Cap requins :un pillage subventionné des eaux côtières réunionnaises

Le programme Cap Requins qui a récemment défrayé la chronique judiciaire par sa totale opacité,  se trouve au cœur d’un nouveau scandale financier et environnemental :Un véritable pillage des eaux côtières réunionnaises par des pêcheurs subventionnés
Sous prétexte de pêche au requin, ces pêcheurs utilisent en masse des hameçons sous dimensionnés ,sur des palangres de dizaines d’hameçons ,  tout prés  des côtes de la Réunion et  revendent le poisson attrapé  

Vous trouverez en photo jointe un comparatif d’échelle entre les hameçons utilisés à La Réunion et ceux utilisés en Australie occidentale…où la pêche au requins a ensuite été abandonnée, considérée comme dangereuse pour la faune et inefficace en termes de sécurisation .

Avec des hameçons plus petits, placés en palangres de dizaines d’hameçons , plus prés des côtes ,sur le très étroit plateau qui entoure la Réunion, il n’est pas nécessaire d »être scientifique pour imaginer l’impact encore plus destructeur de la méthode autour d’une ile minuscule comme la Réunion
Le programme Cap requin est de plus subventionné d’une façon qui fait craindre un détournement de l’objectif d’utilisation des fonds européens pour la pêche vers un projet de prétendue sécurisation relevant alors de l’Etat et celà dans une totale opacité .Les avocats de Sea Shepherd, viennent , à l’instar de Monsieur Derand , de faire à l’Etat une demande de documents.

Vous trouverez également joint des photos du premier ministre australien présentant les hameçons à requins utilisés là bas …Il est facile à tous de les comparer à ceux visibles sur les nombreuses vidéos locales
 Le collectif des associations Sea Shepherd, Aspas , fondation Brigitte Bardot,Longitude 181, Sauvegarde des requins, Tendua , Vague , Requin Intégration 

CommuniquéCap requins :un pillage subventionné des eaux côtières réunionnaises

Après l’échec mal dissimulé de son programme drum-line , le comité régional des pêches a lancé, toujours dans une totale opacité, un nouveau programme de palangres qui n’a été évalué par aucun comité scientifique, ni présenté à quiconque.Ce programme cache un véritable pillages des eaux côtières réunionnaises
Cinq pêcheurs, parmi lesquels le propre frère du président du comité régional des pêches, se sont vus attribuer la manne financière de ce programme « palangres»
Comme apparemment cet argent  ne suffisait pas à leur appétit, ils sont autorisés à conserver et vendre les « prises accessoires, » c’est-à-dire tous les poissons comestibles qu’ils attraperont.
Les palangres ne sont  pas munies d’hameçons spécifiques à requins mais d’hameçons assez petits pour attraper n’importe quel cabot, carangue ou  vivaneau de plus de 2 kg.
Ce sont maintenant des palangres de dizaines d’hameçons appâtés, capables d’attraper à peu près n’importe quoi, qui vont être placées sans contrôle, tout près des plages, de la réserve, des récifs .
On va non seulement augmenter le danger pour les surfeurs et baigneurs, en attirant les requins encore plus prés, mais on va aussi piller de tous ses poissons revendables la minuscule bande côtière où se concentre toute la vie marine de la Réunion.
En dehors des quelques bénéficiaires subventionnés, c’est toute la petite pêche côtière réunionnaise, de loisirs ou professionnelle, qui est menacée par ce programme.
Cette pêche intensive aura aussi un impact sur des activités comme la plongée, la chasse sous-marine, et même sur la richesse et l’efficacité de la réserve marine.
Se pose aussi la question d’une forme de concurrence déloyale vis-à-vis des autres pêcheurs : des pêcheurs subventionnés pillent la ressource commune et peuvent vendre leurs prises en-dessous de leur prix de revient à quelques privilégiés.
Si, de plus, des fonds européens dédiés à la pêche étaient utilisés pour un programme qui relèverait du rôle de l’État et de la sécurisation, l’affaire pourrait être très grave et digne d’une république bananière.
Nous attendons donc de Monsieur le Préfet, comme il s’y était engagé, que soient rendus publics tous les documents et conventions signés entre l’Etat qu’il représente, et le Comité Régional des Pêches Maritimes ainsi que tous les documents se rapportant à ces programmes.
Le collectif des associations Sea shepherd, Aspas , fondation Brigitte Bardot,Longitude 181, Sauvegarde des requins, Tendua , Vague , requin Intégration 

