Articles

L’Etat recule sur la pêche aux requins

Communiqué de presse du collectif -Pour mémoire, quatre associations de notre Collectif (Sea Shepherd France, Longitude 181, One Voice, Taille-Vent) et l’association Vie Océane avaient déposé récemment un recours en annulation et un référé-suspension contre l’arrêté préfectoral n°1362 du 19 juillet 2021 organisant le prélèvement de requins tigres et bouledogues en ZPR 2A de la Réserve marine de la Réunion pour la période 2021-2023 (ZPR = zone de protection renforcée). Le référé-suspension a été jugé ce jour 6 octobre au tribunal administratif. Comme seule réponse à nos arguments, le préfet de la Réunion a transmis hier au tribunal un mémoire dans lequel il annonçait le retrait de l’arrêté attaqué. En clair l’Etat rendait les armes avant même de commencer le combat…..
Le plus effarant dans cette histoire, c’est que le préfet n’avance comme seule explication à sa décision que le prétexte d’une consultation du public, rendue obligatoire par l’article L.120-1 du code de l’environnement, qui aurait été « oubliée » par ses services.
Faut-il rappeler qu’en 2017, à l’époque de Cap Requin, une consultation du public avait déjà été organisée pour exactement le même motif : un projet d’arrêté visant à aller pêcher le requin en ZPR de la Réserve marine ? A l’époque plus de 10 000 courriels valides avaient été reçus, provenant majoritairement de La Réunion (mais aussi de métropole et de l’étranger : l’océan est un patrimoine commun de l’humanité), dont 7971 soit près de 82% étaient opposés au projet ! Le préfet avait donc renoncé à son projet d’arrêté. Ce qui ne l’avait pas empêché de prendre,
un an et demi plus tard, un arrêté (n°298 du 15 février 2019) pour lancer effectivement la pêche au requin dans les ZPR 2A de la Réserve marine ! Exit l’opinion du public….
Il prétextait alors (cf. les considérants de l’arrêté), une prétendue « concertation menée en 2018 avec le Conseil scientifique de la Réserve marine ». Il est vrai que le conseil régional, présidé à l’époque par M. Didier Robert, avait mené en 2017 le même genre de « concertation » en soumettant la Réserve marine à un odieux chantage : lui supprimer 230 000€ de son déjà maigre budget, pour la contraindre à accepter la pêche aux requins tous azimuts dans les zones de protection renforcée.
Actuellement le préfet justifie la continuation de la pêche au requin dans les ZPR 2A de la Réserve marine par le fait que le précédent arrêté, celui de 2019, n’ayant pas été abrogé, il court encore jusqu’au 31 décembre 2021. Ce qui est déjà discutable.
Une nouvelle consultation du public sera donc organisée avant cette date. Il importe de rester extrêmement vigilant sur les dates de cette consultation, sachant que la transparence n’a jamais été le fort ni de la préfecture ni du Centre Sécurité Requin.
Notre but est, clairement, de stopper la destruction des requins partout à la Réunion, et au moins dans les ZPR 2A de la Réserve marine.
Pour le reste, le public saura que suite aux 166 infractions à la réglementation de la Réserve marine dont s’est rendu coupable le Centre Sécurité Requin depuis 4 ans, infractions constatées par le Conseil scientifique de ladite réserve, nos associations ont déposé 5 plaintes contre « X » auprès du procureur de la République. Ces plaintes sont actuellement en cours d’instruction.

Didier DERAND
Représentant du Collectif

l’Etat braconne sur « ses » propres terres !

Madame la Sous-préfète de Saint-Paul
Présidente du Centre Sécurité requin

Madame la Présidente,

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer Madame la Présidente, l’expression de nos sentiments respectueux.

Par le biais d’une auto-saisine rendue publique et d’un courrier aux autorités (PJ 1 et 2), le Conseil scientifique de la Réserve Naturelle Nationale Marine de la Réunion (RNNMR) s’est récemment ému de constater que les pêcheurs du GIP Centre Sécurité Requin (CSR, ex-CRA) s’étaient apparemment rendus coupables de près de 166 infractions à la réglementation de la RNNMR à l’occasion de pêches illégales dans les zones de protection renforcée (ZPR 2A) et dans les sanctuaires (zones de protection intégrale, ZPI) de ladite réserve.

On aurait pu croire que cela mettrait un frein, au moins pendant quelques temps, au programme de destruction massive des requins tigres et bouledogues mis en place par l’Etat français dans les eaux réunionnaises depuis 2013, et plus particulièrement dans la RNNMR depuis 2019 (arrêté préfectoral n° 2019-298 du 15 février 2019, PJ 3). Il n’en a rien été.
Un mois plus tard, jour pour jour, le Préfet de la Réunion prenait un nouvel arrêté (n° 2021-1362 du 19 juillet 2021, PJ 4) reconduisant la pêche aux requins dans les ZPR 2A de la réserve marine jusqu’en 2023…..
Etant donné le niveau alarmant d’infractions constaté par le Conseil scientifique de la RNNMR, nous souhaiterions par conséquent avoir accès aux informations et documents administratifs suivants du GIP Centre Sécurité Requin (CSR) :
Relevés de positionnement des balises des bouées GPS satellitaires qui ont déclenché un message d’alerte de capture, depuis le 29 mars 2018. Ces relevés sont à priori fournis par la société Isi-Fish à Concarneau, qui a vendu lesdites bouées au CSR.
Photos et vidéos que les pêcheurs missionnés par le CSR ont obligation de prendre à titre de preuve lorsqu’une capture intervient, depuis la même date.

