, à la suite de plusieurs tentatives lors des réunions de la Conférence précédentes. Ils doivent encore être approuvées par la plénière le dernier jour de la réunion.

Le requin océanique (Carcharhinus longimanus), le requin marteau halicorne (Sphyrma lewini), le grand requin-marteau (Sphyrna mokarran), requin-marteau lisse (Sphyrna zigaena) et le requin-taupe commun (Lamna nasus) – cinq espèces de poissons de grande valeur commerciale – sera ajouté à l’Annexe II de la CITES et doivent donc être commercialisés avec les permis CITES. On estime à plusieurs millions de requins, la pêche de ces cinq espèces chaque année pour alimenter la demande d’ailerons.

Après un vote à bulletin secret, le requin océanique (proposition 42) a été adopté par 92 voix en faveur, 42 contre et 8 abstentions. La Colombie a présenté la proposition, suivie immédiatement par les co-auteurs le Brésil et les États-Unis d’Amérique. Ceux qui s’opposent à l’inscription ont fait valoir que les organisations régionales de gestion des pêches (ORGP) sont les mieux placés pour faire face au déclin des stocks de requins.

Le Brésil a ensuite présenté la proposition de 43 qui concerne trois espèces de requins-marteaux. Le requin-marteau halicorne est très répandue dans les régions tempérées côtières chaudes et les mers tropicales et est largement exploité pour ses ailerons. Les promoteurs de cette proposition ont souligné les baisses importantes de la population de l’espèce qui ont été signalés dans de nombreux domaines, ainsi que l’importance des résultats du Sommet de Rio +20 l’an dernier pour une meilleure protection des espèces marines. Les deux autres espèces de requin-marteaux ont des nageoires semblables qui sont difficiles à distinguer dans le commerce, et les promoteurs, ont donc recommandé que ceux-ci soient aussi soumis aux contrôles de la CITES. La proposition a été adoptée par 91 voix par scrutin secret en faveur, 39 contre et 9 abstentions.

Après deux tentatives infructueuses lors des précédentes réunions de la Conférence de la CITES, la proposition d’inscrire le requin-taupe commun (proposition 44) a également été adopté au scrutin secret par 93 voix pour, 39 contre et 8 abstentions. Irlande, au nom des États membres de la Communauté européenne et la Croatie, a présenté la proposition et a annoncé un portefeuille de 1,2 millions d’euros pour aider les pays en développement dans la mise en œuvre de l’inscription de cette espèce et d’autres espèces marines. Les partisans de l’alliance a accueilli les pays co-parrains de la proposition et a fait valoir que l’exigence d’un permis CITES d’exportation veillera à ce que les marchés internationaux soient fournis en poissons provenant de gestion durable des pêcheries qui maintiennent des dossiers précis. Cette espèce a connu des déclins sévères, notamment dans l’Atlantique Nord et la Méditerranée, en raison de la pêche non durable pour sa haute valeur pour la viande et les nageoires.

Plus tard dans le programme, l’Equateur a présenté la proposition 46 pour l’inscription d’espèces de raies manta à l’Annexe II. La proposition a été adoptée, encore une fois, au scrutin secret, par 96 voix pour, 23 contre et 7 abstentions. Les Raies mantas sont à croissance lente, des animaux migrateurs avec de petites populations très fragmentées. Elles sont parmi les plus faibles taux de reproduction de tous les animaux marins, les femelles donnant naissance à un seul petit tous les deux à trois ans, ce qui les rend extrêmement vulnérables à la surexploitation. La plupart des populations connues sont de petite taille, bien qu’il y ait une population exceptionnelle d’une espèce dans les Maldives, estimé à 5000 ou plus. Les Mantas atteignent des prix élevés sur les marchés internationaux et ont été négociés en grand nombre ces dernières années.

Dans la dernière décennie, la CITES a de plus en plus tourné son attention vers les espèces de poissons ayant une valeur commerciale, comme l’esturgeon, les hippocampes et les requins pèlerins et les requins baleines.

Version originale

Accord international pour protéger quatre espèces de requins menacées

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(AFP) BANGKOK — La communauté internationale a décidé lundi de réguler le commerce de quatre requins très prisés pour leurs ailerons et dont l’espèce est menacée, malgré l’opposition de pays inquiets pour l’industrie de la pêche.

Les 178 pays membres de la Convention sur le commerce international des espèces menacées (Cites), réunis depuis plus d’une semaine à Bangkok, ont décidé de protéger le requin océanique à pointe blanche (ou requin longimane) et trois espèces de requins-marteaux (hallicorne, grand et lisse).