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Comparatif d'échelle entre les hameçons utilisés à La Réunion et ceux utilisés en Australie occidentale
Comparatif d’échelle entre les hameçons utilisés à La Réunion et ceux utilisés en Australie occidentale
Hameçons utilisés en Australie lors de leur campagne destructrice puis ensuite abandonnée
Hameçons utilisés en Australie lors de leur campagne destructrice puis ensuite abandonnée

Réunion du Comité Opérationnel de Réduction du Risque Requins à La Réunion (CO4R)

30/04/2014. Ce jour s’est tenue la réunion du Comité Opérationnel de Réduction du Risque Requins à La Réunion (CO4R). A cette occasion, un état d’avancement des différents sujets figurant à l’ordre du jour a été effectué.

1°) Point relatif à la mise en œuvre par les mairies des dispositions de la lettre-circulaire du 13 mars 2014 relative à l’information des populations et à l’application de l’arrêté préfectoral du 12 février 2014 portant réglementation temporaire de la baignade et de certaines activités dans la bande des 300 mètres à partir du littoral du département de La Réunion.
Le travail de suivi des actions réglementaires des communes, dans le cadre de l’application de l’arrêté préfectoral du 12 février 2014 portant réglementation temporaire de la baignade et de certaines activités nautiques dans la bande des 300 mètres à partir du littoral du département de La Réunion, se poursuit.
Les communes ont présenté les mesures qu’elles ont mises en oeuvre ou prévoient d’adopter pour la gestion du risque requin, tant dans le domaine réglementaire qu’en matière d’aménagement des sites de pratique d’activités nautiques : protection par filet des zones de baignade de Boucan Canot et des Roches-Noires, projet de mise en place de barrière électromagnétique dans les mêmes zones. Par ailleurs, la commune de Saint-Leu a indiqué, dans le cadre de l’appel d’offre européen lancé pour la sécurisation de son littoral, que les notifications sont actuellement en cours.
Les services de l’Etat poursuivent leur travail d’accompagnement auprès de ces collectivités, notamment dans le cadre de l’élaboration de leur plan de balisage. Une nouvelle commission nautique locale est programmée le 15 mai 2014 et traitera de projets en lien avec la gestion du risque requin, dans le but de délimiter notamment deux zones de bain à Saint-Leu (plage du centre ville et plage 46).

Il est indispensable que la mise en place d’une signalétique appropriée se poursuive sur tous les lieux où se pratiquent les activités nautiques. Il s’agit en effet d’un élément essentiel de prévention rappelé par le Conseil d’Etat dans son ordonnance du 13 août 2013.

2°) Point d’étape relatif aux projets en cours

Projet « CAP REQUINS »

Le projet « Cap Requins », porté par le CRPMEM, visant à expérimenter le recours à certaines techniques de capture et de marquage des requins dans une perspective de réduction du risque, est mis en oeuvre depuis la mi-janvier 2014 en baie de Saint-Paul. Soutenu par l’Etat et les collectivités locales (la Région et la mairie de Saint-Paul), ce dispositif se révèle jusqu’à présent efficace, tant sur les requins marqués que sur les captures accessoires (lesquelles sont systématiquement relâchées ou marquées). En parallèle, le réseau des stations d’écoute a été étendu, pour permettre de mieux évaluer l’évolution de la fréquentation du site et l’efficacité des techniques de pêche. Ce projet est conduit avec le concours scientifique et opérationnel des experts sud-africains du Kwazulu Natal Sharks Board et d’un comité d’experts locaux et nationaux qui se réunit tous les mois pour un suivi de l’expérimentation. A ce jour, 8 requins ont été prélevés dans le cadre de CAP REQUINS : 3 bouledogues et 5 tigres. Au regard des premiers résultats intermédiaires, qui apparaissent encourageants mais qui doivent être consolidés, plusieurs communes ont manifesté leur intérêt pour un déploiement du projet sur de nouveaux sites.