Nous aimerions souligner que ces informations et documents administratifs sont librement accessibles au public.
Les deux arrêtés préfectoraux précités (article 5) prévoient en effet que :
Des photos et vidéos soient prises pour chaque opération ciblée de prélèvement,
Il soit effectué un suivi géo-localisé de chaque opération ciblée de prélèvement,
L’ensemble des données soit capitalisé et partagé avec le GIP RNNMR, ce qui n’a visiblement jamais été le cas puisque le Conseil scientifique vient de découvrir le « pot aux roses »…..
A la fin de l’opération, le CSR communique au public l’ensemble des démarches menées et les résultats de l’opération ciblée.

A cet égard, nous ne pouvons que regretter l’attitude du CSR dans cette affaire. En effet :
La géolocalisation des prélèvements s’effectuait sur le géo-portail « SEXTANT Océan Indien » de l’Ifremer : https://sextant.ifremer.fr/ocean-indien
Suite à l’alerte lancée par le Conseil scientifique de la RNNMR dans son auto-saisine du 19 mai 2021, le CSR n’a rien trouvé de mieux – pour tenter peut-être de faire disparaître les preuves du forfait – que de demander à l’IFREMER d’effacer toutes ses données de son site (PJ 2), en violation des dispositions de l’arrêté préfectoral !
Une belle preuve de la fameuse « transparence » dont le CSR ne cesse de se vanter auprès des médias de la Réunion et sur son site info-requin.re……

A vous qui êtes la Présidente à la fois de la RNNMR et du CSR, nous ne ferons pas l’offense Mme la Sous-Préfète de rappeler les dispositions de l’article 10 de l’arrêté préfectoral : « Les infractions au présent arrêté exposent leurs auteurs aux poursuites et peines prévues par l’article L.5242-2 du code des transports », soit un an d’emprisonnement et 150 000 € d’amende…..

En clair, l’Etat braconne sur « ses » propres terres !


Didier DERAND
Représentant du Collectif

Le Collectif d’Associations
Sauvegarde des Requins – Requins Intégration – SeaShepherd Conservation Society – Longitude 181 – One Voice – Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) – Tendua pour la sauvegarde de la biodiversité – Taille-Vent
Vivre Activement pour Garder Un Environnement Sain (VAGUES)

Quand le Centre Sécurité Requin braconne dans la réserve marine….

Une fois n’est pas coutume, le Conseil Scientifique de la Réserve Naturelle Nationale Marine de la Réunion (RNNMR) est sorti récemment de sa réserve pour alerter publiquement les autorités sur les pratiques de pêche illégales du Centre Sécurité Requin (CSR, ex-CRA) à l’intérieur de la réserve, jusque dans ses sanctuaires les plus protégés.

En effet, si la pêche professionnelle est autorisée dans les zones de protection générale et dans les zones de protection renforcée externe (ZPR 2B, situées plus au large), elle est formellement interdite dans les ZPR 2A (zones situées dans la partie la plus construite de l’édifice récifal, de 0 à -30m de profondeur) et à fortiori dans les zones de protection intégrale : les fameux sanctuaires, en très petit nombre.

Le Conseil Scientifique de la Réserve Marine a donc publié le 19/05/21 une auto-saisine reprise par le journal Le Monde du 14/06/21, puis a adressé le 19/06/21 un courrier à ce sujet aux autorités locales et nationales. 

En dehors du JIR (article du 16/06/21), aucun média à la Réunion ne s’en est fait l’écho, illustrant une fois de plus le parti pris des médias réunionnais pour la destruction systématique des requins tigres et bouledogues menée par l’Etat français dans nos eaux.

Mais que s’est-il passé exactement ?

L’arrêté préfectoral n° 1742 du 15 juillet 2008 modifié, réglementant l’exercice de la pêche maritime professionnelle dans les eaux de la Réunion, et l’arrêté préfectoral n° 298 du 15 février 2019, autorisent de manière dérogatoire la pêche des requins tigres et bouledogues dans les ZPR 2A, uniquement dans le cadre de dispositifs post-attaque ou post-observation (lorsqu’un requin a été observé de manière certaine).

L’arrêté n° 298 stipule, en son article 5 : « L’opération ciblée de prélèvement (…) s’effectue au moyen de la technique de palangue ancrée, dite palangue verticale avec alerte de capture, dans les zones de protection renforcée de niveau 2A, hors platiers récifaux. Aucune pêche n’est permise en zone de protection intégrale ».

Le même arrêté précise en son article 10 : « Les infractions au présent arrêté exposent leurs auteurs aux poursuites et peines prévues par l’article L.5242-2 du code des transports », soit  un an d’emprisonnement et 150 000 € d’amende.