Lors de deux votes à bulletins secrets qui nécessitaient une majorité des deux-tiers, le requin océanique a recueilli 92 voix pour sa protection, 42 contre et 8 abstentions, et les trois requins-marteaux 91 pour, 39 contre et 8 abstentions.

Des résultats salués par des applaudissement nourris.

Lors de la précédente conférence en 2010, des propositions similaires de protection des squales, dont les ailerons sont vendus à prix d’or en Asie, avaient échoué de justesse face à un front de capitales inquiètes pour l’industrie de la pêche.

Mais les quatre requins ont été cette fois inscrits à l’annexe II de la Cites, qui permet de réguler le commerce d’une espèce pour empêcher sa surexploitation. Si ces mesures sont confirmées cette semaine en réunion plénière, elles entreront en vigueur d’ici 18 mois.

Les pays exportateurs seront alors tenus de délivrer des permis d’exportation tout en assurant la survie de l’espèce.

La Cites doit également examiner dans la journée l’inscription du requin-taupe sur cette même liste. En 2010, ce requin avait été inscrit à l’annexe II en comité avant un revirement en plénière.

Depuis l’entrée en vigueur de la Cites en 1975, seuls le grand requin blanc, le requin baleine, le requin pèlerin et le poisson-scie ont été placés sous sa protection.

Plusieurs pays d’Asie, Japon en tête, se sont une nouvelle fois opposés à élargir la protection des requins. Tokyo estime par principe que les espèces marines commerciales ne devraient pas être gérées par la Cites, mais par les organisations de pêche.

Environ 100 millions de requins sont tués chaque année dans le monde, selon l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui estime que 90% de la population de l’animal a disparu en un siècle.

Source AFP

Votes pour les requins-marteaux2Présentation1

Votes pour le requin Océanique

3

Votes pour le requin Taupe Commun

4

Votes pour les Raies Manta

Comprendre la CITES :

16ème conférence des parties : Convention sur le commerce international des espèces menacées

Entre 63 et 273 millions de requins sont tués chaque année

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Une nouvelle étude* indique qu’entre 63 et 273 millions de requins sont tués chaque année, avec une moyenne de 100 millions de requins/an.

« C’est de loin l’estimation la plus complète sur la mortalité des requins, parce que nous considérons toutes les sources de mortalité, de la pêche directe, l’ enlèvement des nageoires (finning), et les rejets. l’estimation a été obtenue en prenant en compte près de 100 publications sur les captures et la mortalité des requins. » Propos de Boris Worm, biologiste marin à l’Université Dalhousie à Halifax, en Nouvelle-Écosse, et auteur principal de l’étude.

Cette étude démontre la pêche excessive des requins, une surexploitation réelle. « Cette étude montre qu’une quantité phénoménale de requins sont tués.Nous estimons qu’un requin sur 15  meurt chaque année de la pêche. »  « Sur le plan biologique, les requins ne peuvent tout simplement pas suivre le rythme actuel de l’exploitation et de la demande », a déclaré Boris Worm

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 Worm et al. 2013. Total mortality = total catch – those that survived being released. Numbers are in 1,000 tons. IUU= Illegal, Unreported and Unregulated   =    Worm et al. 2013. La mortalité totale = total des captures – ceux qui ont survécu après avoir été relâchés. Les chiffres sont en 1.000 tonnes. INN = illicite, non déclarée et non réglementée

Les auteurs constatent que malgré une sensibilisation accrue du public et des défenseurs de la nature, il n’y a pas de baisse significative depuis 2000.

Pour lutter contre ce problème, les auteurs font plusieurs recommandations. Ils réaffirment notamment que se concentrer sur l’enlèvement des nageoires seule ne suffit pas parce que le problème est la surpêche, et recommande plutôt de mettre l’accent sur les espèces les plus menacées par l’intermédiaire de la CITES, d’instituer des quotas de pêche stricts à vocation scientifique, et la protection des habitats critiques. Les auteurs notent que les mesures de protection ponctuelles peuvent protéger les requins au niveau local, mais ont peu d’effet sur ​​la demande mondiale. En outre, ils suggèrent un accord international semblable à la Commission baleinière internationale (the International Whaling Commission).