Programme de valorisation des captures

La seconde phase du programme « ciguatéra », qui vise le développement d’une filière d’appoint pour la petite pêche réunionnaise est engagée avec le concours du comité régional des pêches de La Réunion. A ce jour, sur un échantillon de 90 requins, 11 ont ainsi été analysés, dont les 8 prélevés dans le cadre de CAP REQUINS. Plus de 30 mesures biométriques sont réalisées par l’ARVAM sur chaque animal : évaluation des contaminants organiques – toxines – et non organiques – métaux lourds -, génétique, reproduction, recherches médico-légales… Il est prévu que des prélèvements complémentaires soient réalisés sur l’ensemble du littoral de La Réunion afin de disposer d’un plan d’échantillonnage conforme aux recommandations des autorités sanitaires. Il a été précisé que la reprise de la commercialisation à des fins de consommation humaine ne constitue pas la seule perspective, l’objectif général du programme consistant à rechercher la réintégration de la pêche de requins dans le modèle économique de la petite pêche côtière réunionnaise. A cet effet, les analyses effectuées sont bancarisées et pourront être mobilisées pour envisager d’autres débouchés à forte valeur ajoutée.

Évaluation du dispositif « Vigies requins »

Cette étude pilote associant la ligue de surf, l’IRD et soutenue par la Région et par la DJSCS, a été engagée sur le site des Roches-Noires (commune de Saint-Paul), au début du mois de janvier 2014. Actuellement, le dispositif est entré dans sa phase de terrain, durant laquelle est testée l’efficacité des vigies immergées, notamment grâce au recours à des technologies innovantes. Afin d’optimiser ses conditions d’expérimentation, ce dispositif pourrait être prochainement déployé sur de nouveaux sites, situés dans d’autres communes.

Point relatif à l’étude participative sociale et économique relative à la prévention et à la gestion du risque requin : « Mieux connaître pour mieux agir »

L’analyse socio-économique de la crise requin « mieux connaître pour mieux agir » se poursuit, après 80 entretiens conduits avec les acteurs locaux. A ce jour, elle a permis d’identifier plusieurs grandes thématiques sur lesquelles des ateliers participatifs seront prochainement organisés, permettant de contribuer à une stratégie de sensibilisation au risque requin.

3°) Mise en place du centre de ressources et d’appui sur le risque requin
Parallèlement aux nombreux chantiers ouverts et conformément au plan interministériel « pour une politique active de prévention du risque requin à La Réunion », l’Etat est engagé dans une démarche de création d’un observatoire, centre de ressources et d’appui dans le domaine de la gestion du risque requin. L’objectif consiste à construire, en collaboration avec l’ensemble des collectivités locales et des partenaires, une entité de référence à vocation opérationnelle et scientifique, tenant compte des particularités du contexte réunionnais. Une phase de préfiguration débutera en septembre prochain pour examiner les conditions de mise en place de cette structure.

Il est rappelé que la mesure d’interdiction de la baignade et de certaines activités nautiques, reconduite par arrêté du 12 février 2014 et applicable jusqu’au 15 septembre 2014, est la seule qui permette, à ce stade, de garantir la sécurité des usagers de la mer et d’éviter les accidents. Cette interdiction doit être strictement respectée. 
Les activités nautiques non interdites, telles la plongée ou la pêche sous marine, en l’absence d’une réglementation spécifique plus restrictive, demeurent possibles et s’effectuent aux risques et périls de leurs usagers. Le Préfet recommande aux pratiquants d’effectuer ces activités en groupe, sous l’encadrement et la responsabilité des professionnels de la mer.

 Le communiqué : ici 

Note de Sauvegarde des requins :  les 8 requins prélevés sont 3 tigres et 5 bouledogues

Réunion du Comité opérationnel de réduction du risque requins à La Réunion (CO4R) du 23 janvier 2014

Communiqué de presse , Saint-Denis, 24 janvier 2014

Ce jour s’est tenue la réunion du Comité Opérationnel de Réduction du Risque Requins à La Réunion (CO4R). A cette occasion, un état d’avancement des différents sujets figurant à l’ordre du jour a été effectué.

1°) Point d’information générale : situation de la ferme aquacole.

La situation de la ferme aquacole a évolué au cours de ces dernières semaines. Après la liquidation de la société aquacole des Masacareignes (SAM) et les dégâts causés par le cyclone BEJISA, l’Association réunionnaise de développement de l’aquaculture (ARDA) a entrepris, avec l’accord du mandataire judiciaire, le démantèlement des équipements constituant un danger pour la navigation. Ces travaux de sécurisation ont débuté à la mi janvier 2014 et se poursuivront dans les prochaines semaines.