Le problème, c’est que le CSR – qui bénéficie visiblement de protections en haut lieu – se croit tout permis et s’autorise toutes les libertés vis-à-vis de la réglementation. 

Sur ces 4 dernières années en effet, le Conseil Scientifique a relevé près de 170 infractions aux arrêtés préfectoraux précités et à la réglementation de la réserve marine à l’occasion de pêches du CSR en ZPR 2A ou en sanctuaires !! Une paille…

Quand on sait que l’Etat fait – à juste raison – la chasse aux « petits » braconniers dans la réserve et que la justice n’hésite plus à les condamner à de fortes amendes voire à des peines de prison ferme, on reste stupéfait de voir que ce même Etat français – qui pilote le CSR – se permet de braconner ouvertement (il n’y a pas d’autre mot) dans ladite réserve !

Evidemment, le sous-préfet de Saint-Paul étant à la fois président de la réserve marine et président du CSR, cela facilite bien les choses dès lors qu’il s’agit d’exonérer le CSR de ses propres turpitudes : ce dernier a les coudées franches et fait ce qu’il veut dans la réserve, avec l’argent du contribuable, et au mépris du droit commun et de l’intérêt général…

Ce scandale a été découvert de la manière la plus simple qui soit. En effet, l’IFREMER publie sur le portail SEXTANT Océan Indien des cartes sur lesquelles figurent les données du programme de pêche mené par le CSR en regard du zonage réglementaire de la réserve marine, en particulier les positionnements GPS, les dates et le type d’engin de pêche utilisé. Et ces données sont accessibles en consultation librement. Du moins elles l’étaient jusqu’à fin mai 2021…

Car depuis cette date, à la place des cartes en question, il n’y a plus qu’un écran vide. Selon Le Monde, le CSR aurait demandé à l’IFREMER d’effacer les pages en libre accès. Pourquoi se gêner en effet quand on a l’appui inconditionnel de l’Etat ?

A mourir de rire quand on sait que le directeur du CSR Willy Cail se targue sans cesse de la transparence la plus complète : « On est dans la transparence ! Nous n’avons rien à cacher » déclare-t-il au Monde. Rappelez-vous également la campagne de désinformation orchestrée par le même Willy Cail et le sous-préfet de Saint-Paul en décembre 2019 : « Le CSR se veut transparent face aux attaques » (JIR, 19/12/19).

Comme seule explication le directeur du CSR tente de se dédouaner en affirmant dans Le Monde que les positionnements GPS indiqués sur les cartes sont ceux des bateaux, pas des palangres. Et de dénoncer « une instruction à charge insolente de la part de gens qui ne savent pas lire des métadonnées » (sic).

Déjà la simple circulation des bateaux dans les ZPR 2A et dans les sanctuaires est formellement interdite. Nombre d’usagers de la mer ont été verbalisés par les agents de la réserve marine pour avoir traversé ces zones.

Par ailleurs, si aucun des 7 pêcheurs professionnels missionnés par le CSR n’était effectivement capable de se positionner en mer de jour comme de nuit, cela mettrait en cause non seulement leur professionnalisme mais encore leur propre sécurité.

Pire encore, cela montrerait qu’en fait les pêcheurs ne savent pas se servir d’un GPS et ne connaissent donc pas la position précise de leurs engins de pêche, ce qui serait grave pour le fonctionnement du programme de pêche financé, rappelons-le, par l’argent du contribuable.

Cela démontrerait également un manque total de suivi des opérations de la part de la direction du CSR.

Le CSR publie sur le site www.info-requin.re les synthèses des opérations de pêche et les rapports trimestriels des observateurs indépendants (RTO).

Or à chaque fois qu’ils étaient présents, ces observateurs ont mis en avant une conformité à 100% du système de suivi GPS, du respect des zones et des horaires, et du respect des réglementations de la part des pêcheurs. Bizarre, non ?

Ces derniers ont-ils reçu la consigne de pêcher dans les zones interdites en l’absence des observateurs ou l’ont-ils fait de leur propre chef ? Le directeur du CSR doit bien le savoir…..

Mais ce n’est pas tout.

Le CSR avait imposé aux pêcheurs, dans le cahier des charges, des préconisations concernant les hameçons, notamment l’utilisation d’hameçons en acier oxydable afin que, si l’hameçon était impossible à retirer, il puisse se dégrader assez vite au contact de l’eau de mer.

Cette exigence n’a jamais été respectée et a vite été abandonnée (synthèse n° 4, RTO n°1 à 4).

L’arrêté préfectoral n° 298 du 15 février 2019 stipule, en son article 5 : « Les appâts seront congelés préalablement, entiers, de taille et de poids supérieurs à 30 centimètres et 1 kilogramme, afin de limiter les prises sur les prédateurs de petite taille ».

Le non-respect systématique de ces dispositions par les pêcheurs a conduit le CSR à les abandonner pour la plupart – un comble – à l’exception de l’obligation de congélation pour laquelle les observateurs indépendants précisaient à partir du 20/04/19 (RTO n°4) : « La prescription concernant la congélation préalable des appâts, mal comprise par les pêcheurs, est maintenue dans le but de limiter l’attractivité des engins à un périmètre restreint ».