Dans le communiqué de presse de cette étude, le Dr Worm précise :  « Des mesures de protection doivent être revues à la hausse afin d’éviter un nouvel appauvrissement et la disparition possible de nombreuses espèces de requins. »

Le Dr Worm a de grands espoirs pour la CITES:

«[Notre papier] montre que le problème de la pêche au requin  n’a pas été résolu par la réglementation en vigueur, et que la majorité des espèces de requins sont menacées par la surpêche. La CITES est un outil efficace dans la prévention de l’extinction de certaines des espèces les plus vulnérables. sur la terre, la CITES a été efficace à 100% dans la prévention de l’extinction de milliers d’espèces inscrites. J’espère que cela peut être effectivement appliquées aux créatures océaniques ainsi. »

Source : http://www.southernfriedscience.com/?p=14486

*Boris Worm, Brendal Davis, Lisa Kettemer, Christine Ward-Paige, Demian Chapman, Michael Heithaus, Steven Kessel, and Samuel Gruber (2013) Global catches, exploitation rates, and rebuilding options for sharks. Marine Policy

Le rapport de l’étude (en anglais) : http://pdf.lu/bm45

En savoir plus sur la CITES :

16ème conférence des parties : Convention sur le commerce international des espèces menacées

Cites 2013 : des français soutiennent les requins

Shark Stanley

Pierre Frolla et  Robert Calcagno Richard Allan Réunion shark alliance 13fev2013 007 Université Université

Photos : © Sauvegarde des requins et Sibylline Faune Marine

Pierre Frolla, auteur de quatre records du monde en apnée, Robert Calcagno, directeur de l’Institut océanographique, Richard Allan de Requins en Péril, ainsi que bien d’autres, soutiennent Stanley et ses amis.

Un grand merci à tous pour leur participation.

D’autres photos sur la page de Shark Defenders : https://www.facebook.com/SharkStanley/photos_albums

Voir aussi l’article : 

16ème conférence des parties : Convention sur le commerce international des espèces menacées

16ème conférence des parties : Convention sur le commerce international des espèces menacées


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La CITES  (the Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora): Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, accord intergouvernemental signé le 3 mars 1973 à Washington. Il est aussi appelé Convention de Washington.

Tous les trois ans, les modalités d’application de la Convention et la liste des espèces concernées sont révisées lors des Conférences des parties (177 parties à ce jour).

Nouveau Rendez-vous des différents pays du 03 au 14 mars 2013

Le rôle de la CITES : Elle a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent.

Plus d’informations sur la Cites : http://www.cites.org/fra/

1) Les annexes en bref :

Annexe I : Les espèces inscrites à l’Annexe I sont les plus menacées de toutes les espèces animales et végétales couvertes par la CITES. Etant menacées d’extinction, la CITES en interdit le commerce international de leurs spécimens sauf lorsque l’importation n’est pas faite à des fins commerciales mais, par exemple, à des fins de recherche scientifique.

Annexe II : Les espèces inscrites à cette annexe ne sont actuellement pas menacées d’extinction mais pourraient le devenir si leur commerce n’est pas contrôlé. Cette annexe permet de réglementer leur commerce dans le monde.

Annexe III : L’Annexe III est la liste des espèces inscrites à la demande d’une Partie qui en réglemente déjà le commerce et qui a besoin de la coopération des autres Parties pour en empêcher l’exploitation illégale ou non durable .Le commerce international des spécimens des espèces inscrites à cette annexe n’est autorisé que sur présentation des permis ou certificats appropriés.

Plus d’informations sur les annexes : http://www.cites.org/fra/app/index.php

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Photo Pew

2) Les requins et la Cites :

  • Actuellement :

En annexe I : les poissons scies (à l’exception du Pristis microdon)

En annexe II: Le Grand Blanc, le requin Baleine et le requin Pèlerin

  • Les demandes d’inscription pour cette année en annexe II:

Requin longimane (Carcharhinus longimanus)

http://www.cites.org/fra/cop/16/prop/F-CoP16-Prop-42.pdf

Requin-marteau halicorne, , grand requin-marteau  et requin-marteau lisse (Sphyrna lewini, S. mokarran et S. zygaena)  http://www.cites.org/fra/cop/16/prop/F-CoP16-Prop-43.pdf

Requin-taupe commun (Lamna nasus)

http://www.cites.org/fra/cop/16/prop/F-CoP16-Prop-44.pdf

-Raies mantas

http://www.cites.org/fra/cop/16/prop/F-CoP16-Prop-46.pdf

-Paratrygon aiereba (Raie)

http://www.cites.org/fra/cop/16/prop/F-CoP16-Prop-47.pdf

-Raie à aiguillon commune et pastenague de Schroder (Potamotrygon motoro et P. schroederi)  http://www.cites.org/fra/cop/16/prop/F-CoP16-Prop-48.pdf

  • Les demandes en annexe I :

Poisson scie (Pristis microdon)

AGIR

Rejoignez l’évènement sur Facebook :

https://www.facebook.com/events/368109093297071/

Mise à jour au 28/02 : Le Liban vient de rejoindre la CITES (178 parties)

Comprendre la Cites en vidéo : http://www.arte.tv/guide/fr/049881-003/le-dessous-des-cartes