2°) Point relatif à la mise en oeuvre par les mairies des dispositions de la lettre circulaire du 22 août 2013 relative à l’information des populations et à l’application de l’arrêté préfectoral n°1821 du 27 septembre 2013 portant réglementation temporaire de la baignade et de certaines activités dans la bande des 300 mètres à partir du littoral du département de La Réunion.

Le travail de suivi des actions réglementaires des communes se poursuit dans le cadre de l’application de l’arrêté préfectoral n°1821 du 27 septembre 2013 portant réglementation temporaire de la baignade et de certaines activités nautiques dans la bande des 300 mètres à partir du littoral du département de La Réunion.

Les communes ont présenté les mesures qu’elles ont mises en oeuvre ou prévoient d’adopter pour la gestion du risque requin, tant dans le domaine réglementaire qu’en matière d’aménagement des sites de pratique d’activités nautiques.

Les services de l’Etat poursuivent leur travail d’accompagnement auprès de ces collectivités dans le cadre de l’élaboration de leur plan de balisage : la dernière commission nautique locale qui s’est tenue le 16 décembre 2013 a été consacrée à l’aménagement des zones de baignade de Saint-Paul et l’Etang-Salé.

3°) Point d’étape relatif aux projets en cours

Projet « CAP REQUINS »

Le projet « Cap Requins », porté par le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM), visant à expérimenter le recours à certaines techniques de capture et de marquage des requins, est mis en oeuvre depuis la mi-janvier 2014. Cette première semaine d’opération en mer, en baie de Saint-Paul, apporte déjà quelques enseignements qui permettront les adaptations nécessaires pour améliorer les techniques employées.

Soutenu par l’Etat et les collectivités locales (la Région et la mairie de Saint-Paul), ce dispositif utilise des systèmes innovants de déclenchement d’alerte en temps réel qui se révèlent, jusqu’à présent, efficaces. En parallèle, les stations d’écoute et caméras déployées sur la zone sont actives et permettront de compléter les données pour évaluer l’évolution de la fréquentation du site.

Ce projet est conduit avec le concours scientifique et opérationnel des experts sudafricains du Kwazulu Natal Sharks Board et d’un comité d’experts locaux et nationaux qui se réunira début février 2014 en vue d’un premier bilan.

Programme de réévaluation du risque Ciguatera

La seconde phase de ce programme qui vise le développement d’une filière d’appoint pour la petite pêche réunionnaise est engagée avec le concours du comité régional des pêches de La Réunion. Il s’appuiera dans un premier temps sur les captures réalisées dans le cadre du dispositif Cap Requins, les requins et les autres espèces prélevés faisant l’objet d’analyses scientifiques menées par l’Agence pour la recherche et la valorisation marines (ARVAM).

Il est prévu dans un second temps que les prélèvements soient également réalisés sur l’ensemble du littoral de La Réunion afin de disposer d’un plan d’échantillonnage conforme aux recommandations des autorités sanitaires.

Evaluation du dispositif « Vigies requins »

Cette étude pilote associant la ligue de surf, l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et soutenue par la Région et par la direction de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DJSCS) a été engagée au début du mois de janvier par une phase de précampagne (recrutement de la coordinatrice, acquisition des matériels, élaboration des protocoles…).

La phase de terrain, durant laquelle sera testée l’efficacité des vigies immergées à l’aide de technologies innovantes, est prévue pour début février. Sa durée minimale sera de trois mois. L’ensemble des données sera consolidé dans un rapport d’évaluation qui sera établi à la fin du mois de juin 2014.

Point relatif à l’étude participative sociale et économique relative à la prévention et à la gestion du risque requin : « Mieux connaître pour mieux agir »

Les deux prestataires retenus ont présenté les grandes lignes de leur mission, qui vise à élaborer une stratégie de communication, d’information et de sensibilisation s’appuyant sur l’analyse des dimensions sociale et économique du risque requin.

Un travail participatif conduit tant à La Réunion qu’en métropole démarre, à l’aide d’une équipe projet comptant quatre intervenants disposant de compétences complémentaires.

A La Réunion (Sagis, 1997, Saint-Denis) : Arnold Jaccoud, psycho-sociologue, pour organiser et animer le travail des groupes et Philippe Fabing pour l’analyse économique. Au national (Le Public Système, 1993, Paris) : Fabien Contino, spécialiste des médias (traditionnels + web) et Emmanuel Beaurepaire, expert en communication.

L’étude qui conduira les intervenants à prendre contact avec les acteurs et le public se déroulera de janvier à décembre 2014.

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