Las, dans les mois suivants, cette obligation a elle aussi été abandonnée pour des appâts plus attractifs (RTO n° 5), les pêcheurs étant probablement soucieux de rentabiliser leurs sorties et le CSR désireux de tuer plus de requins bouledogues : « Pas de contrainte sur la pré-congélation des appâts, les pêcheurs pourront ainsi utiliser les appâts fraîchement pêchés par leurs soins. (…) Des appâts vivants peuvent également être utilisés (…) ».

Pendant la seule année 2020 (synthèses n° 34 à 45), les pêcheurs ont déployé 2808 palangres verticales avec alerte de capture (PAVAC). Selon Le Monde, qui a interrogé le directeur du CSR, les pêcheurs sont rémunérés par le CSR 300€ pour le déploiement d’une PAVAC. Faites le calcul : il y en a pour 842 400€ ! Une moyenne de 70 200€ par mois.

Quand on sait (synthèse n° 50) qu’entre mars 2018 et le 1er mai 2021, il y a eu 104 930 heures de pêche cumulées – combien dans les ZPR 2A et dans les sanctuaires ? – on se rend compte que la pêche aux requins est une véritable mine d’or pour un petit nombre de personnes à la Réunion !! Allez chercher ensuite pourquoi ils ne veulent surtout pas que ça s’arrête…

L’arrêté préfectoral n° 298 du 15 février 2019 précise, dans ses considérants, que « cette autorisation temporaire [de prélèvement] se fait dans le cadre d’un protocole rigoureux, avec l’aval de la RNNMR (….) » (sic). Et il prévoit, en son article 5 : 

« L’opération ciblée de prélèvement, dont il sera fait un suivi géolocalisé, sera filmée (déploiement des engins ; captures). L’ensemble des données relatives aux positions et horaires de pêche, à l’état des appâts et aux captures réalisées seront capitalisées et partagées avec le GIP RNNMR. Des observateurs, gardes du GIP RNNMR ou mandatés par le [CSR], seront embarqués et formés pour s’assurer du suivi de l’opération et du respect des conditions d’intervention définies ci-dessus. A la fin de l’opération, le [CSR] communiquera au public l’ensemble des démarches menées et les résultats de l’opération ciblée ».

S’agissant des données, on sait ce qu’il en est advenu. 

Concernant le partage avec la réserve marine, et son aval, cela n’a évidemment jamais été le cas dès lors qu’il s’agissait d’opérations de pêche illégales, à fortiori dans les sanctuaires. La procédure de concertation est pourtant explicitement détaillée à l’article 3 de l’arrêté n° 298.

Les observateurs ne sont présents sur les bateaux de pêche que dans une proportion infime des sorties : entre 2.9% et 8.3% de l’effort de pêche.

Quant à la communication en direction du public, ledit public en jugera…..

Enfin on insistera sur l’impact éminemment destructeur de cette pêche aux requins dans les écosystèmes coralliens déjà très fragiles de la réserve marine de la Réunion.

Depuis le début de la pêche en 2013, ce sont pas moins de 532 requins tigres et bouledogues qui ont été tués et conduits à l’équarrissage. Un monumental gaspillage de biodiversité.

Du 29 mars 2018 au 30 mai 2021, le CSR, selon ses propres données :

  • a pêché 260 requins ciblés dont 47 requins bouledogues (6% des prises) et 213 requins tigres (29% des prises),
  • a surtout pêché…..475 prises « accessoires » (65% des prises), dont 89 sont mortes – soit un taux de mortalité minimum de 17% – et 39 ont été relâchées « fatiguées » : barracudas, carangues, mérous, murènes, raies, autres espèces de requins, etc….Sans compter les espèces en danger d’extinction ou vulnérables et inscrites à ce titre sur la liste rouge de l’UICN (requins marteaux, grande raie guitare, requin nourrice fauve, requin gris d’estuaire, tortue verte, etc…..).

Et il est important de le rappeler :

  • il n’a jamais été démontré scientifiquement que la pêche aux requins dans les ZPR 2A diminuait le risque requin.
  • l’étude CHARC a démontré que la répartition spatiale des requins bouledogues était centrée à l’extérieur de la réserve et non à l’intérieur.
  • les requins tigres ne sont quasiment pas impliqués dans les accidents : leur destruction ne sert que les intérêts financiers des pêcheurs et du CSR. La fameuse « crise requin » est d’abord « une crise bouledogue » selon les propres termes du directeur du CSR.
  • les 83% de taux de « survie » revendiqués par le CSR pour les captures accessoires sont sujets à caution. Les perturbations du métabolisme interne occasionnées par ces pêches sur les individus pris à l’hameçon ne sont pas négligeables et les conduisent vraisemblablement à la mort à plus ou moins long terme, en particulier pour ceux relâchés « fatigués » (infections, prédation, etc….). Or ces espèces, que la réserve s’efforce de protéger depuis sa création en 2007, sont essentielles pour les écosystèmes coralliens (prédateurs au sommet des chaînes alimentaires).

En conclusion de son auto-saisine, « le Conseil Scientifique de la Réserve Naturelle Nationale Marine dénonce un tel dysfonctionnement peu ou pas respectueux, ni de la réglementation, ni des procédures administratives, et qui met en jeu la pérennité de l’écosystème récifal réunionnais. Ceci est fort surprenant de la part d’une instance gérée par un GIP présidé par Monsieur le Préfet de la Réunion ».

La messe est dite. Au public réunionnais d’en tirer ses conclusions.

Collectif d’associations :
Sauvegarde des Requins – Requins Intégration – Shepherd Conservation Society – Longitude 181 – One Voice – Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) – Tendua pour la sauvegarde de la biodiversité
Vivre Activement pour Garder Un Environnement Sain (VAGUES)

Les « attaques » de requins dans le monde en 2020

Communiqué de l’ISAF. Traduction ©Sauvegarde des Requins

Le fichier international des attaques de requins du Musée d’Histoire Naturelle de Floride a enquêté sur 129 interactions supposées Hommes/Requins dans le monde en 2020. L’ISAF a confirmé 57 morsures de requins non provoquées sur des humains et 39 morsures provoquées.
Sur les 33 cas restants, 6 concernaient des morsures de navires motorisés ou non motorisés («attaques de bateaux»), 1 concernait des morsures post mortem infligées par des requins et 1 cas impliquait un plongeur dans un aquarium public. Trois cas ont été considérés comme «douteux» ou des incidents qui ne concernaient probablement pas un requin. Celles-ci comprenaient 1 cas attribué à une raie, 1 attribué à une anguille et 1 attribué à un gros poisson osseux, probablement une carangue.
Dans 6 cas, une interaction requin-homme a été confirmée, mais la nature de l’incident n’était pas claire compte tenu des données disponibles («Aucune affectation n’a pu être faite»). 16 cas supplémentaires n’ont pas pu être confirmés comme une interaction requin-homme («non confirmé»). En raison de la pandémie mondiale du COVID-19, les forces de l’ordre locales et les agents de santé n’ont pas pu maintenir leur niveau typique de participation aux enquêtes de l’ISAF. L’ISAF continuera d’enquêter sur ces cas jusqu’à ce qu’ils puissent être résolus de manière satisfaisante.

Les «attaques non provoquées» sont définies comme des incidents où une attaque contre un être humain (vivant) se produit dans l’habitat naturel du requin sans provocation sur le requin.
Les «attaques provoquées» se produisent lorsqu’un homme initie une interaction avec un requin d’une manière ou d’une autre. Il s’agit notamment des cas où les plongeurs sont mordus après avoir harcelé ou tenté de toucher des requins, des attaques contre des pêcheurs pratiquant la pêche sous-marine, des attaques contre des personnes tentant de nourrir des requins, des morsures se produisant lors du décrochage ou du retrait d’un requin d’un filet de pêche, etc.

Le total mondial des morsures de requins non provoquées est nettement inférieur à la moyenne.

Le total mondial de 57 cas confirmés non provoqués en 2020 était inférieur à la moyenne quinquennale la plus récente (2015-2019) de 80 incidents par an. Il y a eu 13 décès liés aux requins cette année, dont 10 ont été confirmés comme non provoqués. Ce nombre est supérieur à la moyenne mondiale annuelle de quatre décès non provoqués par an.
Les fluctuations annuelles des interactions requin-homme sont courantes. Malgré le pic de décès en 2020, les tendances à long terme montrent une diminution du nombre de décès annuels. La variabilité d’une année à l’autre des conditions océanographiques, socio-économiques et météorologiques influe considérablement sur l’abondance locale des requins et des humains dans l’eau.

Le risque d’être mordu par un requin reste extrêmement faible 

Les tendances à court terme montrent encore une diminution des morsures mortelles et non mortelles. Le nombre total de morsures de requins non provoquées dans le monde est extrêmement faible, étant donné le nombre de personnes participant à des loisirs aquatiques chaque année. L’augmentation du nombre de décès cette année ne constitue pas nécessairement un changement dans les tendances à long terme. Les taux de mortalité diminuent depuis des décennies, reflétant les progrès de la sécurité sur les plages, des traitements médicaux et de la sensibilisation du public. Cela souligne l’importance des efforts mondiaux pour améliorer le sauvetage en mer, les soins médicaux et l’éducation sur les requins.

Bien que l’Australie ait eu une incidence plus élevée de morsures mortelles que la normale en 2020, cela n’est pas alarmant. Des études à long terme sont nécessaires pour déterminer si les schémas de déplacement saisonnier des populations de requins australiens évoluent. À l’heure actuelle, rien ne prouve que la récente augmentation du nombre de décès soit causalement liée à des phénomènes naturels. C’est probablement le produit du hasard, une conclusion soulignée par le fait que le nombre de morsures non provoquées dans les eaux australiennes est conforme aux tendances récentes sur cinq ans.

Les effets du COVID-19 sur les nombres d’interactions
Alors que l’incidence des morsures aux États-Unis et dans le monde a diminué, les chiffres de 2020 représentent une baisse plus drastique que ce à quoi on pourrait s’attendre sur la base d’une analyse des tendances à long terme. Comme nous l’avons signalé pour la première fois en juin, la baisse observée des incidents de morsure de requin peut avoir été causée par les quarantaines généralisées, les plages fermées et la réduction des voyages de vacances en réponse à la pandémie COVID-19. Alors que l’ISAF continue d’enquêter sur le nombre élevé de cas «non confirmés» à partir de 2020, nous pouvons constater que la fréquence des morsures était plus conforme aux tendances précédentes.

Des requins dans l’Aisne

EXPOSITION PHOTOS DE SENSIBILISATION POUR LA SAUVEGARDE DES REQUINS À DÉCOUVRIR À LA MAISON DE L’AMITIÉ FRANCE-AMÉRIQUE DU 27 JUIN AU 26 SEPTEMBRE 2020

Communiqué de presse, juillet 2020

Dans le cadre de l’exposition Animale(s)consacrée aux océans, l’association Sauvegarde des Requins vous propose de venir à la rencontre des requins qui se dévoilent tout au long de l’été. REQUIN est une exposition photographique pour s’émerveiller devant cet animal, bien plus ancien que les dinosaures, et comprendre les menaces qui pèsent sur lui.

Les requins sillonnent les océans depuis plus de 400 millions d’années. S’ils ont survécu à 5 extinctions massives, aujourd’hui, 1 espèce sur 3 est menacée d’extinction. La nature n’avait pas prévu un prédateur aussi insatiable que l’Homme, aussi avait-elle pourvu le requin de caractéristiques biologiques spécifiques propres à son statut de super prédateur qui ne lui permettent pas de faire face à la surpêche dont il est victime. Au travers de cette exposition, il est question de découvrir ou redécouvrir les requins, leur diversité, mais aussi pointer du doigt la responsabilité de l’Homme face à cette extinction connue et programmée. Chaque photo présentée reflète une rencontre exceptionnelle appuyée d’un texte explicatif sur l’espèce et les menaces qu’elle encoure.

Tous concernés !

100 millions de requins sont tués en moyenne chaque année. L’Union Européenne fait partie des plus gros pêcheurs avec à sa tête l’Espagne. La France, quant à elle reste une mauvaise élève et les requins et raies, pour la plupart menacés, se retrouvent sur les étals des poissonniers, des rayons Surgelés, des magasins Bio…
Des brochures d’information (série « Requins sur nos étals2 ») sont proposées pour aider le consommateur à faire des choix responsables.

Une exposition pédagogique : découvrir, s’enrichir et s’amuser !

En parcourant cette exposition, le public jeune et moins jeune découvrira la diversité et la complexité des requins. Il apprendra la place primordiale qu’occupe cet animal dans l’équilibre de l’écosystème marin et la santé des océans.
Des brochures pédagogiques sont aussi mises à disposition du public.

A propos de l’association Sauvegarde des Requins : Association reconnue d’intérêt général fondée en 2013 par Sylvie Lemaire. Passionnée des requins, elle n’a eu de cesse, depuis les bancs de l’école il y a 40 ans, de vouloir réhabiliter l’image du requin et de le faire connaître auprès du public. L’association travaille à leur sauvegarde au travers d’actions d’information et de sensibilisation. Elle attire l’attention du grand public et des professionnels sur l’exploitation excessive et destructrice dont font l’objet les requins (requins, raies et chimères). https://sauvegardedesrequins.fr/

Informations pratiques

La MAFA (Maison de l’Amitié France-Amérique) vous accueille
2 place des États-Unis, 02400 Château-Thierry

Le lundi de 13h30 à 17h et du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h

Info : 03 23 83 51 14

Entrée gratuite – Tout public (Adultes et enfants)
Contact Sauvegarde des Requins : contact@sauvegardedesrequins.fr

Contact presse : Sylvie Lemaire – sylvielemaire@sauvegardedesrequins.fr

Nouvelle exposition de sensibilisation

C’est avec un très grand plaisir que nous vous retrouverons du 27 juin au 26 septembre 2020 à Château-Thierry (Aisne). Nos expositions sont toujours gratuites avec comme 1er message : la surpêche des requins.

De plus, ces photos,offertes par des plongeurs, démontrent la diversité des requins, et leur beauté.

Le contexte actuel, lié au Covid-19 risque de ne pas nous donner la possibilité de réaliser des interventions auprès des scolaires. Toutefois, des livrets ont été conçus et peuvent être téléchargés via l’onglet Téléchargements.

Merci et prenez soin de vous.

Agir en 2 clics pour stopper le finning

Pour voter,c’est ici

L’union Européenne a tardé à interdire le finning, pratique qui consiste à découper les ailerons du requin encore vivant et le relâcher à la mer. Cette pratique barbare permet aux pêcheurs et braconniers d’optimiser le stock dans leurs cales et de pêcher des espèces de requin « protégées ». Aujourd’hui, nous demandons l’arrêt du commerce des ailerons pour mettre un terme au finning.

Un bref retour en arrière…

2003, le règlement de l’UE interdit le finning mais permet des dérogations (largement utilisées par l’Espagne et le Portugal).

Novembre 2012 : Vote du Parlement européen en faveur de la correction des failles du règlement de 2003 suite à la pression d’associations.

L’interdiction du finning est validée en juin 2013 par le conseil des ministres.

Cependant, le commerce des ailerons de requins reste légal sur le territoire de l’UE.

L’Espagne, 1er pays pêcheur de requins de l’UE, et dans le Top 3 au niveau mondial continue d’ approvisionner les pays asiatiques.

Agir pour interdire le commerce des ailerons.

L’initiative citoyenne européenne : Depuis 2012, les citoyens européens ont le droit de s’adresser directement à la Commission européenne via une initiative citoyenne européenne pour proposer un amendement législatif concret.

Sharkproject et Sea Shepherd Global ont initié cette demande et ont été rejoins par d’autres associations dont Sauvegarde des Requins.

Les requins ont besoin de 1 million de signatures européennes. A vous de jouer, voter, partager, partager, partager…Cette victoire sera la vôtre.

Pour voter,c’est ici

Le site dédié #stopfinning, stop the trade : ici

#Stopfinning #Stopthetrade – ©stop-finning.eu

Livrets …apprendre en se requinquant

Notre association a créé 2 nouveaux livrets de sensibilisation, cette fois-ci à destination des enfants (mais pas que!) : 1 livret pédagogique et 1 livret « jeux ». Ils sont, comme l’ensemble de nos supports de sensibilisation gratuits et téléchargeables.

Une nouvelle exposition photo de sensibilisation se déroulera cet été. Elle a dû malheureusement être reportée une 2ème fois suite aux événements que vous connaissez.

N’hésitez pas à nous dire ce que vous pensez de ces livrets ou à nous poser vos questions à l’adresse mail suivante : sauvegardedesrequins@orange.fr.

Sauvegarde des Requins, une équipe 100% bénévole.

COP13 de la CMS

Gandhinagar, 22 février 2020 – La treizième session de la Conférence des Parties à la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (COP13 de la CMS) s’est conclue aujourd’hui à Gandhinagar, en Inde, avec l’adoption d’un certain nombre de résolutions et de décisions importantes pour répondre aux besoins de conservation des espèces migratrices du monde entier et faire face aux menaces qui pèsent sur elles.

Concernant les espèces de requins :

Le requin océanique rejoint l’Annexe I qui offre la protection la plus stricte.

Le requin-marteau commun et le requin-hâ ont été inscrits à l’Annexe II, qui énumère les espèces migratrices ayant un état de conservation défavorable et pouvant bénéficier d’une coopération internationale renforcée et d’actions de conservation

A savoir

Le Requin océanique est en danger critique d’extinction. Le requin marteau commun et le requin Hâ sont considérés comme vulnérables.

Pour en savoir plus sur la Convention sur la conservation des espèces migratrices : ici

https://sauvegardedesrequins.fr/cites-cms/cms/

Les attaques de requins dans le monde en 2019

Le rapport de l’ISAF (The International Shark Attack File) pour l’année 2019 vient de paraître. Nous vous proposons de le découvrir.

The International Shark Attack File a enquêté sur 140 interactions Homme-Requin présumées dans le monde en 2019. L’ISAF confirme 64 attaques de requins non provoquées contre des humains et 41 attaques provoquées confirmées.

Rappel

Les «attaques non provoquées» sont définies comme des incidents où une attaque contre un être humain (vivant) se produit dans l’habitat naturel du requin sans provocation sur le requin.

Les «attaques provoquées» se produisent lorsqu’un homme initie une interaction avec un requin d’une manière ou d’une autre. Il s’agit notamment des cas où les plongeurs sont mordus après avoir harcelé ou tenté de toucher des requins, des attaques contre des pêcheurs pratiquant la pêche sous-marine, des attaques contre des personnes tentant de nourrir des requins, des morsures se produisant lors du décrochage ou du retrait d’un requin d’un filet de pêche, etc.

Sur les 35 cas restants, 12 impliquaient des morsures sur des navires marins motorisés ou non (« attaques de bateaux »), 1 impliquait des morsures post mortem infligées par des requins et 1 cas impliquait un plongeur dans un aquarium public. 3 cas ont été considérés comme «douteux» ou incidents qui ne devaient probablement pas être imputés aux requins.

Enfin, 9 cas pour lesquels l’interaction requin-homme a été confirmée, mais la nature de l’incident est restée floue. Aussi, aucune affectation n’a pu être faite.

Aperçu de 2019

Il y a eu 5 attaques mortelles cette année, dont 2 confirmées comme non provoquées. Ce nombre correspond à la moyenne mondiale annuelle de 4 décès par an.

Le nombre total d’attaques de requins non provoquées dans le monde est nettement inférieur à la moyenne
Le total mondial de 64 cas confirmés non provoqués en 2019 est inférieur à la moyenne quinquennale la plus récente (2014-2018) de 82 incidents par an. Il y a eu cinq attaques mortelles cette année, dont deux ont été confirmées comme non provoquées. Ce nombre correspond à la moyenne mondiale annuelle de quatre décès par an.

Les points bleus représentent des incidents non provoqués (64) et les points oranges des décès (2).

L’ISAF n’accorde pas d’importance aux tendances à court terme, car les fluctuations annuelles des interactions requin-homme sont courantes. La variabilité d’une année à l’autre des conditions océanographiques, socioéconomiques et météorologiques influence considérablement l’abondance locale des requins et des hommes dans l’eau, augmentant les possibilité de rencontre.

Plus il y a d’humains dans la mer, plus il y a d’interactions homme-requin.

Le nombre d’interactions homme-requin est fortement corrélé au temps passé par l’homme dans la mer. À mesure que la population humaine continue de croître et que l’intérêt pour les activités récréatives aquatiques en plein air augmente, la fréquence des attaques de requins augmentera probablement. La sensibilisation du public aux problèmes liés aux requins a augmenté en raison de la couverture médiatique des requins et de l’amélioration des communications mondiales entre l’ISAF, les observateurs scientifiques et les organisations de sécurité des plages. Cela a conduit à une amélioration des données des interactions homme-requin.

Les États-Unis en tête en termes de nombre d’attaques non provoquées en 2019.

Les États-Unis ont connu, en 2019, 41 cas confirmés d’attaques de requins non provoquées. C’est plus élevé que les 32 incidents survenus aux États-Unis en 2018. Les 41 cas représentent 64% du total mondial. Il s’agit d’une augmentation par rapport à 2018, avec 48% des attaques non provoquées dans le monde ont eu lieu aux États-Unis.

Le total de 11 incidents non provoqués en Australie est inférieur à la moyenne annuelle quinquennale la plus récente et ses 16 incidents. 2019 compte 6 attaques en Nouvelle-Galles du Sud, 4 dans le Queensland et 1 en Australie-Occidentale.

Les îles Bahamas ont subi 2 attaques en 2019, dont 1 mortelle. Le dernier décès non provoqué de l’année s’est produit à la Réunion. Des incidents uniques se sont produits aux îles Canaries, aux Caraïbes, à Cuba, en Polynésie française, à Guam, en Israël, au Mexique, en Nouvelle-Calédonie et en Afrique du Sud.

Zoom sur les Etats Unis

La Floride connait le plus d’attaques non provoquées.

Pendant des décennies, la Floride a dépassé les palmarès mondiaux du nombre d’attaques de requins, et cette tendance s’est poursuivie en 2019. Les 21 cas de la Floride représentent 51% du total américain et 33% des attaques non provoquées dans le monde. Cependant, l’État a connu une baisse importante par rapport à sa moyenne annuelle quinquennale la plus récente avec 32 incidents.

Des attaques de requins non provoquées ont également eu lieu à Hawaï (9), en Californie (3) et en Caroline du Nord (3), avec des incidents uniques en Géorgie, en Oregon, au Rhode Island, en Caroline du Sud et dans les îles Vierges.

La plupart des attaques liées au surf et aux sports de glisse

Les surfeurs et les pratiquants de sports de glisse sont les 1ers concernés (53% du total des cas). Ces derniers passent beaucoup de temps dans la zone de surf, une zone fréquemment fréquentée par les requins, et peut attirer des requins involontairement en éclaboussant, pagayant…Les nageurs et les pêcheurs (à pieds) ont représenté 25% des incidents, les incidents restants étant divisés entre plongeurs en apnée / plongeurs libres (11%), body-surfeurs (8%) et plongeurs sous-marins (3%).

Le risque d’attaque de requin reste extrêmement faible

Le nombre total d’attaques de requins non provoquées dans le monde est extrêmement faible, étant donné le nombre de personnes qui pratiquent des loisirs aquatiques chaque année. Les taux de mortalité ont diminué pendant des décennies, reflétant les progrès de la sécurité des plages, des traitements médicaux et de la sensibilisation du public. Cela souligne l’importance des efforts mondiaux pour améliorer le sauvetage en mer, les soins médicaux et l’éducation des requins.

Les requins jouent un rôle clé dans la santé des océans

En moyenne, il n’y a que 4 décès attribuables aux attaques non provoquées de requins dans le monde chaque année

La plupart des populations mondiales de requins sont en déclin ou existent à des niveaux considérablement réduits, en raison de la surpêche et de la perte d’habitat. En moyenne, il n’y a que quatre décès attribuables aux attaques non provoquées de requins dans le monde chaque année. En revanche, les pêcheries éliminent environ 100 millions de requins et de raies chaque année.

En tant que prédateurs, les requins éliminent les animaux faibles et malades, améliorant la santé globale de leur environnement et aidant indirectement les stocks halieutiques du monde entier. Les données régionales montrent que lorsque les protections sont appliquées, les populations se rétablissent. Cependant, parce que les requins et les raies sont lents à se reproduire, les populations peuvent mettre plusieurs décennies à se remettre à des niveaux où elles n’ont plus besoin de protection.
Des rapports récents de pêcheurs commerciaux et de plaisance le long de la côte est des États-Unis font état de regroupements denses de requins. Ces observations ont conduit à affirmer que les populations de requins se sont déjà rétablies. Les données du recensement à l’échelle régionale ne soutiennent pas cette idée. Bien qu’elles soient souvent impressionnantes, ces agrégations sont très localisées et sont probablement le résultat d’une diminution de la distribution et de l’abondance des espèces de proies, plutôt que le reflet d’un rétablissement à plus grande échelle. Les requins et leurs habitats ont toujours un besoin critique de conservation pour assurer leur durabilité à long terme.

Source ISAF. Traduction Sauvegarde des Requins